Julien Jimenez : les secrets d’un mindset qui transforme la passion en empire SEO
Le chemin est-il tout tracé ? École, diplôme, emploi stable, et peut-être, un jour, l’entrepreneuriat. C’est le modèle que la société nous présente comme la voie royale, une route sécurisée pavée de certitudes. Mais que se passe-t-il quand une voix intérieure, une flamme dévorante, refuse ce parcours ? Que se passe-t-il quand l’envie de créer, de construire, de dominer son domaine est si forte qu’elle balaye toutes les conventions ? C’est l’histoire de nombreux entrepreneurs, et c’est particulièrement celle de Julien Jimenez, plus connu sous le pseudonyme de Korleon Biz. Pour lui, la réponse est claire et sans appel :
‘l’entrepreneuriat, je pense que tu l’as ou tu ne l’as pas et en fait si tu l’as depuis très jeune, tu as aussi des facteurs qui dit bon bah l’humain classique dans la société française en tout cas doit aller à l’école, faire un diplôme, réussir, faire un emploi et puis peut-être faire l’entrepreneuriat’.
Cette conviction profonde n’est pas une simple opinion ; c’est le fondement d’un parcours hors-norme qui a commencé bien avant l’âge de la majorité, dans les recoins les plus compétitifs d’internet. Cet article n’est pas une simple biographie. C’est une plongée dans la psychologie d’un gagnant, une déconstruction du mindset qui permet de transformer une passion adolescente en un véritable empire dans l’édition de site et le SEO. Nous allons explorer comment une ambition précoce, une décision d’investissement à contre-courant et une fascination obsessionnelle pour les algorithmes ont forgé une réussite spectaculaire. Préparez-vous à découvrir pourquoi le chemin le moins fréquenté est souvent le plus rentable.
L’appel de l’entrepreneuriat : une vocation, pas un choix de carrière
Avant les stratégies SEO, les plateformes de netlinking et les conférences, il y a une énergie brute, une impulsion fondamentale. Pour Julien Jimenez, cette impulsion n’a jamais été une option parmi d’autres, mais une évidence. L’idée de suivre un parcours linéaire imposé par la société était non seulement inintéressante, mais fondamentalement incompatible avec sa nature profonde. Cette prise de conscience précoce est la première pierre de son édifice. Il ne s’agit pas de rejeter l’éducation par principe, mais de reconnaître que pour certaines personnalités, la véritable école est celle du terrain, de l’expérimentation et de la création de valeur immédiate. C’est une philosophie de vie qui place la passion et l’action au-dessus de la théorie et des validations externes comme les diplômes. Cette mentalité est souvent mal comprise, perçue comme de l’arrogance ou de l’impatience par un système qui valorise la patience et la conformité. Pourtant, c’est ce même feu intérieur qui pousse à travailler 20 heures par jour non pas par contrainte, mais par pur plaisir, transformant le ‘travail’ en une quête passionnante. C’est le socle sur lequel tout le reste est construit : une conviction inébranlable que son chemin est le bon, même si personne d’autre ne le voit encore.
Rejeter le moule : quand la passion surpasse le diplôme
L’anecdote la plus parlante de ce rejet du modèle classique est sans doute celle où Julien, adolescent, se retrouve à former son propre professeur d’informatique. Pendant un été, avant de commencer son année de bac électrotechnique, il donne des cours d’informatique à un homme pour gagner un peu d’argent. À la rentrée, surprise :
‘le premier jour je connais ce mec, j’ai formé mon propre prof d’informatique en fait’.
Cette histoire, au-delà de son aspect comique, est une illustration parfaite du décalage entre la compétence réelle, acquise par la passion et la pratique intensive, et la compétence validée par un système éducatif. Elle démontre que la valeur ne réside pas dans le titre, mais dans la maîtrise. Pour Julien, la salle de classe n’était qu’une étape forcée, alors que son véritable apprentissage se faisait la nuit, en construisant des sites. Cette expérience a renforcé sa conviction qu’il était inutile d’attendre une permission ou un diplôme pour agir. Il possédait déjà les compétences, et le marché était prêt à le payer pour cela. C’est ce principe qui le guide encore aujourd’hui :
‘Moi je dis toujours lève-toi le matin pour quelque chose qui te fait vibrer, tu travailleras jamais en fait’.
C’est un conseil simple mais puissant, qui invite à chercher sa propre légitimité dans l’action et les résultats plutôt que dans un parcours pré-défini qui étouffe souvent la flamme entrepreneuriale.
Le sacrifice comme carburant : le prix de l’ambition précoce
Avoir une vision et une passion débordante à 16 ans a un coût. Le temps n’est pas extensible, et chaque heure investie dans la construction d’un business est une heure qui n’est pas passée à vivre une adolescence ‘normale’. Julien l’admet sans détour : le succès précoce s’est construit sur des sacrifices conscients et assumés. Alors que ses amis découvraient les sorties et les fêtes, son univers était peuplé de lignes de code, d’annuaires en ligne et de stratégies de monétisation.
‘quand mes potes vont en boîte et cetera bah moi j’y vais pas quoi. J’y vais pas et je monte je monte des sites en fait à la chaîne comme une machine’.
L’image de la ‘machine’ est forte. Elle évoque une discipline de fer, une capacité à différer la gratification immédiate pour un objectif plus grand et plus lointain. Ce n’est pas une contrainte subie, mais un choix délibéré. C’est là que se situe la différence fondamentale entre un hobby et un business. Cette capacité à s’isoler et à se concentrer de manière obsessionnelle sur son projet est une caractéristique commune à de nombreux entrepreneurs à succès. C’est une période de construction intense, souvent solitaire, où les fondations de l’empire futur sont posées. Ce sacrifice n’est pas une fin en soi, mais le carburant nécessaire pour atteindre une vitesse de croisière que les autres, qui ont suivi le chemin balisé, mettront des années à espérer atteindre, s’ils l’atteignent un jour.
Mais comment cette mentalité se traduit-elle en action concrète, surtout quand on a 16 ans et des ressources limitées ? Julien a trouvé la réponse dans les niches les plus compétitives et inattendues, là où l’argent circule le plus vite. C’est là que la théorie du mindset rencontre la brutalité du marché, et que les premières vraies leçons sont apprises.
Premier business à 16 ans : les leçons de l’arène numérique
L’histoire entrepreneuriale de Julien Jimenez ne commence pas dans un garage avec une idée révolutionnaire, mais face à un constat pragmatique : comment gagner de l’argent la nuit et les week-ends quand on est encore au lycée ? Sa démarche est purement analytique. Il identifie rapidement que les niches les plus compétitives, souvent taboues, sont celles où le potentiel de gain est le plus élevé. Sans jugement moral, il se lance dans la thématique adulte et les mangas, non par passion pour le sujet, mais par passion pour le business.
‘très très vite je comprends que les niches les plus compétitifs sont celles qui ont qui ont le plus d’argent en fait tout simplement’.
Cette approche, dénuée de tout romantisme, est une leçon de business essentielle : il faut aller là où se trouve l’argent. À 16 ans, il doit surmonter un obstacle majeur : l’âge légal. Loin de l’arrêter, cette contrainte le pousse à trouver une solution créative en s’associant avec son père, transformant une barrière légale en une première leçon de structuration d’entreprise. C’est cette capacité à transformer les problèmes en opportunités qui caractérise son parcours. Il ne voit pas un ‘non’, il voit un ‘comment ?’.
La stratégie des micro-niches lucratives
À cette époque, Google n’est pas encore le titan qu’il est aujourd’hui. Le trafic se gagne sur des ‘top lists’, des annuaires spécialisés. Julien comprend vite le mécanisme : être validé sur un annuaire influent comme Rabbit Finder peut générer des milliers de visiteurs en une seule journée. Mais la clé de sa réussite ne réside pas seulement dans la compréhension de cette source de trafic, mais dans sa stratégie de contenu. Il se concentre sur des micro-niches. Pourquoi ?
‘qui dit micro niche dit contenu de qualité mais dit aussi des contenus rares. Et contenu rare, ça veut dire que les gens sont prêts à payer.’
C’est une intuition géniale. Au lieu de se battre sur des requêtes génériques, il cible des segments spécifiques où le contenu est quasi inexistant. En fournissant ce contenu rare, il crée une valeur immédiate pour laquelle les utilisateurs sont prêts à payer, notamment via des systèmes comme Allopass. Cette stratégie lui permet de se démarquer instantanément et de monétiser très rapidement chaque nouveau site. C’est une masterclass en positionnement de niche : identifier une demande non satisfaite, créer le contenu qui y répond, et le placer devant la bonne audience au bon moment. C’est une approche qu’il perfectionnera tout au long de sa carrière, mais dont les principes fondamentaux ont été établis dès ses 16 ans.
De 100€ à 1000€ par jour : la puissance de la scalabilité
Le premier succès est grisant. Une validation sur un annuaire, et c’est 100, 200, voire 300 euros qui tombent en une journée. Pour un adolescent, c’est une somme colossale. Mais le véritable déclic n’est pas là. Le déclic, c’est quand il réalise la nature éphémère de ce gain.
‘le problème c’est que je vais être validé une fois. Donc je vais faire 100 200 300 € mais c’est fini.’
C’est cette lucidité qui le pousse à penser au-delà du simple coup d’un soir. Si un site peut générer 500€, pourquoi ne pas en créer un deuxième, puis un troisième ? La véritable explosion de ses revenus vient de sa compréhension de la scalabilité. Il se met à industrialiser son processus. L’idée d’utiliser des sous-domaines pour multiplier ses chances d’être validé par les annuaires est un coup de génie. Chaque sous-domaine est une nouvelle porte d’entrée pour le trafic et les revenus. Il ne vend plus un produit, il a créé un système qui produit de l’argent. C’est à ce moment qu’il passe d’artisan du web à véritable entrepreneur. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 500€ par jour à 17 ans, puis 1000€ par jour à 18 ans.
‘là je me rends compte que c’est infini.’
Cette prise de conscience du potentiel infini dupliqué par l’industrialisation est le moteur qui le propulsera bien au-delà de ses premiers succès.
Gagner de l’argent est une chose, mais le faire en étant mineur dans une industrie réglementée en est une autre. Cette contrainte, loin d’être un frein, est devenue un catalyseur pour la créativité et la résilience, forgeant une leçon essentielle : les barrières ne sont que des problèmes à résoudre. Mais le vrai test viendra plus tard, lorsqu’il devra décider quoi faire de la première somme qui pourrait changer sa vie.
Le tournant à 100 000 € : investir dans les actifs, pas dans les passifs
Le moment charnière arrive quelques jours avant son bac. Julien vend un de ses sites pour 100 000 €. Pour un jeune de 18 ans, cette somme est vertigineuse, c’est le genre de montant qui peut soit construire un avenir, soit être dilapidé en quelques mois. Face à cette manne financière, la plupart des gens, et surtout leurs parents, auraient un réflexe pavlovien : la sécurité. Acheter un appartement, placer l’argent, sécuriser l’avenir. C’est le conseil logique, prudent, que ses parents lui donnent. C’est le choix de la raison. Mais Julien n’est pas guidé par la même logique. Sa vision est ailleurs, tournée vers la croissance, le risque calculé et la construction d’un avantage compétitif durable. Ce moment est un véritable test de son mindset d’entrepreneur. Va-t-il choisir la sécurité d’un actif passif ou le potentiel explosif d’un investissement stratégique dans son propre business ? Son choix définira les dix années suivantes de sa carrière et illustre parfaitement la différence entre penser comme un investisseur et penser comme un bâtisseur d’empire.
Le dilemme : la sécurité de la brique contre le potentiel de la tech
La pression de l’entourage est forte. Acheter un bien immobilier semble être la seule décision sensée. C’est tangible, c’est une sécurité pour la vie. Mais pour Julien, cette ‘sécurité’ est une forme de stagnation. Il ne cherche pas à se mettre à l’abri, il cherche à construire quelque chose de bien plus grand. Sa réponse est révélatrice de son état d’esprit :
‘j’ai pas envie de sécuriser j’ai envie de j’ai envie de vibrer en fait.’
Cette phrase est fondamentale. Elle oppose deux visions du monde : celle qui cherche à préserver et celle qui cherche à multiplier. Pour lui, l’argent n’est pas une fin en soi, mais un outil, un levier pour décupler sa force de frappe. Un appartement lui aurait rapporté quelques centaines d’euros de loyer par mois. Un investissement dans son outil de travail pouvait potentiellement lui rapporter des millions. Il a compris très tôt le concept d’actif productif. Un appartement est un actif, mais il ne l’aide pas à construire plus de sites, plus vite et mieux que ses concurrents. Il fait le pari de l’avenir contre la sécurité du présent, un choix que peu de personnes auraient le courage de faire, surtout à cet âge.
La naissance d’un avantage compétitif : le CMS maison
Sa décision est radicale. Au lieu d’appeler un agent immobilier, il appelle un développeur de génie. Il investit la quasi-totalité de ses 100 000 € dans la création d’un outil sur mesure : un CMS (Content Management System) de génération de sites. Il ne s’agit pas d’acheter un logiciel, mais de construire sa propre machine de guerre, une technologie propriétaire que personne d’autre ne possède. C’est un investissement colossal, un ‘all-in’ sur sa vision. Le résultat ?
‘j’ai monté un CMS qui a tenu ma boîte depuis bah depuis en fait.’
Cet outil devient la pierre angulaire de tout son business. Il lui permet d’industrialiser la création et la gestion de centaines, puis de milliers de sites. C’est cet actif technologique qui lui donnera un avantage concurrentiel écrasant pendant des années et qui sera plus tard au cœur du modèle de sa plateforme NextLevel. En choisissant d’investir dans un outil de production plutôt que dans un bien de consommation ou un passif, il a fait le choix de la croissance exponentielle. C’est la différence entre posséder un poisson et posséder une usine de pêche ultra-moderne. Cette décision stratégique, prise à 18 ans, est sans doute l’un des actes fondateurs les plus importants de sa réussite.
Cet investissement n’était pas un simple pari technique. Il était le reflet d’une fascination plus profonde, celle qui anime encore Julien aujourd’hui : la passion pour déconstruire et maîtriser les algorithmes qui régissent le monde numérique.
Décortiquer l’algorithme : la philosophie du ‘Mille-Feuille’
Le succès de Julien Jimenez ne repose pas uniquement sur une éthique de travail acharné ou des décisions d’investissement audacieuses. Au cœur de sa réussite se trouve une fascination quasi obsessionnelle pour les systèmes complexes, et plus particulièrement pour les algorithmes. Google, bien sûr, mais aussi Facebook, TikTok, Discover… Pour lui, un algorithme n’est pas une boîte noire impénétrable, mais un puzzle géant à résoudre.
‘je suis absolument fasciné par par l’algo de de de Google hein clairement.’
Cette fascination n’est pas passive ; elle est active, agressive. Il ne se contente pas de lire les recommandations officielles ou de suivre les ‘bonnes pratiques’. Il cherche à comprendre la logique profonde, les rouages internes, les failles et les leviers cachés. Cette quête de compréhension est le moteur de son innovation constante en SEO. Il aborde chaque algorithme non pas comme un adversaire, mais comme un partenaire de jeu complexe dont il faut apprendre les règles, même celles qui ne sont pas écrites. C’est cette approche d’ingénierie inverse qui lui permet de garder une longueur d’avance et de voir des opportunités là où les autres ne voient que des obstacles ou des mises à jour pénalisantes.
Penser en itérations : plus qu’un test, une philosophie
Pour percer les secrets d’un algorithme, il n’y a pas de solution miracle. Il y a une méthode, une discipline. Julien l’appelle la ‘stratégie mille-feuille’. Le principe est simple en apparence : tester une variable, observer le résultat, ajouter une autre variable, observer à nouveau, et ainsi de suite. C’est une approche empirique, basée sur l’itération constante.
‘l’algo va la corriger, ça retombe à zéro. Ça remonte, ça remonte, ça remonte. Et en fait Google ce n’est que ça’.
Cette vision cyclique est cruciale. Elle accepte l’échec comme une partie intégrante du processus d’apprentissage. Surtout, elle intègre l’idée que ce qui fonctionne aujourd’hui ne fonctionnera peut-être pas demain, mais pourrait refonctionner après-demain. Son exemple sur les redirections 301 est éclairant : une technique qui a cessé de fonctionner pendant un an, abandonnée par la plupart des SEOs, est redevenue efficace plus tard. Pourquoi ? Parce que l’algorithme a des contraintes et doit parfois réactiver d’anciennes logiques. Seuls ceux qui continuent de tester, même ce qui semble obsolète, peuvent découvrir ces fenêtres d’opportunité. Cette philosophie du test permanent, alimentée par un large parc de sites, lui donne une vision macro des mouvements de l’algorithme, lui permettant souvent de détecter les mises à jour plusieurs jours avant leur annonce officielle.
Sortir du cadre : l’exemple de la balise Title
La véritable maîtrise d’un système se révèle dans la capacité à remettre en question ses règles les plus établies. L’exemple de la balise title est une démonstration parfaite de la pensée ‘out of the box’ de Julien. La sagesse conventionnelle du SEO dicte qu’une balise title doit avoir une longueur limitée pour s’afficher correctement dans les résultats de recherche de Google. Tout le monde suit cette règle, car elle est visuelle, logique. Mais Julien s’est posé une question que personne d’autre ne se posait : cette limite visuelle est-elle aussi une limite algorithmique ? Pour le savoir, il a testé l’impensable.
‘Bah moi je me suis amusé de mettre en title des textes de 500 mots. Et en fait bah ça fonctionne.’
Le résultat est contre-intuitif mais logique. Google utilise le contenu de la balise title pour comprendre la page, même s’il ne l’affiche pas en entier. En dissociant la contrainte d’affichage de la fonction de pertinence, Julien a découvert un levier d’optimisation ignoré par 99% des professionnels. C’est ce type d’expérimentation, qui va à l’encontre des dogmes, qui permet de faire des sauts qualitatifs en termes de performance. Cela prouve que la véritable expertise ne consiste pas à suivre les règles, mais à comprendre pourquoi elles existent pour savoir quand et comment les transgresser.
Conclusion : Votre ‘moment Carrefour’, le véritable indicateur de réussite
Le parcours de Julien Jimenez est une suite de leçons puissantes sur l’entrepreneuriat, le risque et la passion. Mais au-delà des stratégies et des anecdotes, l’enseignement le plus profond réside peut-être dans sa définition très personnelle du succès. Loin des clichés de voitures de luxe ou de montres hors de prix, son objectif ultime était d’une simplicité désarmante.
‘j’aurais réussi ma vie […] quand je pourrais aller à un magasin type Carrefour et acheter ce que je veux en fait. […] si je veux 2 kg de viande, j’achète 2 kg de viande sans regarder le prix.’
Ce ‘moment Carrefour’ est bien plus qu’une anecdote. C’est une métaphore de la véritable liberté financière : non pas l’opulence, mais l’absence de contrainte dans les choix du quotidien. C’est un objectif tangible, humain, qui ancre l’ambition dans une réalité accessible. Cette vision rappelle que la finalité de l’entrepreneuriat n’est pas l’accumulation pour l’accumulation, mais la construction d’une vie où l’on est maître de ses choix, aussi simples soient-ils. Le chemin de Julien nous enseigne que le mindset de gagnant se forge dans le refus des sentiers battus, dans le sacrifice des plaisirs immédiats, dans l’audace d’investir sur soi et dans une curiosité insatiable. L’appel à l’action est clair : quel est votre ‘moment Carrefour’ ? Quel est cet objectif personnel et profond qui vous fera vibrer et vous donnera l’énergie de construire votre propre machine, de mener vos propres tests et de définir vos propres règles du jeu ? Car au fond, la plus grande réussite est de construire une vie alignée avec ses propres valeurs, une vie où l’on n’a plus à regarder les étiquettes de prix.
Foire aux questions (FAQ)
Faut-il avoir un diplôme pour réussir dans l’entrepreneuriat en ligne ?
Non, un diplôme n’est absolument pas un prérequis pour réussir en ligne, et le parcours de Julien Jimenez en est la preuve vivante. Il a privilégié l’expérience pratique et la passion dès son adolescence, allant jusqu’à former son propre professeur d’informatique avant même d’avoir son bac. Pour lui, la clé n’est pas la validation académique mais l’envie et la capacité à se lever chaque matin pour un projet qui fait vibrer. La compétence acquise sur le terrain et la résolution de problèmes concrets ont souvent plus de valeur que la théorie apprise à l’école, surtout dans un domaine qui évolue aussi vite que le numérique.
‘Moi je dis toujours lève-toi le matin pour quelque chose qui te fait vibrer, tu travailleras jamais en fait et c’est le cas.’
Comment Julien Jimenez a-t-il commencé son premier business en étant mineur ?
Julien a commencé à 16 ans en identifiant une opportunité dans les niches les plus lucratives, notamment la thématique adulte. Conscient de la barrière légale de l’âge, il n’a pas abandonné mais a trouvé une solution pragmatique. Il s’est associé avec son père, qui possédait déjà une entreprise. Son père s’inscrivait officiellement sur les plateformes d’affiliation, et Julien gérait toute la partie opérationnelle. Ce montage lui a permis de contourner la restriction d’âge et de commencer à générer des revenus très tôt, démontrant une mentalité orientée solution dès le départ.
‘je dis à mon père écoute papa toi tu as une boîte […] est-ce que toi tu peux t’inscrire sur les sur les plateformes et et moi je bah comme ça je toucherai des commissions.’
Quelle est la plus grande erreur à éviter quand on gagne sa première grosse somme d’argent ?
La plus grande erreur est de céder à la tentation de la sécurité passive ou de la dépense ostentatoire. Lorsque Julien a vendu un site pour 100 000 €, son entourage le poussait à acheter un appartement. Il a résisté à cette vision court-termiste. Au lieu d’investir dans la ‘brique’ pour sécuriser son avenir, il a réinvesti la quasi-totalité de la somme dans la création d’un actif productif : un CMS propriétaire. Cette décision stratégique de miser sur un outil qui décuple sa capacité de production a été le fondement de sa croissance future. L’erreur à éviter est donc de ne pas utiliser cet argent comme un levier pour construire un avantage compétitif encore plus grand.
‘j’ai pris cet argent et au lieu d’acheter des appartements ou autre, bah j’ai monté un CMS qui a tenu ma boîte depuis bah depuis en fait.’
C’est quoi la ‘stratégie mille-feuille’ pour comprendre l’algorithme de Google ?
La ‘stratégie mille-feuille’ est la méthode de test itérative de Julien pour décortiquer un algorithme. Plutôt que de chercher une solution unique, il superpose des couches de tests et d’apprentissages. Il commence par tester une variable (couche 1), analyse le résultat, puis ajoute une autre variable (couche 2), et ainsi de suite. Il observe comment les couches interagissent et accepte que l’algorithme puisse changer, rendant une stratégie obsolète avant qu’elle ne redevienne pertinente plus tard. C’est une approche dynamique et continue qui voit l’algorithme comme un système en perpétuel mouvement, où la connaissance se construit par strates successives.
‘Tu vas trouver une solution puis une autre puis une autre. l’algo va la corriger, ça retombe à zéro. Ça remonte, ça remonte, ça remonte. Et en fait Google ce n’est que ça.’
Pourquoi se concentrer sur des micro-niches est-il si puissant au début ?
Se concentrer sur des micro-niches est une stratégie extrêmement puissante car cela permet de contourner la concurrence frontale tout en répondant à une demande très spécifique et souvent mal desservie. Julien a compris que dans ces segments, le contenu est rare. Et qui dit contenu rare, dit utilisateurs prêts à payer ou forte valeur perçue. Au lieu de se battre sur des marchés saturés, il créait une valeur quasi immédiate en étant le seul ou l’un des rares à fournir l’information ou le produit recherché. Cela permet d’obtenir du trafic qualifié plus facilement et de monétiser plus rapidement, ce qui est crucial pour prendre de l’élan au début d’une aventure entrepreneuriale.
‘qui dit micro niche dit contenu de qualité mais dit aussi des contenus rares. Et contenu rare, ça veut dire que les gens sont prêts à payer.’
Comment gérer la pression familiale et la jalousie face à la réussite ?
Julien a bénéficié du soutien de ses parents proches, qui l’ont toujours encouragé. Cependant, il reconnaît que la réussite peut créer des tensions et de la jalousie dans l’entourage plus large. Le décalage entre son investissement en temps et ses revenus par rapport à la norme peut être difficile à comprendre pour les autres. Il a mis du temps à accepter cette réalité et à ne plus ‘presque avoir honte’ d’avoir réussi. La clé est de rester concentré sur ses objectifs, de comprendre que le parcours d’un entrepreneur est différent, et de s’entourer de personnes qui comprennent et soutiennent cette ambition, tout en mettant des barrières saines avec ceux qui jugent sans comprendre les sacrifices consentis.
‘j’ai mis très longtemps à presque avoir honte d’avoir bah réussi quelque chose quoi. Dans dans dans le modèle familial que j’avais quoi.’
Comment savoir si on a la ‘fibre’ entrepreneuriale ?
Selon Julien, la fibre entrepreneuriale est presque innée, c’est une impulsion profonde qui se manifeste souvent très jeune. Les signes sont clairs : une insatisfaction face au chemin traditionnel (école, diplôme, emploi), une envie irrépressible de créer, de construire et de résoudre des problèmes, et une capacité à voir des opportunités là où d’autres voient des obstacles. C’est aussi une question de priorités : si l’idée de passer ses nuits et week-ends sur un projet passionnant est plus attrayante que les loisirs classiques, c’est un excellent indicateur. C’est une flamme intérieure qui pousse à l’action et à l’autonomie, bien avant que cela ne devienne un choix de carrière conscient.
‘l’entrepreneuriat, je pense que tu l’as ou tu ne l’as pas et en fait si tu l’as depuis très jeune, tu as aussi des facteurs qui dit bon bah l’humain classique […] doit aller à l’école.’




