Logo de l'épisode Romain Pirotte - 900€/jour à seulement 16 ans | E13 du podcast Les Makers | Podcast

Romain Pirotte – 900€/jour à seulement 16 ans | E13

Épisode diffusé le 30 janvier 2023 par Les Makers | Podcast

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900€ par jour à 16 ans : mon histoire, de l’ombre du Black Hat à la lumière de l’entrepreneuriat

On me demande souvent comment j’ai commencé. La vérité, c’est que ça n’a pas débuté avec une grande vision ou un plan d’affaires tiré d’une école de commerce. Ça a commencé avec la faim. Une faim de réussir, de comprendre, de construire quelque chose par moi-même. Quand je repense à l’adolescent de 16-17 ans que j’étais, jonglant entre le lycée et des business en ligne aux frontières du ‘propre’, je réalise que chaque étape, même les plus troubles, a été une pierre angulaire de mon parcours d’entrepreneur SEO. Beaucoup voient le résultat final : les voyages, la liberté, les projets qui se lancent. Mais peu imaginent les nuits blanches passées sur des forums, la discipline quasi militaire pour créer un site par jour, ou les choix difficiles entre la sécurité d’une équipe et la liberté enivrante du solopreneur. Cette histoire, c’est la mienne. C’est l’histoire de comment j’ai transformé une curiosité pour le ‘pognon’ en une véritable passion pour la construction, l’optimisation et, par-dessus tout, l’accomplissement. J’ai gagné beaucoup d’argent, très jeune. Mais l’argent n’a jamais été le moteur. Le vrai moteur, c’est cette insatisfaction perpétuelle, cette envie de toujours faire mieux, d’aller plus loin. C’est ce qui m’a poussé à quitter un business qui me rapportait 900€ par jour pour une alternance en startup, et c’est ce qui m’a poussé, des années plus tard, à démanteler une équipe de dix personnes à Malte pour retrouver ma liberté à Bali. Ce n’est pas un parcours linéaire, mais c’est un parcours authentique. Et aujourd’hui, je vais vous en livrer les coulisses.

Le dilemme de l’entrepreneur : la cage dorée de l’équipe contre la liberté du solopreneur

Pendant longtemps, le succès dans l’entrepreneuriat semblait se mesurer au nombre de salariés. Plus ton équipe était grande, plus tu avais réussi. J’ai moi-même été pris dans cette spirale. J’ai commencé seul, comme beaucoup, poussé par une nature assez introvertie. Je pouvais passer des heures, voire des jours, seul devant mon écran, et ça ne me dérangeait absolument pas. Puis, la croissance arrive. Les projets deviennent plus gros, les ambitions aussi. Naturellement, on commence à recruter. C’est une étape grisante. J’ai monté une équipe, d’abord à Paris, puis à Malte, où nous avons atteint plus de dix personnes. Sur le papier, c’était la consécration. Mais la réalité était bien plus complexe.

La pression invisible de la croissance

Quand tu as une équipe, surtout en présentiel, tu n’es plus seulement responsable de toi-même. Ta vie change radicalement. Comme je le disais, il y a cette pression, même si personne ne te la met explicitement, ‘d’arriver avant les salariés, de repartir après les salariés’. Ton emploi du temps n’est plus vraiment le tien. Il est dicté par les besoins de l’équipe, les urgences, le management quotidien. C’est une charge mentale énorme. Au-delà des horaires, il y a les soucis humains, ce qui est tout à fait normal dans la gestion d’une société. Mais pour quelqu’un comme moi, qui a besoin de moments de solitude pour se ressourcer et être créatif, ce bain constant d’interactions et de responsabilités devenait épuisant. J’adore les gens, mais j’ai aussi besoin de m’en éloigner pour mieux les apprécier. C’est ce paradoxe qui m’a fait réaliser que le modèle que j’avais construit ne me correspondait plus.

Retrouver l’agilité et la liberté en solo

La décision de quitter Malte et de revenir à un mode de fonctionnement plus proche du ‘solopreneur’ n’a pas été facile, mais elle était nécessaire. J’avais besoin de souffler, de reprendre le contrôle total de mon temps et de mon énergie. Aujourd’hui, ma vision a changé. Je ne suis pas contre le fait d’avoir une équipe, mais je privilégie un modèle 100% remote. On peut collaborer efficacement sans être physiquement ensemble 24/7.

‘J’ai plus envie de repartir en solopreneur. Euh je vois beaucoup plus d’avantages d’avoir une team complètement en remote où on se voit peut-être une fois par mois ou une fois tous les trimestres.’

Ce nouveau mode de vie me permet de voyager, de rencontrer de nouvelles personnes comme ici à Bali, et de me reconnecter à l’essentiel : la création et la stratégie, plutôt que la gestion pure. C’est un choix personnel. Certains s’épanouissent en tant que managers et bâtisseurs d’empires. Moi, j’ai compris que mon épanouissement passait par la liberté de mouvement et la flexibilité. C’est une leçon que chaque entrepreneur doit apprendre pour lui-même : le succès n’est pas une définition universelle, c’est trouver le modèle qui te rend heureux et performant.

Ce retour aux sources n’est pas un retour en arrière. C’est une évolution, une prise de conscience nourrie par l’expérience. Pour comprendre ce besoin de liberté, il faut remonter aux origines, à l’époque où, seul dans ma chambre d’ado, je découvrais les possibilités infinies d’Internet et posais les premières pierres de mon indépendance financière d’une manière… peu conventionnelle.

Mes premiers pas dans le business en ligne : la vérité sur les 900€ par jour à 16 ans

Avant de parler de SEO, de PBN et de stratégies complexes, il faut revenir au point de départ. Mon premier ‘vrai’ business, celui qui m’a fait comprendre qu’on pouvait générer des revenus conséquents en ligne, n’avait rien de glamour. C’était un modèle économique aujourd’hui presque disparu en France, mais qui à l’époque était une véritable ruée vers l’or : le Pin Submit. Pour être honnête, c’était un modèle assez ‘salaud’. Le principe était simple : un utilisateur entrait son numéro de téléphone pour accéder à un contenu, pensant faire un paiement unique, mais il souscrivait en réalité à un abonnement hebdomadaire ou mensuel. Pour chaque inscription, je pouvais toucher entre 40 et 50 dollars. Imaginez l’impact pour un adolescent de 16 ou 17 ans.

La mécanique d’une machine à cash

Contrairement aux systèmes classiques comme Allopass où l’on gagnait 1 ou 2 euros, le Pin Submit jouait dans une autre ligue. Le multiple était démentiel.

‘Pour ce même système là où tu vas faire un SMS, je vais pas gagner 1€ ou 1,50€, je vais gagner 40, 50 dollars. Donc tu imagines le multiple de dingue.’

Les niches étaient variées, allant de PDF pour éduquer son chien à des contenus beaucoup plus ‘border’, pour adultes. Je suis arrivé un peu tard dans la bataille, certains avaient déjà fait des millions. Mais même en arrivant ‘tard’, les résultats étaient incroyables. Je me souviens encore de ces journées à 800€ ou 900€. C’était surréaliste. Ça m’a permis de mettre de l’argent de côté, mais surtout, ça a été le catalyseur. Pour attirer des gens vers ces offres, il fallait du trafic. Et c’est là que tout a basculé pour moi. C’est en cherchant comment générer ce trafic que je suis tombé dans la marmite du SEO.

Du ‘pognon’ à la compétence : le financement de ma formation

Cet argent, gagné de manière un peu ‘borderline’, je ne l’ai pas flambé. Je l’ai réinvesti. C’est grâce à ces revenus que j’ai pu me payer ma première vraie formation SEO sur le forum Script SEO, une communauté qui a formé une génération entière de référenceurs en France. Des gens comme Jafar, Walid ou Shutter m’ont ouvert les yeux sur un monde bien plus stratégique et durable. Le Pin Submit était une opportunité, une faille temporelle qui m’a donné un avantage financier. Mais je savais que ce n’était pas un business sur lequel je pouvais construire une carrière. C’était une leçon fondamentale : l’argent rapide est souvent éphémère. Les vrais actifs, ce sont les compétences. Le SEO, c’était une compétence. Une compétence qui, je le sentais, allait me servir toute ma vie. C’est donc là que j’ai décidé de pivoter, de passer de l’exploitation d’un modèle économique à la construction d’un véritable savoir-faire.

Cette transition a été un tournant. J’ai commencé à dévorer tout ce que je pouvais sur le sujet, non plus pour générer des clics à court terme, mais pour comprendre les mécanismes profonds des moteurs de recherche. C’est là que la discipline est entrée en jeu, une routine qui allait forger mes compétences pour les années à venir.

De la théorie à la pratique : comment j’ai vraiment appris le SEO

Apprendre le SEO, ce n’est pas juste lire des articles de blog ou regarder des vidéos. C’est mettre les mains dans le cambouis, tester, échouer, recommencer. Ma formation a reposé sur deux piliers que je considère encore aujourd’hui comme fondamentaux : la pratique intensive et l’immersion dans un environnement business réel. L’un ne va pas sans l’autre. La technique seule ne suffit pas si vous ne comprenez pas comment elle s’intègre dans une stratégie d’entreprise.

La discipline du ‘un site par jour’

Quand j’ai rejoint la communauté Script SEO, j’ai adopté un conseil simple mais incroyablement puissant : lancer un site par jour. Ça peut paraître énorme, mais à l’époque, il ne s’agissait pas de créer des sites complexes. Un simple blog sur WordPress.com, une page sur Overblog, suffisait.

‘En lançant tout simplement et c’est encore un truc que je conseille aujourd’hui un site par jour. Un site par jour d’une page, je mets un site par jour.’

Cette méthode est un accélérateur d’apprentissage phénoménal. Chaque jour, vous testez une nouvelle niche, un nouveau mot-clé, une nouvelle approche. Vous voyez quasi instantanément ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. J’ai fait mes premières centaines d’euros comme ça, sans même acheter de nom de domaine. Cette rigueur m’a forcé à comprendre les bases : la recherche de mots-clés dans la Google Suggest, la création de contenu simple et l’obtention de quelques liens. Les outils ont changé, l’IA facilite beaucoup de choses aujourd’hui, mais les principes restent les mêmes. C’est cette masse d’expérimentations qui a construit mon intuition SEO.

L’école de la startup : bien plus que du SEO

Malgré mes succès en solo, je sentais qu’il me manquait quelque chose. J’avais des compétences techniques, mais aucune vision business. C’est pourquoi j’ai pris une décision qui a surpris tout le monde : j’ai mis en pause mes ‘cash machines’ pour faire une alternance d’un an et demi dans une startup, Agriconomie. C’était le ‘Amazon de l’agriculture’, une future licorne. L’école était médiocre, je n’ai même jamais récupéré mon diplôme. Mais l’expérience en entreprise a été la meilleure formation de ma vie. Là-bas, je n’étais plus juste ‘le petit gars du SEO’. J’étais au contact du directeur financier, du comptable, du big boss, Paul Pasco. J’ai appris ce qu’étaient des KPI, j’ai participé à des réunions stratégiques. J’ai compris que le SEO n’était qu’un maillon de la chaîne. Mon mentor a vu que j’avais faim, et il m’a donné les clés.

‘Il a vu que j’avais faim, je lui ai développé un réseau de PBN, des fois je rankais sur les marques des concurrents, j’ai même dépassé une marque d’un concurrent, donc lui il était deuxième sur sa marque, il avait levé des fonds, j’étais premier.’

Réussir ce genre de coup avec presque aucun budget m’a donné une confiance immense. Mais le plus important, c’est que j’ai pu ‘aspirer un max de connaissances’ et me construire un réseau. Cette expérience m’a fait gagner des années de maturité. Elle m’a appris à penser ‘business’ avant de penser ‘technique’.

Cette immersion a aussi forgé mon caractère, ou plutôt, elle a mis en lumière une facette de ma personnalité qui est devenue ma plus grande force et, parfois, ma plus grande faiblesse : ma nature radicale.

Ma philosophie de vie et de business : l’art d’être radical

Si je devais me définir en un mot, ce serait probablement ‘entier’ ou ‘radical’. Je ne sais pas faire les choses à moitié. Que ce soit dans mes amitiés, dans mes projets ou dans mes décisions, c’est souvent tout ou rien. C’est une facette de ma personnalité qui m’a énormément servi dans le business, car elle me pousse à me donner à 100% dans tout ce que j’entreprends. Quand je lance une formation, je ne me contente pas du minimum ; je développe des outils, des extensions, je veux que l’expérience soit la meilleure possible. Quand je m’investis dans un projet, c’est corps et âme. Mais cette intensité a aussi un revers. Elle peut être destructrice, notamment dans les relations humaines.

Une force à double tranchant

Je suis extrêmement loyal envers les gens que je considère comme ma famille ou mes amis proches. Je peux beaucoup donner. Mais en contrepartie, je peux être tout aussi extrême dans le négatif. Quand la confiance est rompue ou que la relation ne fonctionne plus, j’ai énormément de mal à revenir en arrière.

‘Sachant moi mon tempérament extrême, j’ai du mal à me dire bon, on se redonne une chance et cetera. Quand ça match plus, ça match plus et c’est un peu trop extrême mais c’est comme ça que je fonctionne.’

J’ai vécu une expérience douloureuse cette année avec un très bon ami qui travaillait aussi pour moi. Le fait d’être trop proches, de mélanger le pro et le perso, a mené à une cassure. Ma nature m’a poussé à couper les ponts de manière nette. Avec le recul, on peut se dire que c’est une faiblesse, que je devrais travailler dessus. Mais en même temps, c’est ce qui fait que je suis moi. Cette radicalité, c’est aussi ce qui me pousse à ne jamais me reposer sur mes lauriers. Hier, nous avons lancé Gemstrade, une nouvelle plateforme. Tout le monde était content, mais moi, je ne voyais que les défauts, les détails à corriger. Cette insatisfaction permanente est un moteur.

L’authenticité comme boussole

Cette manière de fonctionner m’interdit de jouer un personnage. Dans le milieu du business en ligne, beaucoup se créent une image, un personnage charismatique. Ce n’est pas moi. Que ce soit en ligne ou dans la vraie vie, je suis le même. Je ne vais pas arriver avec un cigare et une attitude de ‘gourou’. Je suis juste Romain.

‘Jamais je vais être personnage autant dans le business que perso (…) il y a pas besoin de jouer de personnage. Effectivement peut-être c’est moins charismatique (…) mais je préfère être moi-même complètement.’

Je pense que les gens apprécient cette authenticité. Ça crée des connexions plus réelles. Et c’est cette même vision des relations, basée sur l’authenticité et le gagnant-gagnant, que j’essaie d’appliquer à plus grande échelle dans la communauté SEO.

Cette approche, où l’on privilégie la construction collective à l’affrontement direct, a transformé ma vision de la ‘concurrence’. Je suis passé d’une logique de combat à une logique de collaboration, car j’ai compris qu’ensemble, on est toujours plus forts.

L’union fait la force : pourquoi je crois à la collaboration plus qu’à la concurrence

Dans le monde du SEO, surtout en France, il y a eu pendant longtemps une culture du secret, de la rétention d’information. Chacun gardait ses ‘techniques’ pour soi, de peur que les autres ne les copient. Ma vision est à l’opposé de cela. Je suis convaincu que nous avons tout à gagner à collaborer et à partager. Mon propre parcours en est la preuve. J’ai été aidé au début, notamment par l’hôte de ce podcast qui m’a invité plusieurs fois sur sa chaîne, me donnant une visibilité incroyable alors que j’étais encore en pleine croissance sur Twitter. Cet élan a été déterminant. En retour, les personnes que j’ai formées se sont intéressées à ses produits. C’est un cercle vertueux.

Évangéliser le marché ensemble

Quand je lance un business, que ce soit une plateforme de vente de liens comme Link’Express ou une marketplace de sites comme Gemstrade, je ne crains pas les concurrents. Au contraire, je les souhaite. Pourquoi ? Parce qu’un acteur seul a une tâche immense : il doit éduquer et ‘évangéliser’ tout le marché. C’est long, coûteux et épuisant.

‘Je veux qu’il y ait des concurrents qui viennent parce que tout seul ça va être compliqué (…) alors que si on est 5 ou 6, on s’y retrouvera tous de toute façon parce que le marché va grossir.’

Si plusieurs acteurs parlent du même sujet, créent des offres, communiquent, le marché global grandit. Il y aura peut-être plus de concurrents, mais il y aura surtout beaucoup plus de clients. Au final, même si on n’est pas le numéro un, la part du gâteau sera plus grosse pour tout le monde. C’est une mentalité très présente aux États-Unis, et je pense que nous avons tout intérêt à l’adopter. On le voit bien avec nos formations respectives : il n’y a pas de vraie concurrence. Nos objectifs sont les mêmes : aider les gens à acquérir des compétences pour atteindre la liberté financière. Nos approches sont complémentaires. À plusieurs, on est plus forts pour faire grandir la communauté.

La réciprocité comme moteur

La collaboration ne doit pas être un calcul. Elle doit être naturelle et basée sur la réciprocité. J’invite des gens, je partage, sans forcément attendre un retour immédiat. Je sais que si je donne à 100% et que je reçois 20%, c’est déjà une victoire. Le plus important est de contribuer à un écosystème sain et dynamique. L’entraide que l’on observe sur Twitter, où des personnes recommandent plusieurs formations, la mienne et celle d’autres, est la meilleure preuve que cette mentalité fonctionne. On contribue tous à faire monter le niveau général, et c’est bénéfique pour l’ensemble de la communauté SEO francophone. Bien sûr, l’esprit de compétition reste présent, on veut tous être les meilleurs dans notre domaine. Mais cette compétition doit être saine, nous pousser à innover, et non à détruire.

Conclusion : la quête d’accomplissement est le seul vrai moteur

En regardant en arrière, de l’adolescent fasciné par le Pin Submit au nomade digital que je suis aujourd’hui à Bali, une chose reste constante : la recherche de l’accomplissement. L’argent a été un moyen, un résultat, mais jamais la finalité. Ce qui me fait vibrer, c’est de construire, d’apprendre, de surmonter des défis et de ne jamais être pleinement satisfait. C’est cette faim qui m’a poussé à échanger des revenus faciles contre une expérience en startup, à délaisser le confort d’une équipe établie pour la liberté brute du solopreneur, et à préférer l’authenticité radicale à un personnage de façade. Mon parcours montre qu’il n’y a pas de chemin unique vers le succès. Le vôtre sera différent. Mais les principes, eux, sont universels : la discipline de la pratique, la soif d’apprendre au-delà de sa zone d’expertise, et la compréhension que le succès est un jeu infini. N’ayez pas peur de faire des choix extrêmes, de déconstruire ce que vous avez bâti pour créer quelque chose qui vous ressemble davantage. La plus grande liberté n’est pas financière ; c’est celle de pouvoir aligner sa vie, son travail et ses valeurs. C’est un combat de tous les jours, mais c’est le seul qui vaille vraiment la peine d’être mené.


Questions fréquentes sur le parcours de Romain Pirotte

Quel a été le tout premier business en ligne de Romain Pirotte ?

Mon premier business véritablement rentable était basé sur le modèle du ‘Pin Submit’. C’était un système où les utilisateurs soumettaient leur numéro de téléphone pour accéder à un service, ce qui déclenchait un abonnement récurrent. Ce modèle, bien que moralement discutable, était extrêmement lucratif et m’a permis de générer jusqu’à 900€ par jour à l’âge de 16-17 ans. C’est cet argent qui m’a ensuite permis de financer ma formation en SEO et de pivoter vers un business model plus durable et basé sur de réelles compétences.

‘Mon premier business que j’ai véritablement monétisé (…) c’était le modèle économique du Pin Summit. (…) je vais gagner 40, 50 dollars. Donc tu imagines le multiple de dingue. (…) c’est là que j’ai commencé véritablement à gagner des à faire des 800€ 900€ la journée.’

Pourquoi avoir choisi de revenir au statut de solopreneur après avoir monté une équipe ?

Après avoir dirigé une équipe de plus de dix personnes à Malte, j’ai réalisé que la gestion quotidienne, la charge mentale et la perte de flexibilité ne correspondaient plus à mon épanouissement personnel. J’avais besoin de retrouver la liberté de gérer mon propre emploi du temps, de voyager et de me concentrer sur la stratégie plutôt que sur le management humain. Je privilégie désormais un modèle avec une équipe entièrement en remote, ce qui offre un meilleur équilibre entre collaboration et autonomie personnelle.

‘J’avais besoin de repartir un petit peu dans cette configuration de solopreneur. (…) j’ai plus envie de repartir en solopreneur. Euh je vois beaucoup plus d’avantages d’avoir une team complètement en remote.’

Comment Romain Pirotte s’est-il formé concrètement au SEO ?

Ma formation s’est faite en deux temps. D’abord, par la pratique intensive grâce à la communauté Script SEO. J’ai adopté la méthode de créer ‘un site par jour’, souvent sur des plateformes gratuites, pour tester et apprendre rapidement les bases. Ensuite, j’ai complété cette expertise technique par une expérience business cruciale lors d’une alternance dans la startup Agriconomie. Cette immersion m’a appris les KPI, la stratégie d’entreprise et m’a permis de comprendre comment le SEO s’intègre dans un objectif business global.

‘C’est là que je me suis formé au SEO en tombant sur script SEO. Donc en lançant tout simplement (…) un site par jour. (…) Et voilà, le but c’était vraiment de pas faire que du SEO et vraiment capter ces notions business.’

Que signifie avoir une personnalité ‘radicale’ dans le business ?

Pour moi, être ‘radical’ signifie s’engager à 100% dans tout ce que j’entreprends, sans faire de compromis sur la qualité ou l’intensité. C’est un moteur qui me pousse à toujours chercher à m’améliorer et à ne jamais me satisfaire de mes acquis. Cependant, c’est aussi un trait de caractère qui peut rendre les relations compliquées. Quand quelque chose ne fonctionne plus, j’ai tendance à couper les ponts de manière nette plutôt que de chercher des demi-mesures. C’est une approche ‘tout ou rien’ qui s’applique à mes projets comme à mes relations.

‘Je suis radical sur beaucoup de choses autant dans le positif que dans le négatif. (…) Quand ça match plus, ça match plus et c’est un peu trop extrême mais c’est comme ça que je fonctionne.’

Pourquoi la collaboration est-elle plus importante que la concurrence dans le SEO ?

Je pense que plusieurs acteurs travaillant sur le même marché peuvent le faire grandir bien plus vite qu’une seule personne. Au lieu de se battre pour une petite part d’un gâteau existant, la collaboration permet ‘d’évangéliser le marché’, c’est-à-dire d’éduquer plus de monde et d’augmenter la demande globale. Quand je lance un projet, je souhaite avoir des concurrents, car cela valide le marché et accélère sa croissance. Au final, tout le monde est gagnant. C’est une vision d’abondance plutôt que de rareté.

‘Si on est 5 ou 6, on s’y retrouvera tous de toute façon parce que le marché va grossir. OK, plus de concurrents mais plus de demande, plus d’offre. Donc c’est bénéfique pour tout le monde hein.’

Quel est le principal moteur de Romain Pirotte, au-delà de l’argent ?

Mon moteur principal n’est pas l’argent, mais l’accomplissement et une insatisfaction quasi permanente envers moi-même. J’ai un besoin constant de créer, d’améliorer, et de relever de nouveaux défis. L’argent est une conséquence agréable de ce travail, mais la véritable satisfaction vient du fait de mener un projet à bien, de voir qu’il fonctionne et de tout de suite penser à la manière de le rendre encore meilleur. C’est cette quête infinie qui me motive à me lever chaque matin.

‘Mon moteur, c’est juste l’accomplissement. L’accomplissement et le fait que je suis jamais satisfait de moi-même. Hier, on a sorti James Trade (…) Bah moi je me focus que sur le négatif.’


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