Logo de l'épisode Comment lever 15 millions d'euros avec le marketing - avec Matthieu Gueniffey de Galeon - Episode 314 du podcast Le Podcast du Marketing - stratégie digitale, persona, emailing, inbound marketing, webinaire, lead magnet, branding, landing page, copy

Comment lever 15 millions d’euros avec le marketing – avec Matthieu Gueniffey de Galeon – Episode 314

Épisode diffusé le 15 janvier 2026 par Estelle Ballot

Écouter l'épisode :

Comment le marketing peut faire bouger le réel : les coulisses d’une levée de fonds communautaire de 15 millions d’euros

Lever des fonds. Pour beaucoup, ce terme évoque des salles de réunion austères, des présentations millimétrées devant des investisseurs en capital-risque (VCs) et une pression immense pour un retour sur investissement à court terme. C’est un monde que je connais, mais qui ne correspondait pas à la vision que nous avions pour Galeon. Nous ne voulions pas simplement construire une entreprise ; nous voulions initier une révolution dans le système de santé, un projet qui se compte en décennies, pas en trimestres. Mais comment financer une telle ambition tout en gardant notre indépendance ? Comment convaincre quand on évolue à la croisée de deux mondes aussi complexes et souvent opaques que la santé et la cryptomonnaie ?

La réponse ne s’est pas trouvée dans un manuel de finance, mais dans une stratégie marketing profondément humaine. Nous avons levé 15 millions de dollars non pas auprès d’une poignée de fonds, mais grâce à la confiance de 40 000 personnes : des soignants, des boulangers, des marketeurs, des plombiers… des citoyens qui ont cru en notre mission. Ce n’était pas un simple tour de table, c’était la naissance d’un mouvement. Aujourd’hui, je veux vous partager non pas une masterclass de finance, mais une leçon de marketing appliquée à l’investissement. Nous allons décortiquer ensemble comment nous avons rendu désirable, compréhensible et crédible un projet technologique complexe. Comme le disait Estelle Ballot en introduction de notre échange : ‘on ne va pas parler d’argent, on va parler d’un sujet qui nous concerne tous, comment est-ce que le marketing peut faire bouger le réel.’ C’est exactement ce que nous avons fait. Nous avons transformé l’attention en action, et la conviction en capital, en plaçant l’humain et la mission au cœur de notre réacteur.

Ce récit est celui d’une aventure où chaque action marketing n’était pas un ‘habillage’, mais le moteur principal de l’investissement. Si vous pensez que lever des fonds est un sujet qui ne vous concerne pas, je vous invite à rester. Car au-delà des chiffres, nous allons parler de la manière dont on construit la confiance, dont on éduque un marché, et dont on bâtit une communauté si engagée qu’elle devient votre plus grand atout. C’est une histoire de pédagogie, de transparence, de gamification, et surtout, de la puissance d’une vision partagée.

Pilier 1 : La mission avant la tech, le ‘Pourquoi’ comme unique boussole

Dans l’univers de la blockchain et de la tech en général, la tentation est grande de mettre en avant la technologie. On parle de vitesse de transaction, de décentralisation, de protocoles complexes… On vend des lignes de code en espérant que la prouesse technique suffise à convaincre. C’était une voie que nous aurions pu emprunter. Nous aurions pu expliquer en détail le fonctionnement de notre système d’exploitation hospitalier, la manière dont notre blockchain préserve la confidentialité des données ou l’efficacité de nos algorithmes d’IA. Mais nous avons fait un choix radicalement différent : nous avons décidé de parler aux gens, pas aux ingénieurs. Nous avons mis notre mission au premier plan, et la technologie en coulisses.

Vendre une révolution, pas des lignes de code

Notre point de départ n’a jamais été la blockchain. Notre point de départ, c’était un constat simple et alarmant : ‘aujourd’hui, 80 % des données dans les hôpitaux, elles sont non exploitables’. Des informations vitales, capables de sauver des vies, sont prisonnières de logiciels archaïques. Le véritable problème n’était pas technologique, il était humain. Il concernait les soignants épuisés par l’administratif et les patients dont le parcours de soins est fragmenté. Notre ‘Pourquoi’, notre mission, est née de là : utiliser la technologie pour que les données de santé puissent enfin sauver des vies. Nous n’avons pas vendu de la crypto, nous avons vendu la promesse d’un meilleur soin. Nous n’avons pas vendu de l’IA, nous avons vendu l’espoir de détecter des cancers cinq ou dix ans plus tôt.

Cette approche, inspirée par des penseurs comme Simon Sinek et son ‘Golden Circle’, change tout. Les gens n’achètent pas ce que vous faites, ils achètent pourquoi vous le faites. Dans un domaine aussi anxiogène que la finance et la crypto, où la spéculation est reine, nous avons déplacé le curseur. Je le formulais ainsi : ‘on a déplacé le curseur de la spéculation à la réelle utilité de la blockchain et de la crypto monnaie dans notre cas d’usage donc dans la santé.’ En parlant de ‘mieux soigner les gens’, nous avons touché à l’universel. Nous nous sommes connectés aux émotions, aux expériences personnelles de chacun avec le système de santé. L’investissement n’était plus un acte financier froid, mais une participation à une cause plus grande que soi.

Les conséquences d’une approche centrée sur la mission

Ce choix a eu des conséquences directes et profondes. Premièrement, il a rendu notre projet accessible à tous. Pas besoin d’être un expert en blockchain pour comprendre la douleur d’un dossier médical perdu ou l’importance d’un diagnostic précoce. Deuxièmement, il a créé un filtre naturel. Les personnes qui nous ont rejoints n’étaient pas majoritairement des spéculateurs cherchant un gain rapide, mais des individus alignés avec notre vision à long terme. Cela a forgé une communauté plus résiliente et plus engagée. Enfin, cela nous a différenciés de manière spectaculaire dans un écosystème crypto souvent critiqué pour son manque d’applications concrètes. Nous n’étions pas un projet de plus, nous étions une solution à un problème de société. Comme pour Elon Musk qui ne vend pas des fusées mais la conquête de Mars, nous vendions une vision du futur du système de santé. C’est ce récit, cette ambition, qui a été le véritable moteur de notre levée de fonds.

Ce premier pilier a été la fondation de tout le reste. Sans une mission claire, puissante et partagée, nos efforts en matière d’éducation, de transparence et de communauté n’auraient été que des tactiques vides de sens. C’est en commençant par le ‘Pourquoi’ que nous avons pu ensuite expliquer le ‘Comment’ de manière efficace.

Avec une mission aussi forte comme étendard, notre défi suivant était de la rendre tangible et compréhensible pour des dizaines de milliers de personnes. Il ne suffisait pas de clamer notre ambition, il fallait la décortiquer, la traduire, et surtout, rassurer. C’est là que notre deuxième pilier stratégique est entré en jeu : l’éducation.

Pilier 2 : L’éducation comme levier de conversion, transformer la complexité en confiance

Quand vous associez deux univers perçus comme complexes et opaques, la santé et la crypto, vous créez un cocktail potentiellement explosif d’incompréhension et de méfiance. Pour un investisseur particulier, l’ignorance est le premier et le plus grand frein à l’action. On n’investit pas dans ce qu’on ne comprend pas. Notre rôle n’était donc pas seulement d’être des entrepreneurs, mais de devenir des traducteurs, des vulgarisateurs. Nous devions réduire la friction intellectuelle et émotionnelle à son strict minimum. L’équation était simple pour nous : si un investisseur comprend, il est rassuré. S’il est rassuré, il investit.

Devenir des traducteurs pour abaisser la barrière à l’entrée

Notre stratégie de contenu n’a pas été conçue comme une simple vitrine, mais comme un programme éducatif permanent. Chaque article de blog, chaque post sur les réseaux sociaux, chaque vidéo était pensé pour être pédagogique. Nous avons transformé des concepts intimidants en schémas simples, en métaphores parlantes. Au lieu de parler de ‘dossier patient informatisé’ en jargon technique, nous parlions de la situation concrète : ‘si tu habites à Marseille et que tu vas en déplacement à Paris ou que tu as une urgence sur Paris, si les deux hôpitaux ont Galeon, le partage de données se fait en un clic.’ C’est simple, c’est concret, ça parle à tout le monde. L’objectif était de faire en sorte que n’importe qui, après avoir consommé notre contenu, puisse expliquer Galeon à sa grand-mère.

L’un de nos outils les plus puissants a été la mise en place de sessions live régulières, des ‘Ask Me Anything’ (AMA). Sur Twitch ou Twitter, nous nous connections en direct et nous répondions à toutes les questions, sans filtre. ‘On répondait en live, on montrait nos têtes. Ça c’est aussi important, c’est que pour rassurer les gens, notamment en crypto, beaucoup beaucoup de projets ne montrent pas leur tête.’ En incarnant le projet, en mettant nos visages et nos noms en jeu, nous avons créé un lien de confiance direct. Ces sessions n’étaient pas des monologues. C’était un dialogue constant avec notre future communauté, une manière de prendre le pouls de leurs craintes et de leurs interrogations pour y répondre de manière proactive. L’éducation n’était pas une communication descendante, mais une conversation continue.

L’éducation permanente pour une communauté durable

Cette approche éducative ne s’est pas arrêtée à la fin de la levée de fonds. Elle est devenue l’ADN de notre relation avec notre communauté. Encore aujourd’hui, nous organisons ces lives pour expliquer notre feuille de route, nos avancées, nos défis. ‘Ça permet un de pas rester dans sa tour d’ivoire aussi en tant que fondateur’. Cette démarche nous maintient connectés à la réalité du terrain et aux attentes de nos investisseurs. Et l’effet a dépassé nos espérances. En éduquant notre audience, nous n’avons pas seulement gagné des investisseurs, nous avons gagné des ambassadeurs. Mieux encore, nous avons gagné des clients. C’est l’une des plus belles surprises de cette aventure : ‘notre communauté nous a amené du business… il y avait des soignants, parce qu’il y avait des personnes du service informatique qui étaient dans ces hôpitaux là et qui ont dit ‘Ouais, écoutez moi votre logiciel il me parle. » L’éducation a transformé des investisseurs passifs en acteurs engagés de notre croissance. Chaque contenu pédagogique était, en réalité, un outil de rassurance et de conversion, qui a prouvé son efficacité sur tout le processus.

En rendant notre projet compréhensible, nous avions posé la deuxième pierre de notre édifice. Mais la compréhension seule ne suffit pas, surtout dans un domaine où les arnaques sont malheureusement fréquentes. Il nous fallait aller plus loin et prouver notre fiabilité, non seulement par les mots, mais surtout par les actes, même lorsque les choses devenaient difficiles.

Pilier 3 : La transparence radicale, forger la confiance au cœur de la tempête

La confiance est le capital le plus précieux d’une entreprise, et elle est d’autant plus critique lorsqu’on demande à des milliers de personnes de vous confier leur argent. Dans l’écosystème crypto, où l’anonymat est souvent la norme et où les scandales ont entaché la réputation du secteur, la confiance est une denrée rare. Nous savions que pour réussir, nous devions être irréprochables. Mais nous avons décidé d’aller au-delà de la simple fiabilité : nous avons opté pour une transparence radicale. Notre philosophie était simple : ‘la confiance ça se gagne quand ça va mal, pas quand tout va bien.’

Dire la vérité, même quand elle est inconfortable

Communiquer sur les succès est facile. Tout le monde aime partager les bonnes nouvelles. Mais la véritable épreuve de la confiance survient dans l’adversité. En 2022, le marché des cryptomonnaies a connu un krach spectaculaire, notamment avec l’effondrement de la plateforme FTX. La méfiance était à son comble, la peur dominait le marché. De nombreux projets se sont terrés dans le silence, espérant que la tempête passe. Nous avons fait l’inverse. ‘Au lieu de se cacher, nous on a un peu ouvert les fenêtres. On a dit on va expliquer ce qu’on fait de chaque euro, on va même dans la tempête expliquer ce qu’on fait.’ Nous avons maintenu et même intensifié nos lives, nous sommes restés présents chaque jour sur nos canaux de communication comme Telegram pour répondre aux inquiétudes. Nous n’avions rien à cacher. Notre trésorerie était sécurisée, mais nous comprenions l’anxiété de notre communauté. En étant présents et honnêtes pendant cette période difficile, nous avons montré que nous étions des partenaires fiables, pas des opportunistes.

Cette transparence s’est aussi appliquée à la gestion des critiques et des détracteurs. Au début, beaucoup de gens pensaient que notre projet était soit une arnaque, soit irréalisable. ‘Clairement les gens disaient que c’était pas faisable et ou alors que c’était une arnaque.’ Face à ces accusations, souvent lancées publiquement sur Twitter, nous aurions pu ignorer ou bloquer. Nous avons choisi de répondre, non pas avec agressivité, mais avec des faits et de la pédagogie. ‘Nous on répondait directement par vidéo. Donc on se filmait, on disait voilà Galeon c’est déjà présent dans trois hôpitaux dont un CHU et et en fait on de façon transparente.’ Chaque critique devenait une opportunité de réaffirmer notre vision, de prouver notre sérieux et de produire du contenu qui allait rassurer non seulement le détracteur, mais aussi les centaines de personnes qui lisaient l’échange. Aujourd’hui, avec 18 hôpitaux partenaires, majoritairement publics, les faits parlent d’eux-mêmes.

La transparence comme culture d’entreprise

Cette approche n’est pas une simple tactique de communication, c’est une culture. En interne comme en externe, nous nous efforçons d’être clairs sur nos intentions, nos progrès et nos difficultés. Cela crée un cercle vertueux. Une communauté qui se sent respectée et informée devient plus indulgente face aux obstacles et plus solidaire dans les moments difficiles. Elle comprend que la construction d’un projet d’une telle ampleur n’est pas une ligne droite. Cette confiance, forgée dans les moments de doute, est infiniment plus solide que celle acquise pendant les périodes d’euphorie. Elle constitue le socle sur lequel nous pouvons continuer à bâtir sur le long terme. C’est ce qui nous a permis de passer d’une simple levée de fonds à la création d’une véritable communauté soudée. Une communauté que nous devions ensuite animer et faire vivre bien au-delà de l’acte d’investissement initial.

Une fois la confiance établie grâce à notre mission, notre pédagogie et notre transparence, le dernier défi était de maintenir la flamme. Comment transformer 40 000 investisseurs en une communauté active et engagée sur la durée ? La réponse s’est trouvée dans une approche ludique et sociale : la gamification.

Pilier 4 : La gamification, transformer l’investissement en une aventure collective

Avoir 40 000 investisseurs, c’est une chose. Les transformer en une communauté de 40 000 ‘super fans’ en est une autre. Le risque, après une levée de fonds, est que l’enthousiasme retombe et que chacun retourne à ses occupations. Nous voulions éviter cela à tout prix. Notre objectif était de faire de l’investissement dans Galeon non pas une simple transaction, mais le début d’une expérience engageante, sociale et ludique. Pour y parvenir, nous nous sommes inspirés des mécaniques du jeu vidéo pour valoriser l’engagement et renforcer le sentiment d’appartenance.

Créer un sentiment d’appartenance et de reconnaissance

Le besoin humain d’appartenir à un groupe et d’y être reconnu est un levier psychologique extrêmement puissant. Nous avons donc conçu notre levée de fonds autour de cette idée. Plutôt que de simples paliers d’investissement, nous avons créé un système de ‘packs’ inspiré de la culture crypto. ‘Quand tu mettais 200 €, tu étais assimilé à une crevette… Tu avais je crois 25 000 €… tu avais une baleine… Et si tu mettais encore au-dessus 50 000 €, tu étais Godzilla.’ Cela peut paraître anecdotique, mais l’impact a été énorme. Ces statuts ont créé une hiérarchie amusante et un langage commun au sein de la communauté. Les gens ne disaient pas ‘j’ai investi X euros’, mais ‘je suis une crevette’ ou ‘je suis une baleine’. Cela a immédiatement créé une identité collective et un sujet de conversation.

Nous avons poussé cette logique encore plus loin en créant une plateforme dédiée, ‘Galeon Atlantis’. Sur cette plateforme, chaque membre peut créer son pseudo, choisir un avatar et participer à des quêtes. Ces quêtes sont des actions simples qui soutiennent le projet : liker un post sur les réseaux sociaux, participer à un événement, partager une actualité. En accomplissant ces quêtes, les membres gagnent des points, débloquent des récompenses et progressent dans des classements. Nous avons transformé le soutien passif en engagement actif et mesurable. Chaque petite action est valorisée, ce qui incite les membres à rester impliqués au quotidien et à devenir de véritables ambassadeurs de la marque.

Les bénéfices d’une communauté gamifiée

Cette stratégie de gamification a généré des bénéfices considérables. D’abord, elle a maintenu un niveau d’engagement très élevé bien après la levée de fonds. La communauté ne se contente pas d’attendre des nouvelles, elle participe activement à la vie du projet. Ensuite, elle a renforcé la cohésion du groupe. Les membres interagissent, s’entraident, se comparent amicalement dans les classements, ce qui solidifie les liens. Enfin, et c’est crucial, cela a amplifié notre portée marketing de manière organique. Chaque ‘quête’ accomplie par un membre est une micro-action de communication qui, multipliée par des milliers de personnes, a un impact massif. Nous n’avons pas seulement une équipe marketing, nous avons une armée d’ambassadeurs passionnés. En rendant l’expérience ludique, nous avons fait en sorte que soutenir Galeon soit non seulement un acte de conviction, mais aussi un plaisir. C’est le secret pour construire une communauté qui non seulement investit son argent, mais aussi son temps et son énergie dans votre réussite.

Conclusion : Le marketing comme catalyseur de mouvements

Au terme de ce voyage au cœur de notre stratégie, le constat est clair : lever 15 millions d’euros auprès de 40 000 personnes n’a pas été un exploit financier, mais le résultat d’une démarche marketing profondément humaine et réfléchie. Nous avons bâti cette réussite sur quatre piliers indissociables : une mission inspirante, une éducation constante, une transparence à toute épreuve et une communauté engagée par le jeu. Chacun de ces éléments a contribué à transformer une idée complexe en un projet tangible et désirable, capable de mobiliser bien au-delà du cercle des initiés.

Ce que cette aventure nous enseigne, c’est que le marketing, dans sa forme la plus noble, n’est pas une simple technique de vente. C’est l’art de construire des ponts, de traduire une vision en émotions partagées, et de bâtir la confiance là où règnent le doute et la complexité. En choisissant de parler au cœur avant de parler au portefeuille, en préférant la pédagogie à l’argumentaire technique, nous n’avons pas seulement levé des fonds ; nous avons fédéré un mouvement de citoyens convaincus de la nécessité de réinventer notre système de santé. L’argent n’a été qu’une conséquence de la confiance que nous avons su créer.

Si vous retenez une seule chose de notre expérience, que ce soit celle-ci : votre plus grand atout n’est pas votre produit, votre technologie ou votre business plan. C’est votre capacité à raconter une histoire qui a du sens, à créer une communauté autour d’un ‘Pourquoi’ puissant et à la traiter avec respect et honnêteté. Que vous soyez une startup, un freelance ou une grande entreprise, ces principes sont universels. Car au fond, nous ne vendons jamais un produit, nous invitons les gens à adhérer à une vision du futur. Et quand cette vision est juste et partagée, elle a le pouvoir, comme nous l’avons vécu, de véritablement faire bouger le réel.

FAQ : Vos questions sur notre levée de fonds communautaire

Pourquoi avoir choisi une levée de fonds en cryptomonnaie plutôt qu’un financement traditionnel par des VCs ?

Nous avons opté pour une levée de fonds communautaire en cryptomonnaie principalement pour deux raisons : l’indépendance et la vision à long terme. Le financement traditionnel par des fonds de capital-risque (VCs) impose souvent un calendrier de sortie à 5 ou 7 ans, ce qui est incompatible avec notre ambition de révolutionner un secteur aussi complexe que la santé. Nous voyons à 15, 20 ou 30 ans. Ce mode de financement nous a permis de garder le contrôle de notre destinée et de rester fidèles à notre mission initiale. De plus, il nous a permis d’ouvrir l’investissement à des particuliers, ce qui n’est généralement pas possible avec des entreprises de notre secteur, créant ainsi une communauté d’ambassadeurs directement impliqués dans notre succès.

‘Cette levée de fonds communautaire en crypto monnaie nous a permis aussi de rester indépendant… les fonds, les VCs eux ce qu’ils veulent, c’est un retour à 5 à 7 ans généralement. Donc nous on peut pas, on pouvait pas faire ce système là et on avait pas forcément envie, on préférait faire participer la communauté.’

Comment avez-vous réussi à rendre un sujet aussi complexe que la HealthTech et la blockchain accessible au grand public ?

Notre stratégie a été de devenir des ‘traducteurs’ ou des ‘vulgarisateurs’. Nous avons systématiquement simplifié les concepts complexes pour réduire la barrière à l’entrée. Au lieu de nous perdre dans le jargon technique, nous avons utilisé des analogies, des schémas simples et des exemples concrets du quotidien. Chaque contenu était conçu pour être pédagogique et rassurer l’investisseur. Les sessions de questions-réponses en direct (‘Ask Me Anything’) ont été cruciales pour créer un dialogue, répondre aux doutes et montrer que des humains passionnés se cachaient derrière le projet. L’éducation n’était pas une étape, mais un processus continu pour transformer l’incompréhension en confiance.

‘La crypto et la santé, c’est deux mondes complexes et un peu opaques. Donc notre rôle, ça a été vraiment de finalement de devenir des traducteurs, des vulgarisateurs de la crypto et de la santé… on a fait de l’éducation un peu notre principal levier de vente.’

Quel a été le rôle de la mission de Galeon dans le succès de cette levée de fonds ?

La mission a été le cœur de notre réacteur. Plutôt que de vendre une technologie, nous avons vendu une vision : ‘mieux soigner les gens’. En nous concentrant sur le ‘Pourquoi’ de notre projet, nous avons créé une connexion émotionnelle forte avec notre audience. Les gens n’investissaient pas dans des lignes de code, mais dans l’espoir d’un système de santé plus efficace et dans la possibilité que leurs données puissent un jour sauver des vies. Cette approche nous a permis de toucher un public bien plus large que les seuls experts de la tech ou de la crypto et de construire une communauté unie par une cause commune, et non par la simple spéculation.

‘Nous en fait avec Galeon, on a dit ben grâce à Galeon, on va mieux soigner les gens. En fait, on a déplacé le curseur de la spéculation à la réelle utilité de la blockchain et de la crypto monnaie dans notre dans notre cas d’usage donc dans la santé. Finalement, on vend pas de la blockchain. On vend vraiment une une une révolution médicale, tu vois.’

Comment avez-vous géré les critiques et la méfiance, notamment pendant le krach crypto de 2022 ?

Notre règle d’or a été la transparence radicale, surtout dans les moments difficiles. Pendant le krach, au lieu de nous cacher, nous avons augmenté notre communication, en expliquant ouvertement la situation et en rassurant notre communauté sur la gestion de nos fonds. Face aux détracteurs qui nous accusaient d’être une arnaque ou un projet irréalisable, nous avons répondu publiquement, souvent par vidéo, avec des faits et des preuves de notre déploiement dans les hôpitaux. Nous avons transformé chaque critique en une opportunité de réaffirmer notre sérieux et de renforcer la confiance. Nous avons prouvé que la confiance se gagne surtout quand les choses vont mal.

‘La confiance ça se gagne quand ça va mal, pas quand tout va bien. Dire la vérité en fait même quand même quand tu as fait mal tu vois, c’est il faut le dire la vérité… au lieu de se cacher, nous on a un peu ouvert les fenêtres. On a dit on va expliquer ce qu’on fait de chaque euro, on va même dans la tempête expliquer ce qu’on fait.’

Qu’est-ce que la gamification et comment l’avez-vous utilisée pour engager votre communauté ?

La gamification consiste à utiliser des mécaniques de jeu dans un contexte non ludique pour motiver et engager les gens. Nous avons transformé l’investissement en une expérience sociale et amusante. Par exemple, nous avons créé des ‘packs’ d’investisseurs avec des noms comme ‘crevette’, ‘baleine’ ou ‘Godzilla’, ce qui a créé une identité et un langage commun. Nous avons aussi lancé une plateforme où les membres peuvent accomplir des ‘quêtes’ (comme liker un post) pour gagner des points et monter dans des classements. Cela a valorisé chaque action de soutien et transformé nos 40 000 investisseurs en une communauté active de ‘super fans’ et d’ambassadeurs engagés au quotidien.

‘On a clairement transformé notre communauté en enfin en grande partie de la communauté en super fans, super fans de Galeon. Et finalement, c’est transformé l’investissement en une expérience un peu ludique et sociale, tu vois. Le besoin d’appartenance et de reconnaissance, il est hyper important.’

En quoi la communauté que vous avez bâtie a-t-elle contribué au développement commercial de Galeon ?

L’impact de la communauté a dépassé le simple cadre financier pour devenir un véritable moteur de notre développement commercial. C’est l’un des effets les plus puissants et inattendus de notre stratégie. Parce que notre communauté est composée de personnes de tous horizons, elle inclut des soignants, des médecins, et même du personnel informatique travaillant dans des hôpitaux. Ces membres, convaincus par notre mission et notre solution, sont devenus nos meilleurs ambassadeurs. Ils ont parlé de Galeon en interne et nous ont mis en contact direct avec les décideurs de leurs établissements, ce qui a directement mené à la signature de nouveaux contrats. La communauté n’est pas seulement notre source de financement, elle est aussi une source de business.

‘Ce qu’il faut savoir, c’est que notre communauté nous a amené du business. C’est le fait d’avoir été transparent d’avoir créé cette communauté là, ça nous a amené des des clients, des hôpitaux parce que il y avait des soignants parce qu’il y avait des personnes du service informatique qui étaient dans ces hôpitaux là et qui ont dit ‘Ouais, écoutez moi votre logiciel il me parle. »


Épisodes similaires