Pourquoi j’ai choisi de rester solopreneur : une ode à la liberté et à la sérénité
Dans le monde de l’entrepreneuriat, on nous présente souvent une image binaire, presque caricaturale. Comme je le disais dans mon podcast, ‘il y a deux camps. Il y a ceux qui bossent en équipe et il y a ceux qui se la jouent solo’. D’un côté, l’entreprise, la vraie, celle de l’imaginaire collectif : des bureaux, des salariés, une hiérarchie, des réunions… C’est le symbole de la réussite, la preuve que le business ‘tourne’. De l’autre, il y aurait les ‘solos’, ces indépendants qui, malgré leur poids économique non négligeable – plus de 10% des actifs en France – sont parfois perçus avec une pointe de condescendance. Combien de fois ai-je entendu cette petite phrase, souvent dite avec bienveillance mais qui en dit long : ‘J’ai créé une société parce que ça fait plus sérieux’. Sous-entendu, si tu es seul, c’est que tu ne vois pas grand, que ton activité stagne. Bref, ‘c’est un peu la loose’. Et là, je ne suis absolument pas d’accord.
Cet article n’est pas un guide stratégique comme les autres. C’est une plongée dans mes coulisses, une réflexion personnelle que je ressens le besoin de partager. Parce que je suis arrivée à un point de maturité dans mon entreprise où la question de ‘structurer’ et de recruter se pose légitimement. Pourtant, je choisis, délibérément, de rester solopreneur. Ce n’est pas par défaut, par peur ou par manque d’ambition. C’est un choix stratégique, un choix de vie, aligné avec mes valeurs les plus profondes. À travers ces lignes, je veux déconstruire le mythe de la croissance à tout prix et explorer avec vous pourquoi le chemin du ‘me, myself and I’ peut être non seulement viable, mais profondément épanouissant et intelligent. Nous allons explorer ensemble les zones d’ombre, les sacrifices réels de ce statut, mais aussi et surtout ses avantages lumineux, ceux qui, pour moi, pèsent bien plus lourd dans la balance. C’est une invitation à remettre en question la définition même du succès entrepreneurial.
Les sacrifices cachés du solopreneur : un regard honnête sur les inconvénients
Avant de célébrer les lauriers de l’indépendance, il est crucial d’être lucide. Le chemin du solopreneur n’est pas pavé que de roses et de liberté. Il comporte des défis bien réels, des contraintes invisibles qui peuvent peser lourd si on n’y est pas préparé. Ignorer ces aspects serait malhonnête et contre-productif. Car c’est en comprenant ces difficultés qu’on peut mettre en place les systèmes pour les surmonter et, finalement, apprécier pleinement les avantages de ce statut. Ce sont les trois piliers de la difficulté que j’ai identifiés au fil de mon parcours, trois épreuves qui forgent le caractère de tout entrepreneur solo.
La solitude du coureur de fond : comment maintenir la motivation sans équipe ?
Le premier défi, et peut-être le plus évident, c’est celui de l’auto-motivation. Quand vous êtes seul, personne n’est là pour vous donner le rythme. Il n’y a pas de collègue qui arrive à 9h et dont la simple présence vous incite à vous mettre au travail. Comme je le disais, ‘personne ne vous dira bah tiens, on a une réunion donc il faut qu’on démarre à 9h pile’. La seule impulsion vient de vous-même. Cette absence de cadre externe est une arme à double tranchant. Pour certains, c’est la liberté ultime. Pour d’autres, c’est un gouffre de procrastination.
La discipline devient alors votre meilleure alliée. Il faut être capable de se créer ses propres rituels, ses propres horaires, et de s’y tenir avec une rigueur quasi militaire. Le matin, quand l’envie de passer ‘une heure sur LinkedIn, sur Insta ou je ne sais où’ se fait sentir, il n’y a pas de regard désapprobateur pour vous remettre dans le droit chemin. Il n’y a que votre propre conscience professionnelle. C’est un test constant de volonté. Pour y parvenir, il faut développer une clarté absolue sur ses objectifs à court, moyen et long terme. Pourquoi je fais ça ? Qu’est-ce que je veux accomplir aujourd’hui, cette semaine, ce trimestre ? Sans cette vision, le moteur interne s’essouffle vite. C’est un combat quotidien qui demande une grande connaissance de soi et une capacité à être à la fois son propre employé et son propre manager, son propre bourreau et son propre supporter. Clairement, ‘c’est pas fait pour tout le monde’.
Le silence créatif : quand l’absence de ping-pong intellectuel pèse
Le deuxième grand sacrifice est d’ordre intellectuel et créatif. Je garde un souvenir très vif de mes années en agence, de ces moments de co-création intenses. Je me souviens notamment de ce ‘ping-pong d’idées en permanence’ avec ma collègue Delphine. On s’enfermait une heure et on se ‘balançait des idées’, chacune rebondissant sur la proposition de l’autre. En une heure, nous abattions un travail qui m’aurait pris une journée entière seule, sans parler de la qualité du résultat final, enrichi par deux perspectives différentes. Cette synergie, cette émulation collective, est l’un des plus grands trésors du travail en équipe.
En tant que solopreneur, cette ressource n’existe pas au quotidien. Vous êtes seul face à votre page blanche, seul pour débloquer une situation complexe, seul pour valider la pertinence d’une nouvelle idée. Bien sûr, il existe des palliatifs : les groupes de mastermind, les discussions avec des pairs, les coachs… Mais cela reste ponctuel. Le brainstorming spontané au détour d’un couloir, la petite question jetée à la volée qui débloque tout un raisonnement, ça, c’est une richesse que l’on perd. Il faut donc apprendre à être son propre sparring-partner, à jouer l’avocat du diable contre ses propres idées, à multiplier les sources d’inspiration externes pour nourrir sa créativité en vase clos. C’est un exercice exigeant qui demande de structurer activement sa pensée et de ne jamais cesser d’apprendre pour éviter de tourner en rond dans son propre schéma mental.
Le syndrome de l’homme-orchestre : la limite infranchissable des 24 heures
Enfin, le troisième et implacable désavantage : le temps. ‘Il y a 24 heures seulement dans une journée.’ Cette vérité universelle prend une dimension critique pour le solopreneur. Être seul aux commandes signifie être ‘multi spécialiste’. Vous n’êtes pas seulement l’expert qui délivre la prestation au cœur de votre activité. Vous êtes aussi le comptable, le responsable marketing, le community manager, le commercial, le service client, le technicien informatique… Vous devez gérer toutes les fonctions support qui, dans une entreprise structurée, sont assurées par des équipes dédiées.
Cette multiplication des casquettes a deux conséquences majeures. D’abord, la dilution de l’expertise. On ne peut pas être excellent partout. On est donc contraint de devenir ‘bon’ dans de nombreux domaines, au détriment peut-être de l’excellence dans notre cœur de métier. Ensuite, la limitation physique. Même avec la meilleure organisation du monde, votre capacité de production est plafonnée. Vous ne pouvez pas être en rendez-vous client, créer du contenu, répondre à vos emails et faire votre facturation en même temps. Ce plafond de verre est la principale raison qui pousse les solopreneurs à recruter. C’est une limite fondamentale du modèle. Accepter d’être solopreneur, c’est accepter que ‘on va pas pouvoir tout faire, on va pas pouvoir aller aussi loin probablement qu’on le souhaiterait peut-être dans chaque activité’. C’est un renoncement conscient à l’omniscience et à l’omnipotence.
Les super-pouvoirs de l’indépendance : les avantages qui changent tout
Après avoir dressé ce tableau lucide des difficultés, vous vous demandez peut-être pourquoi, en toute connaissance de cause, je persiste et je signe. La réponse est simple : pour moi, les avantages du solopreneuriat ne se contentent pas de compenser les inconvénients, ils les transcendent. Ils touchent à des aspects si fondamentaux de ma personnalité et de ma vision de la vie que le choix devient une évidence. Ce sont ces ‘super-pouvoirs’ que je veux maintenant partager avec vous, car ils constituent le cœur de ma décision de rester ‘me, myself and I’.
La simplicité comme stratégie : le statut micro-entrepreneur, une porte d’entrée libératrice
Le premier avantage, et non des moindres, est d’ordre structurel et administratif. En France, le statut de micro-entrepreneur est une véritable révolution. Je pèse mes mots. ‘Personnellement, je pense que je me serais jamais lancé ou en tout cas beaucoup plus tard dans l’entrepreneuriat s’il y avait pas eu le statut auto-entrepreneur’. Pourquoi ? La simplicité. Créer une société classique peut être un parcours du combattant : rédaction des statuts, expert-comptable, avocat, frais de publication… C’est un univers intimidant qui peut paralyser l’envie d’entreprendre. La micro-entreprise, c’est l’inverse. Vous allez sur internet, et en quelques clics, c’est fait. La barrière à l’entrée est quasi inexistante.
Mais la simplicité ne s’arrête pas à la création. La gestion au quotidien est d’une fluidité déconcertante. Pas de bilan à déposer, pas de comptabilité complexe. Un simple suivi des recettes et des dépenses suffit. Et jusqu’à un certain seuil, pas de gestion de la TVA, ce qui simplifie énormément la facturation et la tarification. Fiscalement, le modèle est aussi très attractif, surtout pour les métiers de service comme le mien où les charges sont faibles. On est imposé sur le chiffre d’affaires, pas sur les bénéfices, à un taux d’environ 22%. Et la cerise sur le gâteau, c’est l’option pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. En payant un petit pourcentage supplémentaire (1 à 2%), on s’acquitte de la majeure partie de son impôt sur le revenu en même temps que ses cotisations. C’est d’une lisibilité et d’une tranquillité d’esprit incroyables. Ce statut n’est pas une fin en soi, mais c’est un formidable outil qui enlève une charge mentale administrative et fiscale énorme, nous permettant de nous concentrer sur l’essentiel : notre métier.
L’allègement de la charge mentale : dire adieu à la responsabilité managériale
J’ai été manager pendant plus de dix ans. J’ai aimé ça, sincèrement. Mais je sais aussi l’énergie que cela demande. Ma façon de manager était celle de la ‘maman louve’, très protectrice, très impliquée dans le bien-être de mes équipes. C’était gratifiant, mais ‘assez épuisante parce que je faisais partie de ces managers (…) très protectrice avec mes équipes et ça (…) ça me bouffe beaucoup beaucoup beaucoup d’énergie’. Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir tourné cette page. Ne plus avoir de responsabilité managériale est un luxe que je savoure chaque jour.
Cette responsabilité va bien au-delà de la simple gestion de tâches. C’est une responsabilité humaine. Quand vous embauchez quelqu’un, ou même quand vous faites travailler un freelance de manière récurrente, vous portez une part de sa stabilité financière. ‘Quand elle fonctionne pas [votre activité], ben c’est plus compliqué parce que vous avez le salaire de ces personnes-là entre vos mains’. Cette pression de devoir ‘faire rentrer le chiffre’ pour payer les salaires à la fin du mois est une charge mentale immense. C’est une épée de Damoclès qui peut influencer vos décisions stratégiques, vous pousser à accepter des projets qui ne vous correspondent pas, simplement pour assurer les fins de mois de l’équipe. En restant solo, je suis la seule responsable de ma propre sécurité financière. C’est une pression, certes, mais elle ne concerne que moi. Et cette légèreté n’a pas de prix.
La liberté absolue comme boussole : le véritable luxe du solopreneur
C’est le point culminant, l’avantage ultime qui justifie tous les sacrifices : la liberté. Une liberté totale, à 360 degrés, qui infuse chaque aspect de mon entreprise et de ma vie. C’est un élément si central pour moi que je ne pourrais plus m’en passer. Quand on travaille en équipe, chaque décision doit être communiquée, expliquée, parfois négociée. Les processus sont plus lents, plus rigides. En solo, je suis un hors-bord agile, pas un paquebot. ‘Si j’ai envie de faire d’une certaine façon lundi mais que mardi je me dis non finalement, c’est pas ça que je veux faire, j’ai pas besoin de réexpliquer tout ça aux personnes avec qui je travaille’.
Cette liberté se décline à l’infini. Liberté de stratégie : je peux décider de pivoter du jour au lendemain, de lancer un nouveau produit sur un coup de tête, sans mettre en péril l’organisation ou les postes de qui que ce soit. Liberté de timing : je peux décider d’enregistrer mon podcast à la dernière minute, sans impacter le planning d’un monteur. Je peux condenser mon travail sur trois jours et prendre un long week-end sans demander la permission. Liberté de modèle économique : je peux tester un abonnement, puis revenir à des lancements ponctuels, sans perturber une équipe commerciale. Mais la plus précieuse de toutes, c’est la liberté de rythme. ‘Parfois la vie perso, elle a besoin de prendre plus de place’. Un enfant malade, un projet personnel passionnant, un coup de fatigue, ou un événement heureux… En tant que solopreneur, je peux adapter mon activité instantanément. Je peux décider de lever le pied pendant un mois, ou au contraire d’accélérer à fond. Cette capacité à synchroniser ma vie professionnelle avec ma vie personnelle sans friction est, pour moi, la définition même du succès.
Redéfinir le succès : quand ‘rester petit’ est un choix de croissance personnelle
Nous arrivons au cœur du sujet : la notion même de succès. La société, et en particulier l’écosystème entrepreneurial, nous martèle un message unique : il faut croître. Plus de chiffre d’affaires, plus d’employés, plus de parts de marché. La croissance est présentée comme l’unique indicateur de santé et de réussite d’une entreprise. Et je ressens cette pression, même si elle est bienveillante. Ces amis, ces pairs qui me disent : ‘mais attends, tu devrais passer en entreprise structurée, avoir des employés et cetera. Tu peux le faire’. Et ils ont raison, je pourrais. Mais la vraie question est : est-ce que j’en ai envie ?
Et la réponse, pour l’instant, est non. Parce que mon objectif premier n’est pas d’exploser les plafonds. Mon objectif est de construire une activité qui me nourrit, intellectuellement et financièrement, tout en préservant ma sérénité et ma liberté. Le solopreneuriat a ses limites, c’est une évidence. On se retrouve ‘bloqué en terme de compétence, en terme de chiffre d’affaires et en terme de revenu’. Mais ce ‘blocage’ n’est pas forcément un échec. Il peut être un plafond de verre choisi, un cadre délibérément défini pour optimiser autre chose que la croissance pure : la qualité de vie, la flexibilité, la santé mentale. Choisir de rester solopreneur, c’est affirmer que l’on peut ‘être super bien, épanoui et gagner très bien sa vie’ sans cocher les cases du succès traditionnel. C’est un acte de rébellion douce contre un modèle unique, une façon de dire que ma définition du succès m’appartient. Mon quotidien est ‘plus serein en solo qu’il ne le serait en entreprise formalisée’. Et pour moi, aujourd’hui, cette sérénité est la plus grande des richesses.
Conclusion : être solopreneur, un chemin, pas une fatalité
Au terme de cette réflexion, il est clair que le solopreneuriat n’est pas une solution universelle. ‘C’est pas du tout fait pour tout le monde’, et c’est très bien ainsi. Ce chemin demande une grande rigueur, une capacité à composer avec l’incertitude et la solitude, et une volonté de porter plusieurs casquettes. Il faut être à l’aise avec l’idée que son potentiel de croissance sera, par nature, limité par son propre temps et sa propre énergie. Cependant, il est essentiel de cesser de le voir comme un statut de seconde zone, une étape à franchir au plus vite.
Pour beaucoup d’entre nous, et j’en fais partie, c’est une destination. Un modèle d’affaires mûrement réfléchi qui privilégie l’agilité à la taille, la liberté à la structure, et la sérénité au stress de la croissance exponentielle. Grâce à des outils comme le statut de micro-entrepreneur, il n’a jamais été aussi simple et sécurisant de se lancer et de prospérer seul. Alors si vous ressentez cette pression extérieure de devoir ‘grandir’ à tout prix, si vous doutez de la légitimité de votre modèle solo, j’espère que mon témoignage vous apportera une autre perspective. N’ayez pas honte de vos choix. Le plus grand succès, c’est de construire une entreprise qui ressemble à la vie que vous voulez mener. Et parfois, cette vie est plus riche, plus libre et plus heureuse en solo.
Foire Aux Questions sur le Solopreneuriat
1. Quels sont les principaux inconvénients de travailler en tant que solopreneur ?
Travailler seul présente trois défis majeurs. Le premier est la nécessité d’une auto-discipline de fer pour rester motivé sans la structure d’une équipe. Le second est le manque de stimulation créative et de confrontation d’idées que procure le travail collaboratif. Enfin, le troisième est la limitation physique du temps : une seule personne ne peut gérer à la fois la production, le marketing, la vente et l’administratif, ce qui crée un plafond naturel au développement de l’activité. C’est un équilibre constant entre liberté et contraintes.
‘Cette co-création, c’est quelque chose qu’on n’a pas, en tout cas plus rarement, quand on travaille solo. (…) Il y a 24 heures seulement dans une journée. (…) Être solopreneur, ça veut dire être multi spécialiste.’
2. Le statut de micro-entrepreneur est-il vraiment avantageux fiscalement ?
Oui, pour de nombreux profils, en particulier dans le secteur des services avec peu de frais. Son principal avantage réside dans son mode de calcul : les cotisations et impôts sont basés sur le chiffre d’affaires encaissé, et non sur les bénéfices. De plus, l’option pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu est très intéressante. Elle permet, en payant un faible pourcentage supplémentaire sur son chiffre d’affaires, de s’acquitter de la quasi-totalité de son impôt sur le revenu, simplifiant considérablement la gestion et offrant une grande visibilité sur sa fiscalité.
‘Non seulement j’ai une entreprise qui paye peu d’impôts, mais en plus, je vais payer très peu d’impôts sur le revenu. (…) Ce statut de micro-entreprise permet d’avoir quand même une fiscalité qui est largement réduite.’
3. Comment un solopreneur peut-il éviter l’isolement et le manque de créativité ?
Bien que le travail quotidien soit solitaire, un solopreneur doit activement chercher des interactions pour briser l’isolement et nourrir sa créativité. Cela peut passer par l’intégration de réseaux d’entrepreneurs, la participation à des groupes de mastermind, le recours ponctuel à des coachs ou mentors, ou simplement en organisant des sessions de travail avec d’autres indépendants. Il est crucial de recréer artificiellement les conditions d’échange et de ‘ping-pong’ intellectuel que l’on trouve naturellement dans une équipe pour ne pas rester bloqué dans ses propres schémas de pensée.
‘Moi j’ai le souvenir quand je travaillais en agence de pub, de travailler beaucoup (…) on faisait une espèce de ping-pong d’idées en permanence pour pouvoir venir construire les stratégies sur lesquelles on travaillait et c’est ultra efficace.’
4. Pourquoi la liberté est-elle le plus grand avantage du solopreneuriat ?
La liberté du solopreneur est multidimensionnelle et touche au cœur de l’autonomie personnelle et professionnelle. C’est la liberté de changer de stratégie sans consulter personne, d’adapter son emploi du temps à ses contraintes personnelles, de choisir ses projets et ses clients, et même de modifier son modèle économique du jour au lendemain. Plus profondément, c’est la liberté d’aligner parfaitement son activité professionnelle sur son rythme de vie, ce qui permet une sérénité et une flexibilité impossibles à atteindre dans une structure plus rigide avec des responsabilités envers une équipe.
‘Cette liberté totale sur mon entreprise, c’est extrêmement important. (…) Je peux changer de rythme comme vous le voulez immédiatement si vous le voulez. Et ça, c’est une vraie liberté d’esprit pour votre propre sérénité.’
5. Est-ce un signe d’échec de ne pas vouloir faire grandir son entreprise avec des salariés ?
Absolument pas. C’est une idée reçue issue d’une vision très traditionnelle du succès entrepreneurial. Choisir de rester solopreneur est souvent un choix délibéré qui privilégie d’autres indicateurs de réussite que la taille de l’équipe ou le chiffre d’affaires : la qualité de vie, la flexibilité, la maîtrise de son temps, la santé mentale. Il s’agit de définir son propre succès. On peut être extrêmement épanoui et très bien gagner sa vie en tant que micro-entrepreneur. C’est une question de valeurs et d’objectifs personnels, pas un indicateur d’échec.
‘Je n’en ai pas du tout envie ou en tout cas, pas envie pour le moment parce que mon quotidien est plus serein en solo qu’il ne le serait en entreprise formalisée. (…) Il faut pas avoir honte de le dire et qu’on peut tout à fait être super bien, épanoui et gagner très bien sa vie tout en étant micro-entrepreneur.’
6. Quelle est la plus grande charge mentale évitée en restant solopreneur ?
La plus grande charge mentale évitée est sans conteste la responsabilité managériale, et plus spécifiquement la responsabilité du salaire des autres. Devoir assurer la pérennité financière de ses employés ou collaborateurs récurrents est une pression immense et constante. Elle peut influencer les décisions, générer un stress important en cas de baisse d’activité et demande une énergie émotionnelle considérable. Se délester de ce poids permet de se concentrer uniquement sur sa propre performance et sa propre sécurité, ce qui est beaucoup plus léger à porter au quotidien.
‘Dès lors que vous embauchez quelqu’un (…) si votre activité fonctionne, tout va bien. Quand elle fonctionne pas, ben c’est plus compliqué parce que vous avez le salaire de ces personnes-là entre vos mains. C’est une responsabilité qui est complexe et qui est assez lourde.’
7. Le solopreneuriat est-il une solution viable à long terme ?
Oui, le solopreneuriat peut être une solution parfaitement viable à long terme, à condition qu’elle soit alignée avec les objectifs de vie de l’entrepreneur. Ce n’est pas obligatoirement une phase de démarrage avant de ‘devenir une vraie entreprise’. Pour de nombreuses personnes, c’est un modèle économique et un style de vie durables. La clé est d’accepter ses limites intrinsèques en termes de revenus et de croissance, et de considérer que la richesse créée se mesure aussi en temps, en liberté et en sérénité, des actifs qui ont une valeur inestimable sur le long terme.
‘Ça va pas vous permettre d’exploser. Ça c’est limite le solopreneuriat. (…) Mais finalement, c’est pas forcément un objectif absolu pour tout le monde que d’exploser littéralement les plafonds avec son entreprise.’
8. Comment savoir si le modèle du solopreneur est fait pour moi ?
Le modèle du solopreneur est fait pour vous si vous valorisez l’autonomie et la liberté par-dessus tout. Il faut posséder une forte auto-discipline, être à l’aise avec la prise de décision en solitaire et avoir une appétence pour la polyvalence. Si vous êtes prêt à échanger la sécurité et l’émulation d’une équipe contre une agilité et une flexibilité totales, et si votre définition du succès inclut la maîtrise de votre temps et de votre rythme de vie, alors ce chemin est probablement fait pour vous. C’est avant tout une question d’alignement avec sa personnalité et ses valeurs profondes.
‘C’est plus finalement une question de valeur, de façon d’être, de façon de vivre qui est important mais je pense qu’il faut savoir se le dire parce que la pression est assez forte. (…) Mon analyse à moi, c’est que c’est pas du tout fait pour tout le monde (…) mais je pense franchement que c’est fait pour moi.’

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