Logo de l'épisode Arnaud Laperstein - 28 000€ par mois en publiant des livres sur Amazon | E9 du podcast Les Makers | Podcast

Arnaud Laperstein – 28 000€ par mois en publiant des livres sur Amazon | E9

Épisode diffusé le 5 décembre 2022 par Les Makers | Podcast

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Le parcours inattendu vers 28 000€ par mois : au-delà du modèle économique

Beaucoup d’entrepreneurs se perdent dans la quête du ‘prochain gros truc’, sautant d’un modèle économique à l’autre dans l’espoir de trouver la pépite. C’est le fameux ‘syndrome de l’objet brillant’. Mon parcours, pourtant, est le contre-exemple parfait de cette idée reçue. J’ai exploré l’affiliation, le dropshipping, et finalement le publishing, et si j’ai réussi, ce n’est pas parce que j’ai trouvé le ‘bon’ business, mais parce que j’ai développé une compétence transversale, bien plus précieuse : la capacité à embaucher, manager, créer des process et automatiser. Ce que j’ai appris tout du long, ce n’était pas un business en lui-même, mais l’art de construire des systèmes. C’est cette compétence qui m’a permis de transformer une idée en une machine bien huilée générant des profits mensuels impressionnants. Comme je l’expliquais, la bascule a été rapide : ‘J’ai commencé euh mi 2018 […] et au bout de 4-5 mois donc là on arrive fin 2018. J’ai fait mon premier gros mois, je crois que c’était novembre, j’étais à 16000 dollars en profit euh mensuel.’ Cette croissance fulgurante n’était pas un coup de chance. Elle était le résultat d’années d’apprentissage, d’échecs et, surtout, de la mise en place d’une structure solide. Dans cet article, je vais vous dévoiler non pas une formule magique, mais la méthodologie précise qui m’a permis de scaler, de déléguer efficacement et de construire une véritable entreprise d’édition en ligne, loin du cliché de l’entrepreneur solitaire qui doit tout gérer lui-même.

Des échecs formateurs au business révélation : la naissance d’un éditeur en ligne

Avant d’atteindre une certaine stabilité financière, mon chemin a été pavé d’expériences qui, sur le papier, pourraient être qualifiées d’échecs. Pourtant, avec le recul, chaque étape a été une brique essentielle dans la construction de mes compétences. Mon aventure de digital nomade a débuté à Chiang Mai, en Thaïlande, un hub bien connu des entrepreneurs en ligne. C’est là que j’ai plongé dans le monde de l’affiliation marketing, mais pas n’importe laquelle : celle basée sur la publicité payante (paid media), et non sur le SEO. Pendant près de six mois, j’ai investi du temps et de l’énergie dans ce modèle, mais sans grand succès. Comme je le disais, ‘j’ai essayé ce business model pendant on va dire environ 6 mois et ça a pas vraiment pris. Euh parce que j’ai pas réussi en fait à faire fructifier ce business.’ Plusieurs facteurs expliquent cet insuccès : un mauvais timing avec l’émergence des publicités pop-up sur mobile, et probablement le fait de ne pas avoir rencontré les bonnes personnes pour me guider. Cette première expérience m’a appris la dure réalité de la compétition en ligne et l’importance du contexte marché. C’est une leçon que je n’oublierai jamais et qui a façonné ma manière d’analyser les opportunités par la suite. Chaque échec n’est pas une fin en soi, mais une donnée précieuse pour l’avenir.

Le mirage du dropshipping : quand la passion fait défaut

Après l’affiliation, je me suis tourné vers le modèle qui était sur toutes les lèvres en 2018 : le dropshipping. C’est à cette période que nos chemins se sont croisés, au sein d’un groupe d’entrepreneurs majoritairement australiens. J’y ai consacré entre quatre et six mois, essayant de pousser ce modèle. Mais une fois de plus, le succès n’a pas été au rendez-vous. Le timing jouait encore contre moi ; le marché était déjà bien plus saturé qu’en 2015. Mais la raison la plus profonde de cet échec était ailleurs, elle était intrinsèque. ‘C’est vrai que vendre des des coques de téléphone ou des ça m’excitait pas trop en fait, même si j’aime bien le branding.’ Ce désintérêt pour le produit est un véritable poison pour un entrepreneur. Quand le seul moteur est l’appât du gain, la motivation s’érode rapidement face aux premières difficultés. On se retrouve à vendre des produits auxquels on ne croit pas, souvent de qualité médiocre, et tout le business repose sur une mécanique financière sans âme. C’est un point commun chez beaucoup de ceux qui ont abandonné le dropshipping : l’absence totale de connexion avec ce qu’ils vendent. Le business devient une simple transaction, et non une mission ou une création. Cette expérience a été fondamentale : j’ai compris que pour m’investir sur le long terme, j’avais besoin de créer quelque chose qui ait du sens pour moi, un produit tangible dont je puisse être fier.

La découverte du publishing : un modèle aligné et scalable

La véritable bascule s’est produite fin 2018, lorsque j’ai découvert le monde du publishing, c’est-à-dire l’édition de livres en ligne sur Amazon. Ce modèle a immédiatement résonné en moi. Contrairement au dropshipping, il ne s’agissait pas de vendre un produit fabriqué par un tiers, mais de créer un produit intellectuel et physique de A à Z. C’est dans ce cadre que j’ai enfin pu appliquer et développer à grande échelle les compétences que j’avais esquissées auparavant : l’automatisation, le scaling, le recrutement. Le publishing, c’est comme diriger une maison d’édition digitale. On identifie des sujets à fort potentiel, on trouve des auteurs pour créer le contenu, et on gère tout le processus de marketing et de distribution sur des plateformes comme Amazon. Ce qui m’a séduit, c’est la dimension créative et la satisfaction de voir un produit fini. Comme je l’expliquais, ‘tu crées en fait un produit physique où ensuite tu peux tu peux commander, tu peux tu peux le lire directement, c’est dans tes mains.’ Cette tangibilité change tout. De plus, le modèle économique est très proche de celui de l’édition de site en SEO, un domaine que je comprends instinctivement. L’objectif est de se positionner en première page sur un moteur de recherche (celui d’Amazon) pour capter une demande existante. C’est là que tout a cliqué. J’avais enfin trouvé un terrain de jeu où mes compétences en systématisation pouvaient s’exprimer pleinement, sur un projet qui m’intéressait vraiment.

Plongée au cœur du publishing sur Amazon : comment ça marche vraiment ?

Pour beaucoup, l’édition de livres semble être un monde opaque, réservé aux grandes maisons d’édition. Pourtant, avec des plateformes comme Amazon KDP (Kindle Direct Publishing), ce domaine est devenu accessible à tous. Mais comment cela fonctionne-t-il concrètement ? Le principe est assez simple et peut être comparé à celui d’un label de musique. J’agis comme une maison d’édition : je ne suis pas l’écrivain, mais celui qui orchestre l’ensemble du projet. ‘En fait le publishing, c’est un peu le même principe. C’est un peu comme une une maison d’édition en fait, où tu trouves des écrivains et tu t’occupes du marketing et tu publies ensuite les contenus en ligne sur différents formats.’ Le processus est structuré : on identifie une niche, on commande la rédaction d’un manuscrit à un auteur freelance, on crée une couverture attractive avec un designer, puis on publie le livre sur différentes plateformes. La principale est Amazon, qui représente environ 70% du marché des livres en ligne, notamment via sa liseuse Kindle et sa plateforme d’audiobooks, Audible. Les 30% restants se répartissent sur d’autres sites comme Barnes & Noble. Le modèle de revenu est basé sur un partage des royalties. Pour chaque vente, je perçois un pourcentage, généralement autour de 70% sur Amazon. C’est un business qui demande une organisation rigoureuse, mais dont le potentiel est immense, car une fois qu’un livre est bien positionné, il génère des revenus passifs pendant des années.

Le SEO d’Amazon : de la recherche de niche à la première page

La ressemblance avec l’édition de site SEO est frappante et c’est ce qui rend ce business si puissant pour ceux qui maîtrisent la recherche de mots-clés et l’analyse de marché. Le moteur de recherche d’Amazon est le ‘Google’ des produits. L’objectif est identique : ‘créer des contenus où il y a une énorme demande derrière où la compétition est pas trop élevée et au final, tu vas réussir à remonter en première page sur Amazon et tu vas générer un nombre élevé de vente.’ Le processus débute par une recherche de niche approfondie. Il s’agit de trouver des thématiques, comme ‘comment dresser son chien’, où la demande des lecteurs est forte mais où les livres existants ont des faiblesses. On analyse les concurrents, leurs couvertures, leurs descriptions, les avis des lecteurs pour identifier un angle d’attaque unique. Cette phase de R&D est cruciale. C’est là que se joue une grande partie du succès. Il faut trouver un positionnement stratégique, un angle particulier ou une valeur ajoutée (comme des bonus) pour se démarquer. Une fois la niche et l’angle validés, on construit la structure du livre en étudiant les questions que se posent les futurs lecteurs sur des plateformes comme Quora ou Reddit. Cette étape permet de créer un contenu qui répond précisément à un besoin, maximisant ainsi les chances de succès. Le but n’est pas de publier un livre au hasard, mais de lancer un produit conçu pour répondre à une demande de marché spécifique et se classer sur des mots-clés transactionnels.

Les différents formats : Kindle, Paperback, et l’or des Audiobooks

Un des grands avantages du publishing est la possibilité de décliner un seul manuscrit en plusieurs formats pour toucher différentes audiences et maximiser les sources de revenus. Chaque format a ses spécificités et son public. D’abord, il y a le format numérique, le Kindle, conçu pour être lu sur les liseuses d’Amazon. C’est souvent le point d’entrée, facile à distribuer et à consommer. Ensuite, vient le format physique, que l’on appelle ‘paperback’ (livre broché) ou ‘hardcover’ (livre relié). C’est la version classique, le livre que l’on tient dans ses mains. Pour moi, c’est une partie que j’adore particulièrement car elle donne une dimension tangible au projet. Enfin, il y a le format audio, les audiobooks, distribués principalement via Audible. C’est un marché en pleine explosion, car il répond parfaitement aux modes de vie modernes. ‘C’est pratique pour lorsque tu es dans les transports par exemple ou tu fais autre chose. Moi j’adore par exemple les audio books et et écouter des podcasts quand je suis dans les transports ou quand je suis à la salle de sport.’ La production d’un audiobook implique de faire appel à un narrateur professionnel, ce qui ajoute un coût, mais le potentiel de revenu est énorme. En proposant ces trois formats, on couvre l’ensemble des préférences des consommateurs, ce qui démultiplie les opportunités de vente pour un seul et même contenu initial.

L’évolution stratégique : du volume à la qualité d’autorité

Mon approche du publishing a beaucoup évolué. Au début, ma stratégie était agressive et axée sur le volume, en particulier sur le marché naissant des audiobooks. À l’époque, l’offre sur Audible était faible et la demande explosait, notamment avec la popularisation des écouteurs sans fil comme les Airpods. Le jeu consistait à produire vite et à faible coût pour occuper le terrain. ‘Là c’était vraiment une question de créer des des contenus très vite rapidement et les mettre à disposition. Et c’est comme ça que j’ai créé une quinzaine d’audio books qui m’ont coûté vraiment très peu cher.’ Un audiobook me revenait à environ 500 dollars tout compris (écriture, narration, marketing). J’ai eu un énorme succès avec un livre sur le stoïcisme. J’ai pris un angle moderne, ‘Stoicism in Modern Life’, avec une couverture flashy, à contre-courant des couvertures classiques qui montraient des statues grecques. Ce livre seul, qui a coûté quelques centaines de dollars, a généré plusieurs dizaines de milliers d’euros de revenus en se classant premier sur son mot-clé pendant près d’un an. Cependant, ce marché s’est rapidement saturé. Aujourd’hui, ma stratégie est radicalement différente. Je me concentre sur la création de livres de haute qualité, ce qu’on appelle ‘high content’. Il s’agit de livres plus longs (environ 30 000 mots, soit 150 pages), mieux documentés, avec un design professionnel. L’investissement est plus important, mais la valeur et la durée de vie du produit sont bien supérieures. C’est la différence entre construire un site de niche jetable et un site d’autorité.

Le recrutement stratégique : bâtir une équipe d’excellence à distance

Le passage d’entrepreneur solo à chef d’orchestre d’une opération de publishing repose entièrement sur une seule compétence : le recrutement. Sans une équipe fiable et compétente, il est impossible de scaler. Mon objectif est de produire environ trois livres par mois, un rythme qui serait intenable seul. Pour y parvenir, j’ai mis en place un processus de recrutement rigoureux pour chaque poste clé : écrivains, éditeurs, designers, formateurs, et assistants virtuels. La première étape consiste à savoir où chercher. J’utilise principalement trois plateformes, chacune ayant sa spécificité. Pour les tâches simples et rapides comme la mise en forme d’un manuscrit (‘formatting’), je me tourne vers Fiverr, où l’on trouve des gigs pour 15 à 50 dollars. Pour des compétences plus avancées, comme l’écriture ou l’édition, Upwork est ma plateforme de prédilection. Enfin, pour le design des couvertures, qui est un élément absolument crucial pour la vente, j’investis davantage en faisant appel à des graphistes de haut niveau sur 99designs ou des profils premium sur Upwork. Une bonne couverture peut coûter entre 100 et 150 dollars, mais c’est un investissement indispensable. ‘Comme la cover c’est un élément qui est très important, c’est important de de beaucoup investir dedans.’ Trouver les bonnes personnes n’est pas seulement une question de plateforme, mais aussi de méthode. Il ne suffit pas de poster une annonce et d’attendre ; il faut être proactif.

La méthode de l’outreach : aller chercher les meilleurs talents

Une des leçons les plus importantes que j’ai apprises en recrutement est que les meilleurs talents ne sont pas toujours ceux qui postulent à vos offres. Souvent, les freelances les plus compétents sont déjà très demandés et ne cherchent pas activement de nouvelles missions. C’est pourquoi une partie essentielle de ma stratégie consiste à faire de l’outreach, c’est-à-dire à rechercher manuellement des profils et à les contacter directement. Mon processus sur Upwork est en deux temps. D’abord, je publie une annonce avec un template que j’ai préparé. Le lendemain, j’analyse les candidatures reçues. Mais ensuite, et c’est la partie la plus importante, je passe du temps à chercher moi-même. ‘En plus, rechercher des des candidats manuellement avec des mots clés où là tu vas regarder chaque profil en en filtrant en fonction de de ce que tu recherches.’ J’utilise des filtres pour ne cibler que des profils expérimentés, par exemple ceux qui ont déjà gagné plus de 1000 dollars sur la plateforme. Le taux de réponse est plus faible, car beaucoup sont déjà occupés, mais la qualité des profils est incomparable. C’est de cette manière que j’ai trouvé mon éditrice actuelle, un poste clé qui assure la qualité des manuscrits. ‘C’est très dur de trouver un un bon éditeur et les éditeurs qui postulaient pour mon annonce étaient en général, on va dire avaient pas le niveau que que je recherchais.’ L’outreach demande plus d’efforts, mais c’est ainsi que l’on bâtit une équipe A, et non une équipe B.

Anticiper l’avenir : créer un ‘banc de remplaçants’ stratégique

Dans un business où chaque étape de la production dépend de la précédente (l’édition avant la mise en forme, par exemple), la défaillance d’un seul maillon de la chaîne peut paralyser tout le processus. Un freelance qui devient indisponible ou qui décide d’arrêter peut créer un goulot d’étranglement majeur et ralentir toute la production. Pour contrer ce risque, j’ai développé une approche que l’on pourrait qualifier de ‘banc de remplaçants’. Lorsque je mène un processus de recrutement, je ne m’arrête pas une fois que j’ai trouvé la bonne personne. Je continue d’analyser les candidats potentiels. ‘Ce que je fais, c’est que j’ai un fichier en fait, je vais une fois que j’ai j’ai trouvé des candidats qui sont à fort potentiel […] je vais les garder en fait en en réserve avec leurs contacts.’ Je constitue une liste de deux ou trois autres profils intéressants et pré-qualifiés pour chaque poste. Si la personne que j’ai recrutée vient à partir, je n’ai pas besoin de relancer tout le processus de zéro, ce qui serait une perte de temps et d’énergie considérable. Je peux simplement contacter la personne suivante sur ma liste. C’est une véritable assurance pour la continuité de l’activité. Cela me permet de remplacer rapidement un membre de l’équipe et de maintenir le rythme de production. Cette anticipation est fondamentale pour construire un système résilient et ne pas dépendre d’une seule personne pour une tâche critique.

La création de processus (SOP) : la clé pour déléguer et scaler efficacement

Avoir la bonne équipe est une chose, mais pour qu’elle fonctionne comme une machine bien huilée, il faut des instructions claires, précises et reproductibles. C’est là qu’intervient la création de ‘Standard Operating Procedures’ (SOPs), ou modes opératoires normalisés. Une SOP est un document ou une vidéo qui détaille, étape par étape, comment réaliser une tâche spécifique. C’est l’épine dorsale de mon système de délégation. Sans SOPs, chaque nouvelle recrue nécessiterait des heures de formation individuelle, et la qualité du travail serait inconstante. Avec des SOPs, je peux intégrer quelqu’un très rapidement et m’assurer que les tâches sont exécutées exactement comme je le souhaite. Mais comment créer une SOP efficace ? Ma méthode est simple et repose sur un principe fondamental : avant de pouvoir expliquer comment faire quelque chose, il faut savoir le faire parfaitement soi-même. C’est une étape que de nombreux entrepreneurs négligent, pressés de déléguer, mais elle est absolument essentielle. C’est la fondation sur laquelle tout le reste est construit. Si cette base est fragile, l’ensemble de la structure de délégation s’effondrera inévitablement.

La règle d’or : ‘fais-le toi-même d’abord’

Avant même de penser à écrire une ligne d’une SOP, je réalise la tâche moi-même, et pas qu’une fois. ‘Ce que je fais, c’est qu’en fait je fais le travail moi-même 2 ou 3 fois.’ Prenons l’exemple de la publication d’un livre sur la plateforme d’Amazon. C’est un processus avec de nombreuses étapes : uploader les bons fichiers, remplir le titre, la description, choisir les bons mots-clés, les bonnes catégories, etc. Je vais donc publier plusieurs livres moi-même en m’enregistrant. Cette immersion a un double objectif. Premièrement, elle me permet de maîtriser parfaitement le processus et d’identifier tous les pièges potentiels. Deuxièmement, et c’est crucial, elle me donne une mesure précise du temps nécessaire pour accomplir la tâche. ‘Ça me permet de de savoir combien de temps la tâche va prendre et donc combien je vais devoir je vais payer en fait pour cette tâche-là.’ C’est ainsi que je peux fixer des objectifs de temps réalistes (par exemple, ‘cette tâche doit être faite en 10 minutes’) et définir un budget juste. Payer au taux horaire sans avoir cette connaissance est une porte ouverte à l’inefficacité et aux coûts imprévus. En faisant le travail en amont, je transforme une tâche floue en une mission claire avec un coût et un délai définis.

L’anatomie d’une SOP parfaite : vidéo, checklist, et objectifs clairs

Une fois que je maîtrise la tâche, je formalise le processus. Une SOP complète, selon ma méthode, se compose de deux éléments principaux. Le premier est une vidéo de capture d’écran. ‘Je vais enregistrer mon mon écran et je vais expliquer en même pendant que je le fais chaque étape.’ Dans cette vidéo, je réalise la tâche de A à Z en commentant viva voce chaque action, en soulignant les points importants et les erreurs à éviter (‘attention à ne pas cliquer ici, mais bien ici’). Cet enregistrement visuel et auditif est extrêmement efficace pour la formation. Le deuxième élément est une checklist écrite, une sorte de résumé des étapes clés. ‘Une sorte de todo list en fait, de checklist où en fait voilà, il faut il faut faire cette étape là, ensuite cette étape là et cetera, en supplément de la vidéo.’ Ce duo vidéo + checklist permet à la nouvelle recrue d’apprendre rapidement et d’avoir un support de référence pour ses premières exécutions. Une fois ces éléments créés, je les stocke et je donne simplement l’accès à la personne recrutée. L’onboarding devient alors incroyablement simple et rapide. En une journée, la personne peut être opérationnelle, sans que j’aie besoin de passer des heures en appel avec elle.

Les SOPs comme assurance : sécuriser la production et faciliter l’onboarding

La valeur des SOPs va bien au-delà de la simple formation initiale. Elles constituent une véritable police d’assurance pour mon entreprise. La raison principale de leur création est la résilience. ‘Si le la personne que tu as recruté pour cette tâche […] n’est plus disponible ou ou ne souhaite plus travailler avec toi, tu peux très facilement trouver quelqu’un d’autre et tu as pas besoin de stresser.’ Si mon assistant virtuel qui s’occupe de la publication part du jour au lendemain, je n’ai pas de panique. Je peux recruter quelqu’un d’autre, lui donner accès aux SOPs, et cette personne sera formée et productive en un temps record. La production n’est pas interrompue. Cela rend mon business beaucoup moins dépendant des individus et beaucoup plus dépendant des systèmes, ce qui est la définition même d’une entreprise scalable. Au début, la personne recrutée regardera la vidéo plusieurs fois. Puis, avec la répétition, le processus deviendra une seconde nature pour elle. Et si jamais un processus change (par exemple, Amazon met à jour son interface), je peux simplement demander à la personne en poste de mettre à jour la SOP elle-même en enregistrant une nouvelle vidéo. Les SOPs ne sont pas un coût, mais un investissement qui garantit la pérennité et la fluidité de mes opérations.

Conclusion : de l’entrepreneur solitaire à l’architecte de systèmes

Mon parcours, de l’affiliation peu concluante au business de publishing générant jusqu’à 28 000 dollars de profit par mois, n’est pas l’histoire d’une réussite fulgurante due à la découverte d’un secret. C’est l’histoire d’une transformation : celle de l’entrepreneur qui fait tout, à l’architecte qui conçoit des systèmes pour que les choses se fassent. Chaque échec, que ce soit en affiliation ou en dropshipping, m’a enseigné une leçon non pas sur un modèle économique, mais sur moi-même et sur les principes fondamentaux de la création de valeur et de la gestion. La véritable clé du succès n’était pas de trouver le bon produit à vendre, mais de maîtriser l’art de la systématisation. Le recrutement proactif, la création méticuleuse de SOPs, et la construction d’une équipe résiliente sont les piliers qui soutiennent aujourd’hui toute mon activité. C’est ce qui me permet de ne pas être l’esclave de mon entreprise, mais son chef d’orchestre. Si vous cherchez à scaler votre projet, arrêtez de chercher le prochain ‘hack’ ou le prochain ‘objet brillant’. Concentrez-vous plutôt sur la transformation de vos actions répétitives en processus clairs et déléguables. Commencez petit : choisissez une tâche, faites-la vous-même plusieurs fois, enregistrez-vous, écrivez une checklist, et confiez-la à quelqu’un d’autre. C’est ce premier pas qui vous mettra sur la voie de la véritable liberté entrepreneuriale.

FAQ : Vos questions sur le business du Publishing et la délégation

Qu’est-ce que le business de publishing sur Amazon ?

Le publishing sur Amazon est un modèle économique où vous agissez comme une maison d’édition digitale. Le principe est de trouver des niches de marché rentables, de faire rédiger des livres par des auteurs freelances, de créer des couvertures attractives, puis de publier ces livres sur la plateforme d’Amazon sous différents formats (Kindle, livre papier, audiobook). L’objectif est de se classer sur les premières pages des résultats de recherche d’Amazon pour générer des ventes et percevoir des royalties, créant ainsi une source de revenus semi-passive. C’est un business très proche du SEO, mais appliqué à l’écosystème d’Amazon.

‘Le publishing, c’est un peu comme une une maison d’édition en fait, où tu trouves des écrivains et tu t’occupes du marketing et tu publies ensuite les contenus en ligne sur différents formats.’

Quel a été l’investissement initial pour démarrer dans le publishing ?

Mon investissement initial a été significatif car j’ai adopté une stratégie de volume pour tester rapidement le marché. J’ai commencé en créant une douzaine de livres, principalement des audiobooks, qui étaient moins chers à produire à l’époque. Chaque livre me coûtait entre 500 et 600 dollars, incluant la rédaction, la narration et le marketing. Cela représentait un investissement total d’environ 10 000 dollars. Cet investissement a été rapidement rentabilisé, car j’ai atteint 16 000 dollars de profit mensuel en seulement quatre à cinq mois.

‘J’ai créé entre 12 et 15 books qui m’ont coûté à l’unité en 500 600 dollars chacun. Donc c’était un investissement d’environ 10000 dollars et au bout de 4-5 mois […] j’étais à 16000 dollars en profit mensuel.’

Quelle est la première étape pour créer un processus de délégation (SOP) ?

La première étape, et la plus cruciale, est de réaliser la tâche soi-même plusieurs fois. Avant de pouvoir expliquer un processus, il faut le maîtriser parfaitement. Cette étape permet non seulement de comprendre toutes les subtilités de la tâche, mais aussi d’estimer de manière réaliste le temps et le coût nécessaires à sa réalisation. C’est seulement après cette phase d’immersion que l’on peut créer une SOP efficace, que ce soit sous forme de vidéo ou de checklist, pour la déléguer en toute confiance.

‘Ce que je fais, c’est qu’en fait je fais le travail moi-même 2 ou 3 fois. […] Ça me permet de de savoir combien de temps la tâche va prendre et donc combien je vais devoir je vais payer en fait pour cette tâche-là.’

Comment trouver des freelances de qualité sur des plateformes comme Upwork ?

Pour trouver les meilleurs talents, il ne faut pas se contenter de poster une offre et d’attendre. La stratégie la plus efficace est l’approche proactive, ou ‘outreach’. En plus d’analyser les candidatures reçues, il faut rechercher manuellement des profils en utilisant des filtres pertinents (par exemple, montant gagné sur la plateforme, taux de réussite). Contacter directement ces profils de haute qualité augmente considérablement les chances de recruter des personnes excellentes, qui sont souvent trop occupées pour postuler activement à des offres.

‘Il y a aussi, je pense c’est aussi important de de faire de l’outrich où en fait tu vas manuellement regarder les les profils […] moi c’est comme ça que j’ai trouvé en général les meilleures personnes avec qui travailler.’

Pourquoi avez-vous échoué en dropshipping mais réussi en publishing ?

L’échec en dropshipping était dû à deux facteurs principaux : un marché déjà très compétitif en 2018 et, surtout, un manque total d’intérêt personnel pour les produits que je vendais. Vendre des coques de téléphone sans conviction n’était pas un moteur suffisant. Le publishing, en revanche, a fonctionné car il était aligné avec mes intérêts : la création d’un produit tangible et intellectuel. De plus, ce modèle m’a permis d’exploiter pleinement mes compétences en systématisation, en recrutement et en automatisation, qui sont les véritables clés de la réussite à long terme.

‘C’est vrai que vendre des des coques de téléphone ou des ça m’excitait pas trop en fait. […] Et ensuite, […] j’ai commencé le nouveau business model du publishing […] où là, ça a commencé à vraiment prendre. c’est là où j’ai vraiment commencé à appliquer mes skills de d’automatisation, de scaling et de de recrutement.’

Comment se protéger contre le départ d’un membre clé de l’équipe ?

La meilleure protection est l’anticipation. Au lieu de stopper le recrutement une fois qu’un poste est pourvu, il est stratégique de maintenir une liste de 2 ou 3 autres candidats pré-qualifiés et intéressants. Ce ‘banc de remplaçants’ permet, en cas de départ inopiné d’un collaborateur, de le remplacer très rapidement sans avoir à relancer tout le processus de recrutement depuis le début. Combinée à des SOPs claires, cette méthode assure la continuité de la production et rend le business beaucoup plus résilient et moins dépendant des individus.

‘J’ai un fichier en fait, je vais une fois que j’ai trouvé des candidats qui sont à fort potentiel […] je vais les garder en fait en en réserve avec leurs contacts au cas où la personne que j’ai recruté […] arrête de travailler pour moi.’


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