Logo de l'épisode Monsieur-TK - Le parcours d'un créateur de contenu Crypto 📺 | E17 du podcast Les Makers | Podcast

Monsieur-TK – Le parcours d’un créateur de contenu Crypto 📺 | E17

Épisode diffusé le 10 juillet 2023 par Les Makers | Podcast

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De la chimie à la blockchain : mon plongeon inattendu dans l’univers crypto

Bonjour à tous, ici Monsieur TK. Quand on me demande comment tout a commencé, l’histoire semble presque invraisemblable. Imaginez un chimiste, passionné de jeux vidéo et de montage PC, qui se retrouve propulsé au cœur de la révolution de la crypto-monnaie. Ce n’était pas un plan de carrière, mais plutôt une suite de curiosités et d’opportunités qui ont façonné mon parcours. En 2016, l’écosystème crypto était encore une sorte de Far West numérique, surtout pour le public francophone. Je cherchais simplement un moyen de gagner un peu d’argent de poche, de quoi me payer un resto ou un nouveau jeu vidéo. L’idée de ‘gagner de l’argent avec son ordinateur’ avait toujours eu une connotation un peu douteuse, mais la crypto-monnaie semblait différente. Pourtant, le trading, avec ses graphiques complexes et ses heures d’analyse, ne me correspondait pas. J’avais un travail, une vie sociale, et l’idée de passer mes soirées à scruter des courbes ne m’enchantait guère.

C’est là que j’ai découvert le minage. L’idée était simple et élégante : utiliser la puissance de calcul de mon PC de gamer, quand je ne l’utilisais pas, pour faire travailler une blockchain et être récompensé pour cela. C’était la porte d’entrée parfaite. Pas d’investissement direct en euros, juste un peu plus sur la facture d’électricité et la satisfaction de participer à quelque chose de novateur. Au début, j’étais sceptique.

‘Je me suis dit ça sent un peu l’arnaque quoi. Générer de l’argent avec un ordinateur on l’a souvent vendu sur internet et c’est très très rarement vrai.’

Mais quand j’ai vu que je pouvais réellement convertir ces cryptos en euros sur mon compte bancaire, j’ai compris que ce n’était pas une chimère. Ce fut le début d’un effet boule de neige : une machine, puis deux, puis une installation plus sérieuse, jusqu’au jour où la question fatidique s’est posée : continuer mon travail de chimiste ou me lancer à 100% dans cette nouvelle passion ? La suite, vous la connaissez. Aujourd’hui, je partage cette passion et cette expertise avec des dizaines de milliers de personnes, en essayant de rendre cet univers complexe aussi accessible qu’un jeu de Lego.

Démystifier le minage de crypto : bien plus qu’un simple revenu passif

Quand on parle de ‘minage’, beaucoup de gens imaginent des caves sombres remplies d’ordinateurs qui ‘créent de l’argent magique’. La réalité est à la fois plus technique et beaucoup plus fascinante. Le minage n’est pas un acte de création monétaire ex nihilo ; c’est avant tout un travail essentiel à la survie et à la sécurité des blockchains comme celle du Bitcoin. En substance, les mineurs mettent à disposition leur puissance de calcul pour résoudre des problèmes mathématiques complexes. Chaque solution trouvée permet de valider un ‘bloc’ de transactions (par exemple, des envois de Bitcoin d’une personne à une autre) et de l’ajouter de manière immuable à la chaîne de blocs. Ce processus a deux fonctions vitales : il traite les transactions et, surtout, il sécurise le réseau contre les fraudes. Sans les mineurs, la blockchain serait vulnérable et ne pourrait pas fonctionner. C’est ce travail de sécurisation et de validation qui est récompensé.

C’est pour cela que j’aime comparer cette récompense aux dividendes d’une action. Quand vous investissez dans une entreprise comme Total, vous recevez une partie de ses bénéfices sous forme de dividendes parce que votre capital aide l’entreprise à fonctionner. Dans la crypto, c’est votre puissance de calcul ou vos jetons qui aident le réseau à fonctionner.

‘Si vous investissez par exemple chez Total ou chez liquide, toutes les années ils vous versent des dividendes et bien ici c’est un petit peu la même chose sauf que en crypto monnaie les dividendes, on les reçoit en moyenne tous les jours, tous les deux jours.’

Cette analogie permet de comprendre que ce n’est pas de l’argent ‘gratuit’. C’est la juste rémunération pour un service rendu au réseau. Ce service, au lieu d’être fourni par une banque centrale ou une institution financière, est décentralisé et assuré par des milliers de participants comme moi, et peut-être bientôt comme vous.

Minage, Staking, Nodes : Les trois piliers de mon système de revenus passifs

Mon approche ne se limite pas au minage traditionnel, qui est souvent le plus connu. L’écosystème a beaucoup évolué et offre aujourd’hui plusieurs manières de participer et de générer des revenus passifs. J’ai diversifié mes activités autour de trois piliers principaux : le minage, le staking et les nodes. Si ces termes vous semblent barbares, laissez-moi vous les expliquer simplement. Le minage, comme nous l’avons vu, utilise la puissance de calcul (Proof-of-Work) pour sécuriser le réseau. Il nécessite du matériel spécifique, comme des cartes graphiques (GPU) ou des machines dédiées (ASIC).

Le staking, quant à lui, est une alternative moins énergivore qui concerne les blockchains fonctionnant sur le principe de la ‘preuve d’enjeu’ (Proof-of-Stake). Au lieu de mettre à contribution votre puissance de calcul, vous ‘bloquez’ une certaine quantité de crypto-monnaies de ce réseau pour participer à la validation des transactions. En immobilisant vos jetons, vous montrez que vous avez un intérêt financier (‘stake’) à ce que le réseau fonctionne correctement. En récompense de cette mise sous séquestre et de votre participation, vous recevez de nouveaux jetons. C’est une méthode beaucoup plus accessible pour les débutants, car elle ne nécessite pas de matériel coûteux et bruyant.

Enfin, les nodes (ou nœuds) sont en quelque sorte les gardiens de la blockchain. Un node est un ordinateur qui exécute le logiciel d’une crypto-monnaie et qui conserve une copie complète de sa blockchain. En faisant tourner un node, vous participez directement à la validation et à la diffusion des transactions, renforçant ainsi la décentralisation et la robustesse du réseau. Certaines crypto-monnaies récompensent spécifiquement les opérateurs de nodes pour ce service crucial. Chacune de ces méthodes a ses propres avantages, inconvénients, et niveaux de complexité. La diversification entre ces trois piliers me permet de ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier et de m’adapter aux évolutions technologiques constantes du secteur.

Le mythe du minage en ligne : pourquoi je privilégie le matériel physique

Au début de l’aventure crypto, de nombreuses plateformes de ‘cloud mining’ ou ‘minage en ligne’ ont vu le jour. La promesse était alléchante : vous louiez de la puissance de calcul dans une ferme de minage lointaine sans avoir à vous soucier du matériel, du bruit ou de la chaleur. L’un des animateurs du podcast a d’ailleurs évoqué un souvenir marquant avec une plateforme nommée HashFlare.

‘C’était HashFlare. Je sais pas si tu te souviens. […] qui était parti avec notre argent, il me semble en 2017 ou en 2018.’

Cette anecdote, malheureusement, est loin d’être un cas isolé. L’histoire du cloud mining est jonchée d’arnaques et de schémas de Ponzi qui ont profité de la complexité du sujet pour flouer des investisseurs novices.

Ces expériences m’ont conforté dans mon choix de toujours posséder et contrôler mon propre matériel. C’est ce que j’appelle le minage ‘à la maison’. Bien sûr, cela demande un effort initial plus important : il faut choisir, acheter, monter et configurer les machines. Mais les avantages sont inestimables. Premièrement, vous avez la pleine propriété de vos actifs. La machine vous appartient, vous pouvez la revendre si besoin. Deuxièmement, vous avez un contrôle total sur son fonctionnement. Vous choisissez quelle crypto miner, quel pool de minage rejoindre, et vous pouvez optimiser les réglages pour maximiser la rentabilité. Troisièmement, et c’est peut-être le plus important, vous apprenez énormément. Monter un rig de minage, c’est une formidable leçon d’informatique, d’électricité et de finance. C’est en mettant les mains dans le cambouis que l’on comprend vraiment comment les choses fonctionnent. Le minage en ligne vous vend une simplicité qui se paie souvent par une perte de contrôle, de rentabilité et, dans le pire des cas, de votre capital. Avoir ses propres machines, c’est être véritablement acteur de la décentralisation, pas simplement un client lointain d’une promesse opaque.

Mon guide pour lancer votre opération de minage, même en partant de zéro

L’une des plus grandes satisfactions de mon travail est de voir des personnes, qui se pensaient totalement étrangères à cet univers, réussir à mettre en place leur propre système de minage. J’ai reçu des messages de maçons, de jardiniers, de gens qui, de leur propre aveu, n’avaient ‘jamais touché un ordinateur de leur vie si ce n’est pour aller sur Facebook’. Et pourtant, ils y sont arrivés. Pourquoi ? Parce que le processus, bien qu’intimidant de prime abord, peut être décomposé en étapes simples et logiques. C’est exactement comme monter un meuble IKEA ou construire un château en Lego : si vous suivez le plan, étape par étape, vous arriverez au résultat final. C’est cette approche que je m’efforce de transmettre dans mes tutoriels. Oubliez le jargon technique incompréhensible ; l’objectif est de vous donner une feuille de route claire pour que vous puissiez vous lancer en toute confiance, quelles que soient vos compétences de départ.

Étape 1 : Choisir votre crypto et le matériel adéquat

La toute première décision, et sans doute la plus cruciale, est de choisir quelle crypto-monnaie vous souhaitez miner. Ce choix va directement déterminer le type de matériel dont vous aurez besoin. On ne mine pas du Bitcoin avec le même équipement que l’on mine d’autres crypto-monnaies comme Monero ou Ethereum Classic.

‘Si vous voulez miner du Bitcoin, vous allez pas acheter la même machine que si vous voulez miner je sais pas moi une autre crypto monnaie par exemple du Monero. Ce sont deux types de machines différentes.’

Pour faire simple, il existe principalement deux grandes familles de matériel. D’un côté, les ASICs (Application-Specific Integrated Circuit), des machines ultra-spécialisées et très puissantes conçues pour ne miner qu’un seul algorithme spécifique, celui du Bitcoin par exemple. Elles sont très performantes mais aussi très chères, bruyantes et ne peuvent pas être réutilisées pour autre chose. De l’autre côté, on trouve le minage par cartes graphiques (GPU) ou même par processeurs (CPU). C’est la méthode la plus polyvalente et la plus accessible pour les débutants. Un ‘rig’ de minage est essentiellement un ordinateur optimisé, composé de plusieurs cartes graphiques montées sur un châssis. L’avantage est que vous pouvez miner une grande variété de crypto-monnaies et, si vous décidez d’arrêter, les cartes graphiques peuvent être revendues sur le marché de l’occasion aux gamers. La première étape consiste donc à faire vos recherches : quelles sont les cryptos les plus rentables à miner avec des GPU actuellement ? Quel est votre budget ? Ces questions vous orienteront vers le matériel le plus adapté à votre projet.

Étape 2 : L’installation et la configuration pour les débutants

Une fois le matériel reçu, vient l’étape qui peut sembler la plus technique : l’assemblage et la configuration. Mais pas de panique ! C’est ici que mes tutoriels entrent en jeu. Je vous guide littéralement pas à pas, comme si j’étais à côté de vous. On commence par monter la machine, ce qui ressemble beaucoup à l’assemblage d’un PC classique : on fixe la carte mère, on branche les cartes graphiques, l’alimentation, etc. Ensuite, il faut installer un système d’exploitation. Certains utilisent Windows, mais je recommande souvent des systèmes spécialisés comme HiveOS ou SimpleMining, qui sont conçus spécifiquement pour le minage et simplifient grandement la gestion.

La dernière partie est la configuration du logiciel de minage. Il s’agit d’un petit programme auquel vous devrez fournir trois informations clés : la crypto-monnaie que vous minez, l’adresse de votre portefeuille numérique (où seront envoyées vos récompenses) et l’adresse du ‘pool de minage’. Un pool est un groupement de mineurs qui mettent en commun leur puissance de calcul pour augmenter leurs chances de trouver un bloc et se partagent ensuite les récompenses. Miner seul est aujourd’hui quasi impossible pour un particulier. Une fois ces informations entrées, vous lancez le programme, et voilà ! Votre machine commence à ‘travailler’.

‘Je te fais un tuto qui t’explique comment monter la machine, comment l’installer et comment la configurer et puis à partir du moment où tu as réalisé toutes les étapes et que la machine est fonctionnelle, tu n’as entre guillemets plus rien à faire.’

La satisfaction de voir sa propre machine générer ses premières fractions de crypto est un moment vraiment unique.

Étape 3 : De l’investissement initial à la surveillance quotidienne

La question de l’investissement est évidemment centrale. Combien faut-il pour commencer ? Il n’y a pas de réponse unique, car cela dépend de vos ambitions et de vos moyens. On peut tout à fait démarrer petit.

‘Dans le minage traditionnel, on peut partir si on part sur une une petite installation de minage, il y a probablement moyen de s’en sortir pour aux alentours de 1000 € pour avoir vraiment quelque chose de très petit en neuf.’

Avec ce budget, on peut généralement acquérir un rig avec une ou deux cartes graphiques d’entrée/milieu de gamme. Il est aussi possible de trouver du matériel d’occasion pour réduire les coûts. L’important est de comprendre que le minage est un investissement : plus votre matériel est puissant (plus vous avez de ‘hashrate’), plus vous générerez de crypto-monnaies. Il n’y a pas de limite supérieure ; certains construisent des fermes de minage qui coûtent des millions.

Une fois l’installation fonctionnelle, le travail le plus difficile est fait. La phase de surveillance commence, et elle est bien moins chronophage qu’on ne pourrait le penser. Pour ma part, la routine est bien huilée.

‘Je le fais 2 minutes au réveil, 2 minutes avant d’aller dormir, le reste du temps. Si jamais il y a le moindre problème, je reçois une notification sur mon sur mon smartphone.’

La plupart des systèmes de minage modernes permettent un suivi à distance via une application mobile. Vous pouvez vérifier la température de vos cartes, leur vitesse de calcul, et être alerté en cas de panne. Ce n’est donc pas une activité qui vous cloue devant un écran. Une fois la machine lancée, elle travaille pour vous 24h/24, 7j/7. C’est la définition même d’un actif qui génère un revenu passif, à condition d’avoir bien réalisé les étapes de configuration initiales.

Devenir créateur de contenu crypto : le parcours du combattant passionné

Mon aventure en tant que créateur de contenu n’a jamais été préméditée. Je n’ai pas un jour décidé de ‘lancer un business sur YouTube’. Tout est parti d’un besoin que je ressentais personnellement et que je voyais chez les autres : le manque cruel de ressources techniques de qualité en français. En 2016-2017, pour apprendre à miner ou à configurer un node, il fallait se plonger dans des forums anglophones, remplis d’un jargon technique qui pouvait décourager même les plus motivés. Je passais mon temps à traduire et à simplifier ces informations pour moi-même et pour quelques amis. C’est de là qu’est née l’idée, presque par hasard, de partager ce travail de vulgarisation à plus grande échelle. Je voulais créer les ressources que j’aurais aimé trouver quand j’ai débuté. C’était une démarche de passionné, sans aucune attente financière au départ. Je voulais simplement aider les gens à naviguer dans cet écosystème complexe et passionnant. Le succès qui a suivi a été la plus belle des surprises, la preuve qu’en répondant à un vrai problème avec authenticité, on peut construire quelque chose de solide et durable.

La naissance de Monsieur TK : combler un vide dans l’écosystème francophone

Tout a commencé sur un blog. Avant même la première vidéo, j’écrivais des articles très détaillés pour expliquer les procédures que je mettais en place. C’était ma façon de documenter mon parcours et de partager mes découvertes. Régulièrement, des gens me posaient des questions et je les renvoyais vers des forums spécialisés. La réponse était presque toujours la même :

‘Écoute, je parle pas l’anglais, je parle pas l’anglais technique, c’est trop compliqué, j’y comprends rien.’

C’est ce retour qui a provoqué le déclic. Je me suis rendu compte qu’il y avait une barrière de la langue et de la technicité qui empêchait de nombreuses personnes curieuses de se lancer. J’étais dans une position unique : j’avais les compétences techniques, je maîtrisais l’anglais technique grâce à mon bagage scientifique et ma passion, et surtout, j’aimais expliquer les choses simplement.

C’est à ce moment précis que j’ai réalisé que je pouvais être un pont entre ces deux mondes.

‘Je me suis dit bah tiens, il y a le potentiel de faire des choses en français avec un langage simple pour que monsieur et madame tout le monde puisse se lancer.’

Le ‘marché’ de la vulgarisation crypto technique en français était quasiment vide. Alors que le monde anglophone était déjà saturé, ici, il y avait tout à construire. C’était une ‘niche’ parfaite. J’ai donc décidé de ne plus simplement renvoyer les gens vers des sources externes, mais de créer moi-même la source de référence en français. C’était le début de l’identité ‘Monsieur TK’, le gars qui traduit le langage des ‘geeks’ pour le rendre compréhensible par tous.

D’un simple article de blog à une chaîne YouTube à succès

La transition vers la vidéo s’est faite sur la suggestion d’un lecteur de mon blog. Un jour, un commentaire a attiré mon attention : ‘Tes articles sont super, mais je pense que ça pourrait bien fonctionner en format vidéo’. Je n’y avais jamais pensé. Pour moi, YouTube, c’était les grands noms du jeu vidéo ou de la science comme Joueur du Grenier ou ‘C’est pas sorcier’. L’idée de me mettre face caméra me semblait étrange, mais la curiosité l’a emporté. Ma toute première vidéo est un souvenir assez cocasse.

‘Je me mets face caméra et en fait je lis, réellement je lis un de mes articles que j’avais écrit. […] C’est dégueulasse, c’est mal monté. On voit clairement mes yeux qui lisent le texte.’

Visuellement, c’était une catastrophe. Et pourtant, le résultat a été immédiat et sans appel. L’article de blog avait fait une vingtaine de vues en une semaine ; la vidéo en a fait cent ou deux cents en une seule journée. C’est là que j’ai compris la puissance du format vidéo. Même si la forme était mauvaise, le fait d’entendre une voix, de voir un visage, créait une connexion bien plus forte que le simple texte. Ce premier test m’a convaincu de persévérer. Je me suis découvert une véritable passion pour le fait d’être derrière la caméra, d’expliquer, de structurer mes pensées pour les rendre les plus claires possible. La chaîne YouTube n’est donc pas née d’une stratégie marketing, mais d’une expérience, d’une suggestion et de la découverte inattendue d’un plaisir à transmettre mon savoir via ce nouveau médium.

Ma philosophie : se lancer sans artifices, avec ce que l’on a

Beaucoup de gens qui veulent se lancer sur YouTube se bloquent en pensant qu’il leur faut un équipement de professionnel : une caméra à 10 000 euros, un micro de studio, un éclairage parfait. Mon parcours est la preuve vivante du contraire. Mes débuts étaient l’incarnation du ‘système D’.

‘J’ai filmé avec une vieille GoPro, je me souviens, je la faisais […] tenir avec des aiguilles à tricoter. C’était fixé, c’était un système à l’arrache. J’avais pas de trépied, j’avais pas d’éclairage.’

Je me servais de la lumière de ma fenêtre, ce qui créait des ombres pas très esthétiques, mais peu importe. Le contenu primait sur le contenant.

On peut commencer avec le strict minimum. Votre smartphone aujourd’hui filme probablement en 4K. C’est largement suffisant. S’il y a un seul investissement à faire au début, ce n’est pas dans la caméra, mais dans le son.

‘Il vaut mieux privilégier un bon audio qu’une bonne vidéo parce que au final si tu regardes une vidéo pas top en qualité, ça peut passer, que si tu as un son qui est dégueulasse, bah voilà.’

Les gens peuvent tolérer une image moyenne, mais un son inaudible les fera fuir immédiatement. Un simple micro-cravate à 20 ou 30 euros peut transformer radicalement la qualité perçue de vos vidéos. Le message que j’essaie de faire passer est simple : ne laissez pas le matériel être une excuse pour ne pas vous lancer. Si votre idée est bonne, si votre contenu apporte de la valeur, si vous êtes authentique, le public vous suivra. L’amélioration technique viendra avec le temps, quand la chaîne commencera à grandir. L’important, c’est de commencer.

Naviguer dans la tempête : survivre et prospérer durant un Bear Market

L’écosystème crypto est cyclique. Il y a des périodes d’euphorie intense, les ‘Bull Runs’, où tout le monde s’intéresse au sujet, et des périodes de déprime, les ‘Bear Markets’, où l’intérêt général s’effondre. Être un créateur de contenu dans ce domaine signifie que mon activité est directement corrélée à ces cycles. Quand le marché est au plus haut, mes statistiques explosent. Quand il s’effondre, tout ralentit. C’est une réalité à laquelle il faut se préparer, non seulement financièrement, mais aussi mentalement. Le dernier Bear Market a été rude, pas seulement pour mon portefeuille, mais aussi pour mon moral de créateur. Voir des vidéos, sur lesquelles on a passé des heures, faire une fraction des vues habituelles peut être très déstabilisant.

‘Autant le Bear Market de la crypto, j’y étais bien préparé, autant le Bear Market des réseaux sociaux, j’y étais beaucoup moins.’

C’est une double peine : vos investissements baissent et votre visibilité aussi. Cela pousse à se remettre en question, à douter de la qualité de son propre travail. Mais avec l’expérience, on apprend à gérer ces phases.

L’impact double : sur le portefeuille et sur les statistiques

Le lien entre le prix du Bitcoin et l’intérêt du grand public est direct et brutal. En plein Bull Run, n’importe quelle vidéo sur le sujet peut faire des centaines de milliers de vues. Les gens sont avides d’informations, ils veulent participer à la fête. Durant cette période, ma chaîne et mon compte Twitter connaissaient une croissance exponentielle. C’est grisant, mais aussi dangereux si l’on pense que c’est la nouvelle norme. Car la descente est tout aussi rapide. Dès que le marché se retourne, la crypto-monnaie disparaît des radars médiatiques et l’intérêt du public s’évapore.

‘Pour le moment le marché des crypto monnaie est pas au plus haut, ça intéresse plus trop les gens, bah effectivement toutes mes statistiques que ce soit YouTube, Twitter ou autres sont en baisse.’

Ce ‘Bear Market des réseaux sociaux’ est psychologiquement difficile. On se demande : ‘Est-ce que c’est moi ? Est-ce que mon contenu est devenu mauvais ?’. La vérité, c’est que votre audience principale, celle des passionnés, est toujours là. Mais la grande masse de curieux, attirée par l’appât du gain rapide, est repartie vers d’autres horizons. Il faut accepter cette réalité et ne pas la prendre personnellement. C’est une phase de consolidation, où seuls les créateurs et les investisseurs avec une vision à long terme restent. C’est aussi une opportunité de créer du contenu plus profond, plus technique, pour le public de connaisseurs qui est encore présent et attentif.

Pourquoi ce Bear Market ne m’effraie pas : la sagesse des cycles

Ayant rejoint l’écosystème en 2016, ce n’est pas mon premier rodéo. J’ai connu le grand Bear Market de 2018, et cette expérience change tout. La première fois, c’est stressant. On voit tout s’effondrer, on ne sait pas si ça va remonter un jour, on doute de tout le projet.

‘Autant pour le premier j’étais un peu stressé, un peu embêté parce que bah voilà, c’est la première fois que ça t’arrive, tu sais pas trop comment ça se passe. Autant ici, je t’avoue que ça me touche pas plus que ça.’

Aujourd’hui, je vis cette période beaucoup plus sereinement. Je sais que c’est un cycle naturel et même nécessaire. Le marché a besoin de ces phases de purge pour se débarrasser des excès et des projets sans fondement, pour repartir sur des bases plus saines.

Cette confiance n’est pas de l’optimisme aveugle, elle est basée sur l’observation des cycles passés. Après chaque grand marché baissier, un nouveau marché haussier a suivi, atteignant des sommets encore plus élevés. Je reste donc extrêmement confiant pour l’avenir. Ces périodes plus calmes sont aussi l’occasion de construire, d’apprendre, de préparer le terrain pour le prochain cycle. Pour un créateur, c’est le moment idéal pour affiner sa stratégie, créer du contenu de fond qui restera pertinent, et renforcer le lien avec sa communauté la plus fidèle. Le Bear Market est un filtre : il fait fuir les touristes et ne laisse que les bâtisseurs. Et c’est avec ces derniers que l’on construit l’avenir.

Conclusion : Le véritable investissement, c’est la curiosité et le passage à l’action

Mon parcours, de la paillasse d’un laboratoire de chimie aux fermes de minage de mon salon, peut sembler atypique, mais il est porteur d’un message universel : n’ayez pas peur de l’inconnu. L’univers de la crypto-monnaie, avec son jargon et sa technicité, peut paraître être une forteresse réservée à une élite de geeks. J’espère vous avoir montré qu’il n’en est rien. Avec les bonnes ressources et une approche étape par étape, des concepts comme le minage, le staking ou les nodes deviennent accessibles à tous. Le plus grand obstacle n’est pas technique, il est psychologique. C’est la peur de ne pas comprendre, la peur de se lancer.

De la même manière, le monde de la création de contenu sur des plateformes comme YouTube peut sembler saturé et intimidant. On se compare aux plus grands, on se sent illégitime. Pourtant, mon expérience le prouve : l’authenticité, la passion et la volonté de répondre à un vrai besoin peuvent vous mener bien plus loin que le matériel le plus cher. Tout a commencé pour moi avec un article de blog lu maladroitement devant une GoPro instable. L’important n’est pas la perfection, mais le premier pas.

Que ce soit pour générer un revenu complémentaire avec la crypto ou pour partager une passion avec le monde, la clé est la même. Soyez curieux, formez-vous, trouvez les personnes qui vulgarisent et rendent les choses simples, et surtout, lancez-vous. N’attendez pas d’avoir le plan parfait ou l’équipement idéal. L’action précède la clarté. J’espère que mon histoire vous inspirera à faire ce premier pas, quel que soit le domaine qui vous passionne.


Foire Aux Questions (FAQ)

Quel est l’investissement initial pour commencer le minage de crypto ?

L’investissement de départ pour le minage de crypto-monnaie est flexible et peut s’adapter à différents budgets. Il n’est pas nécessaire d’investir des sommes colossales pour débuter. Pour une petite installation neuve, on peut commencer à monter un système fonctionnel avec un budget d’environ 1000 euros. Cette somme permet généralement d’acquérir les composants de base, incluant une ou deux cartes graphiques d’entrée de gamme, une carte mère, une alimentation et un châssis. Il est également possible de réduire considérablement ce coût initial en se tournant vers le marché de l’occasion pour les composants, notamment les cartes graphiques. L’important est de comprendre que la rentabilité sera proportionnelle à la puissance de votre installation ; plus vous investissez, plus votre potentiel de gain augmente. Mais commencer petit permet de se familiariser avec le processus sans prendre de risques financiers majeurs.

‘On peut partir si on part sur une une petite installation de minage, il y a probablement moyen de s’en sortir pour pardon, aux alentours de 1000 € pour avoir vraiment quelque chose de très petit en neuf si tu pars sur de l’occasion, il y a peut-être moyen d’économiser un peu.’

Le minage de crypto est-il vraiment une source de revenu passif ?

Oui, le minage de crypto-monnaie est l’une des formes les plus pures de revenu passif dans l’écosystème numérique, une fois la phase initiale de mise en place terminée. L’analogie la plus juste est celle des dividendes versés par une action. Après un effort initial consistant à acheter, assembler et configurer le matériel, la machine travaille pour vous de manière autonome, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Elle valide des transactions et sécurise le réseau sans que vous ayez à intervenir activement. La surveillance requise est minimale, souvent quelques minutes par jour via une application sur smartphone pour vérifier que tout fonctionne correctement. C’est cet aspect ‘installe-le et oublie-le’ qui le rend si attractif pour ceux qui, comme moi, ne souhaitent pas passer leurs journées à analyser des graphiques de trading.

‘On pourrait voir un petit peu ça comme les dividendes d’une d’une société d’une action dans laquelle vous avez investi. […] ici c’est un petit peu la même chose sauf que en crypto monnaie les dividendes, on les reçoit en moyenne tous les jours, tous les deux jours.’

Faut-il être un expert en informatique pour se lancer dans le minage ?

Absolument pas. C’est l’un des plus grands mythes que je m’efforce de déconstruire. Bien que le minage semble être une activité réservée aux ‘geeks’, la réalité est que n’importe qui peut s’y mettre en suivant des tutoriels bien conçus. De nombreuses personnes qui me suivent et qui ont réussi à monter leur installation viennent de milieux professionnels très éloignés de l’informatique, comme le bâtiment ou le jardinage. Le processus est comparable à l’assemblage d’un meuble en kit ou à la construction d’un modèle en Lego : si vous suivez le guide étape par étape, vous y arriverez. La clé est de trouver des ressources pédagogiques qui décomposent le processus en actions simples et compréhensibles, ce qui est précisément l’objectif de ma chaîne YouTube.

‘J’ai aussi des maçons, des jardiniers, donc des personnes qui ont jamais touché un ordinateur de leur vie […] et des personnes qui arrivent grâce justement bah voilà à des tutos à des threads où j’explique vraiment étape par étape […] c’est un petit peu comme des Lego hein. si tu suis le plan, tu au final tu y arrives.’

Comment gérer la baisse de motivation pendant le Bear Market ?

Le Bear Market est un test d’endurance psychologique, surtout pour un créateur de contenu. La chute des statistiques (vues, abonnés) est inévitable car l’intérêt du grand public diminue. La première fois, cela peut être très déstabilisant et mener à une remise en question. L’expérience des cycles précédents est la meilleure arme. Avoir déjà vécu un marché baissier et l’avoir vu suivi d’un nouveau marché haussier permet de relativiser et de ne pas paniquer. Je me concentre sur le fait que c’est une phase temporaire et naturelle. Je sais que mon audience la plus fidèle est toujours là. Cela m’aide à rester serein, à me concentrer sur la création de contenu de fond et à me rappeler que ces périodes sont des opportunités pour construire sur des bases saines, loin de l’effervescence spéculative.

‘Autant pour le premier j’étais un peu stressé, un peu embêté parce que bah voilà, c’est la première fois que ça t’arrive, tu sais pas trop comment ça se passe. Autant ici, je t’avoue que ça me touche pas plus que ça. Enfin c’est c’est embêtant, c’est ennuyant mais je ne me tracasse pas.’

Quel est le meilleur réseau social pour parler de crypto-monnaie ?

Chaque plateforme a sa propre audience et sa propre culture, mais si je devais en choisir un, ce serait sans hésiter Twitter (maintenant X). C’est l’épicentre de la conversation crypto mondiale. Toutes les grandes communautés, les développeurs, les fondateurs de projets et les analystes y sont présents. C’est la plateforme idéale pour l’information en temps réel, les débats techniques et le partage de ‘threads’ éducatifs. YouTube est un excellent complément pour le contenu de fond, les tutoriels et les explications détaillées. D’autres plateformes comme Instagram ou TikTok sont plus difficiles à percer pour un contenu crypto sérieux, car leur audience est davantage en quête de divertissement rapide. La stratégie gagnante est donc de se concentrer sur le duo Twitter/YouTube, qui sont les deux piliers de la communauté crypto en ligne.

‘Typiquement si tu veux te lancer dans la crypto monnaie, si tu dois privilégier un réseau social, c’est clairement Twitter. Twitter et YouTube. les autres ça vient après.’

Quel matériel recommandez-vous pour un débutant sur YouTube ?

Le plus grand conseil que je puisse donner est de ne pas laisser le matériel être un frein pour commencer. Vous n’avez pas besoin d’un studio professionnel. J’ai commencé avec une vieille GoPro que je calais avec des objets de fortune. L’essentiel est de se lancer avec ce que l’on a. Cependant, s’il y a un seul investissement à privilégier au début, c’est la qualité audio. Le public est beaucoup plus indulgent avec une image de qualité moyenne qu’avec un son de mauvaise qualité. Un son grésillant ou lointain fera fuir les spectateurs. Un simple micro-cravate, que l’on peut trouver pour 20 à 50 euros, améliorera drastiquement la qualité perçue de vos vidéos. Pour l’image, votre smartphone est souvent amplement suffisant au départ. L’important est le contenu et l’authenticité, pas la course à l’armement technologique.

‘Il vaut mieux privilégier un bon audio qu’une bonne vidéo parce que au final si tu regardes une vidéo pas top en qualité, ça peut te passer que si tu as un son qui est dégueulasse, bah voilà. Donc c’est vrai que mon premier achat […] ça a été un un micro.’

Comment transformer un contenu écrit (blog) en vidéo YouTube ?

La réutilisation de contenu est une stratégie extrêmement puissante. Mon passage à YouTube a commencé exactement de cette manière. La méthode la plus simple, celle que j’ai utilisée pour ma toute première vidéo, est de prendre un de vos articles de blog existants et de vous en servir comme script. Au début, je l’ai littéralement lu face caméra. Bien que le résultat n’était pas parfait visuellement, cela a prouvé l’efficacité du concept. Avec le temps, on apprend à s’approprier le texte pour le rendre plus naturel à l’oral. L’article sert de structure, de feuille de route, mais on peut y ajouter des anecdotes, des exemples visuels, et son énergie personnelle. C’est une excellente façon de débuter car le travail de recherche et de structuration du contenu est déjà fait, ce qui permet de se concentrer uniquement sur la performance face caméra et le montage.

‘La toute première vidéo que je fais sur YouTube en fait c’est je me mets face caméra […] et en fait je lis, réellement je lis un de mes articles que j’avais écrit et je lis mon article et je publie ça sur le truc. […] là où l’article avait fait une vingtaine de vues sur une semaine. bah là la vidéo elle fait 100 ou 200 vues sur une journée.’


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