Faire le deuil de son business pour renaître : mon passage initiatique
Bienvenue. Aujourd’hui, je ne vous parle pas comme une entrepreneure qui a toutes les réponses, mais comme une femme qui a traversé une tempête. Un épisode différent, intime, presque une confidence que peu osent partager. Car que se passe-t-il quand votre plus grande réussite, votre business, votre offre signature, devient une cage dorée, un poids trop lourd pour votre âme ? La réponse est simple et terrifiante : la vie ne vous laisse pas le choix. Elle vous force à traverser le chaos pour que vous puissiez enfin renaître à la lumière. Ce n’est pas un simple pivot stratégique, c’est une mue, une mort symbolique pour laisser place à une nouvelle identité. J’ai dû faire le deuil de ce que j’avais créé, de ‘mon enfant’, pour pouvoir respirer à nouveau.
Cet article est pour toi, si tu sens que quelque chose se termine sans encore savoir ce qui va commencer. Si tu te reconnais dans cette image de la femme forte, celle qui tient, qui continue, quitte à s’abîmer, en ignorant les signes. J’ai moi-même été cette femme. J’ai construit une machine qui fonctionnait à merveille, qui générait des millions, mais qui, en coulisses, me vidait de mon énergie vitale. J’étais prise au piège entre la fierté de ma création et le sentiment grandissant de trahir la femme que j’étais devenue. C’est l’histoire de ce déchirement, de ce deuil entrepreneurial et de la renaissance qui a suivi. Une histoire que j’aurais rêvé d’entendre quand j’étais au plus profond du noir, pour savoir que oui, ça va aller, et que le soleil revient toujours.
‘Quand ton business, ton offre, ton modèle deviennent trop lourd pour ton âme, on ne te laisse pas le choix. Même quand tu es une femme forte, la vie te force à travers le chaos pour que tu puisses renaître vers la lumière.’
Alors, installe-toi. Je t’ouvre les coulisses de ma plus grande transformation, non pas pour te donner un plan d’action, mais pour te montrer que ces passages à vide sont en réalité des portails vers une version plus libre, plus vraie et plus alignée de toi-même. C’est le récit d’un deuil qui a donné naissance à une liberté nouvelle.
L’identité de la combattante : quand la performance devient une prison
Avant de comprendre la nécessité de ce deuil, il faut comprendre l’identité qui a tout construit. Pendant des années, j’ai porté l’armure de la ‘femme forte’. Celle qui ne lâche rien, qui coche toutes les cases, qui a toujours trois, quatre, voire dix projets en même temps. Mon identité était inextricablement liée à la performance. Pas seulement la performance financière, mais une performance envers moi-même : le besoin de prouver, de mériter ma place, d’être reconnue, de transformer la vie des gens. C’était une quête incessante, une énergie de combat, une sorte de revanche sur la vie. Beaucoup d’entre nous, entrepreneures, portons cette énergie sans même nous en rendre compte. Elle est un moteur puissant au début, elle nous fait déplacer des montagnes.
La machine qui tourne trop bien pour s’arrêter
Le problème, c’est que ce moteur finit par s’emballer. On construit une machine qui fonctionne, qui tourne bien, qui donne des résultats. Et quand la machine tourne, qui oserait l’arrêter ? C’est une question que je me suis posée un nombre incalculable de fois. Au fond de moi, un désir de légèreté et de simplicité germait depuis au moins deux ans. Je le disais, je l’exprimais, mais je ne l’incarnais pas dans mon business. Pourquoi ? Parce que la machine était là, solide, rentable. On ne s’arrête que très rarement par choix. On s’arrête parce qu’on n’a plus le choix. La fatigue s’installe, l’alignement intérieur se fissure, ou la machine finit par nous dépasser, nous coûter plus qu’elle ne nous rapporte, non pas en argent, mais en énergie, en joie, en sens.
‘Souvent, on ne s’arrête pas par choix, on s’arrête parce qu’on a plus le choix. Soit parce qu’il y a une fatigue qui s’installe, soit parce que les résultats ne sont plus à la hauteur de nos ambitions, de nos désirs, soit parce qu’il y a quelque chose qui n’est plus du tout aligné intérieurement, extérieurement.’
Les premiers signes que les femmes fortes ignorent
Et c’est là que le piège de la ‘femme forte’ se referme. On reçoit des signes. Un, puis deux, puis dix. Une fatigue persistante, une joie qui s’étiole, un projet qui semble soudainement vide de sens. Mais on continue. On se dit que c’est une phase, qu’il faut tenir bon. On a des responsabilités, une équipe, des clients. On se persuade que notre mission est plus grande que notre inconfort. C’est une forme de déni héroïque. Mais l’univers, la vie, ou notre âme – peu importe le nom qu’on lui donne – est patiente jusqu’à un certain point. Si les murmures ne sont pas entendus, elle finit par crier. Et ce cri prend la forme d’un chaos, d’un événement qui vient tout dynamiter pour qu’on n’ait plus d’autre choix que de lâcher. C’est souvent pour ça que nous, les femmes fortes, avons l’impression de souffrir plus. Ce n’est pas que nous souffrons plus, c’est que nous attendons la déflagration pour enfin nous autoriser à écouter.
Ce passage de la combattante à une identité plus apaisée est un véritable parcours initiatique. Il demande de désapprendre ce qui nous a fait réussir pour apprendre ce qui nous rendra heureuse. C’est un chemin terrifiant, car il implique de laisser mourir une part de nous à laquelle nous nous identifions profondément, celle qui nous a permis de survivre et de prospérer. Mais c’est le seul chemin vers une réussite durable, une réussite qui nourrit au lieu de vider.
L’Académie, mon enfant : quand une offre devient une mission d’âme
Pour comprendre la profondeur du deuil que j’ai vécu, il faut que je te raconte la naissance de ‘mon enfant’ : l’Académie des entrepreneurs d’impact. Il y a 8 ans, quand j’ai créé mon entreprise, cette offre a été ma toute première vision. Je me souviens encore de ma première cohorte avec trois clientes. Trois ! Mais dans mon cœur, c’était immense. Dès le départ, j’avais cette conviction profonde que je devais offrir un parcours complet, de A à Z. On me conseillait de vendre des petits modules, plus simples, plus rentables. Mais pour moi, c’était impensable, j’avais l’impression de mentir. Ma mission était d’accompagner une transformation, pas de vendre des bouts d’information.
Cette offre n’était pas juste un produit. Elle était née d’une histoire personnelle, d’une réparation. Pendant plus de 20 ans, ce sont des coachs, des thérapeutes, des accompagnantes qui m’ont aidée à me reconstruire après les traumatismes de ma vie : le deuil, l’abandon, la rue. L’Académie était ma façon de leur rendre hommage, ma ‘BA spirituelle’. En aidant ces femmes à vivre de leur métier, je créais un cercle vertueux : elles pourraient à leur tour transformer d’autres vies. C’était un acte d’amour, de gratitude, profondément lié à mon pourquoi. Il y avait aussi cette mission de contribuer à la liberté financière des femmes, pour qu’aucune ne revive ce que ma mère et moi avions connu. L’Académie était l’incarnation de mes valeurs les plus profondes. C’était mon enfant, né à 30 ans, l’âge où beaucoup deviennent mères. Je suis devenue maman d’une offre, maman d’une mission.
De l’artisanat à la machine de guerre
Au début, tout était artisanal. Sans plateforme, sans budget, je créais des pages cachées sur mon site pour héberger les vidéos que j’envoyais ‘à la main’ à mes clientes. C’était du bricolage, mais c’était rempli de cœur. Puis, au fil des années, l’Académie a grandi, a pris de l’ampleur. J’ai commencé à coacher des dizaines de clientes personnellement, jusqu’à 80 heures par mois. C’était incroyable, mais épuisant. La première grande décision, le premier déchirement, a été de recruter une coach. Déléguer l’accompagnement de ‘mes bébés’ m’a semblé une trahison. Comment quelqu’un d’autre pourrait-il coacher comme moi, avec ma connexion, mes messages ? J’étais enfermée dans cette croyance jusqu’à ce que je n’aie plus le choix. L’arrivée de Marine, ma première coach, a été une révélation. Elle a apporté sa douceur, son propre regard, et j’ai compris que mon enfant pouvait être aimé et bien traité par d’autres.
Le poids de l’excellence
Animée par le désir de toujours faire mieux, j’ai continué à construire. J’ai recruté deux autres coachs, créant un écosystème riche avec trois regards complémentaires. Mais à force de vouloir le meilleur, on empile les couches. C’est un processus insidieux que connaissent tous les entrepreneurs. On ajoute un groupe Telegram, on devient organisme de formation, on met en place un suivi, des contrats, une customer care… Chaque ajout est justifié par le désir d’offrir une expérience VIP. Et ça marche. L’écosystème devient une machine parfaitement huilée, professionnelle, mais terriblement lourde. J’avais construit un palace, mais je commençais à me sentir prisonnière de ses murs. La structure, initialement créée pour soutenir la mission, prenait le pas sur la légèreté et la fluidité que je prônais. C’est là que le paradoxe a commencé à devenir douloureux : la mère de la mission était en train de s’étouffer sous le poids de sa propre création.
Le piège du gâchis : quand le passé hypothèque l’avenir
Le point de bascule n’a pas été un échec, mais au contraire, le poids écrasant de la réussite. L’Académie était devenue une machine énorme. Humainement, technologiquement, et financièrement. Imaginez plus de 25 000 € de charges fixes chaque mois. Une équipe, des systèmes, des outils, des coachs… un ballet incessant de messages, de validations, de questionnaires. Je me justifiais en me disant : ‘C’est le prix à payer pour une expérience VIP’. Mais en réalité, je sentais que cette structure étouffait l’essence même de ce que je voulais transmettre : la liberté. J’étais devenue la gardienne d’un système complexe, vivant avec la peur constante que si un seul maillon venait à céder, tout s’effondrerait.
C’est dans ce contexte qu’une peur bien plus subtile et puissante s’est installée : la peur du gâchis. C’est peut-être la peur la plus paralysante pour un entrepreneur. Après 8 ans de travail acharné, des centaines de milliers d’euros investis, des milliers d’heures où j’avais mis mon corps et mon âme… l’idée d’arrêter était tout simplement insupportable. Comment pouvais-je jeter tout ça par la fenêtre ? C’est le fameux piège du coût irrécupérable, un biais cognitif puissant qui nous pousse à persévérer dans une voie, non pas parce qu’elle est juste pour notre futur, mais parce qu’on a déjà trop investi dans le passé.
‘Croire que parce qu’on a beaucoup investi, on doit absolument continuer. Mais le temps, l’argent, l’énergie des pensées ne reviendront jamais. La seule vraie question, c’est : qu’est-ce que je choisis, où est-ce que je choisis de mettre mon énergie maintenant ?’
Cette prise de conscience a été un électrochoc. Je nourrissais le passé au détriment du futur. Chaque once d’énergie que je continuais à donner à cette machine était une once d’énergie que je volais à ce qui aspirait à naître en moi. Je maintenais en vie une structure qui ne correspondait plus à la femme que j’étais devenue, simplement par peur de ‘gâcher’ les efforts passés. Mais le véritable gâchis, n’était-ce pas de continuer à me trahir chaque jour ? N’était-ce pas de sacrifier mon épanouissement présent sur l’autel de mes investissements passés ? Comprendre cela a été la première fissure dans les murs de ma prison dorée. C’était le début d’un questionnement radical qui allait tout remettre en cause.
Le déchirement intérieur : vivre suspendue entre deux mondes
Le décalage est devenu un gouffre. D’un côté, il y avait la femme que j’étais devenue : une entrepreneure qui avait grandi, évolué, généré des millions, et qui aspirait à accompagner d’autres leaders, des femmes atypiques, multiples, qui ne voulaient plus de cadres ni de règles. Je sentais en moi cet élan pour le niveau supérieur. De l’autre côté, il y avait le modèle que j’avais construit, l’Académie, qui, bien que VIP, ne vibrait plus avec cette nouvelle énergie. J’étais suspendue entre deux mondes, deux offres, deux clientèles, et finalement, deux identités. Et vivre entre deux, c’est vivre dans un tiraillement permanent. Le cœur et l’âme tirent dans une direction, mais la tête, la logique, la peur, tirent dans l’autre.
Les nuits blanches d’une leader en plein doute
Je me souviens de ces nuits interminables, les yeux grands ouverts à 3h du matin, le cerveau en ébullition. Chaque scénario était un déchirement. Si j’arrête, est-ce que j’abandonne mes clientes ? Que vont-elles penser ? Et si je continue, je me trahis moi-même. Et si tout s’écroule ? J’étais complètement déchirée, cherchant des solutions, priant pour recevoir un signe, une guidance, pour faire le bon choix. Mais le silence était assourdissant. La réponse ne pouvait venir que de moi. J’étais face à un choix impossible : la loyauté envers ma création passée ou la loyauté envers la femme que j’étais en train de devenir. Il n’y avait pas de bonne réponse, seulement un chemin à choisir, avec son lot de renoncements.
La double pression : pleurer et devoir diriger
C’est là que la vie devient paradoxale. C’est précisément au moment où j’étais au plus bas, vidée, en deuil, tétanisée, que je devais prendre les décisions les plus vitales pour mon entreprise. Pas dans trois mois, quand j’aurais retrouvé mon énergie. Non, maintenant. Il y avait une équipe, des salaires à payer, des clientes à servir. Je n’avais pas la force, mais je devais la trouver. C’est une des périodes les plus dures de ma vie. Cette sensation étrange où tout le monde vous perçoit comme une lumière, un pilier, alors que vous êtes dans le noir le plus complet. C’est ça, la double pression intérieure. Devoir tenir sa posture de leader, maintenir le cap, alors qu’à l’intérieur, on a juste envie de poser les armes et de s’effondrer. Personne ne voit les larmes derrière la caméra, les doutes derrière les décisions stratégiques.
‘Pleurer et devoir diriger. Pleurer et tenir ta posture de leader. C’est ça la double pression intérieure que j’ai vécue… tout le monde et moi-même on attendait de moi que je tienne le cap. Et moi, j’avais juste envie de poser les armes, de lâcher le combat.’
Dans ces moments, je me suis raccrochée à la foi. La foi que même dans le chaos le plus total, quand tous les signes pointent vers une fin, il faut oser imaginer le cadeau qui se cache derrière. C’était un saut dans le vide, une confiance aveugle que cette mort était en réalité une naissance déguisée.
La révélation : accepter le deuil maternel pour enfin se libérer
Le tournant s’est produit lors d’une séance avec ma thérapeute. J’arrive effondrée, je lui déballe mon drame, ce sentiment de perte immense que je n’arrive pas à nommer. Elle m’écoute, me regarde avec une clarté désarmante et prononce les mots qui vont tout changer. Elle m’explique que je suis en train de vivre un deuil maternel. Sur le coup, l’idée peut sembler étrange, voire déplacée. Je m’excuse d’ailleurs auprès de toutes les personnes que cette comparaison pourrait blesser. Mais c’est exactement ce que je ressentais dans chacune de mes cellules. J’avais donné naissance à cette offre, je l’avais nourrie, vue grandir, je l’avais aimée comme un enfant. Et maintenant, il fallait la laisser partir.
Rester loyal à l’ancienne version de soi
Ma thérapeute a mis le doigt sur la blessure profonde. Elle m’a dit : ‘Aurélie, l’identité que tu portes aujourd’hui ne correspond plus à celle d’avant. Tu n’es plus dans le combat, tu ne veux plus sauver à tout prix. Tu es juste en train de rester loyale à l’ancienne toi’. Ces mots ont résonné avec une telle force que je me suis effondrée en larmes. Des larmes de tristesse, mais aussi de soulagement. C’était la vérité. Je voyais bien que j’avais changé dans toutes les sphères de ma vie – mes amours, mes amitiés, mes choix personnels. Mais le dernier bastion de cette ancienne identité, celle de la sauveuse, de la combattante qui devait prouver sa valeur, était incrusté dans l’Académie. C’était le dernier fil qui me rattachait à mon passé, et j’osais pas le couper.
‘Je savais qu’elle avait raison, j’étais restée loyal à la femme d’avant, à celle qui voulait sauver, réparer, prouver et à cette femme-là à qui on dit merci, mais qui a fini son cycle. Et moi j’osais pas la laisser partir.’
La confirmation et la libération
Cette prise de conscience a été un catalyseur. Un soir, en larmes, j’ai enregistré un audio pour mes meilleurs amis. Je leur ai juste dit : ‘Je vis un deuil maternel, ne me posez pas de questions’. Leur réponse unanime m’a bouleversée : ‘Aurélie, ça fait 2 ans que tu nous en parles. Ça fait 2 ans que tu nous montres les signes’. Je le voyais, mais je refusais de l’admettre. Puis, j’ai appelé ma mère. Je lui ai demandé, en pleurs, comment elle avait fait pour laisser ses enfants s’envoler. Sa réponse, pleine de simplicité et de sagesse, m’a apaisée : ‘Tu sais, ils partent jamais vraiment, ils vivent juste autrement’. J’ai compris que l’Académie, mon enfant, devait vivre sa vie, peut-être sans moi à sa tête, mais son impact, lui, perdurerait. Ces pleurs-là n’étaient plus des pleurs de désespoir, mais des pleurs de libération. Quelques jours plus tard, j’ai écrit sur un post-it : ‘Né pour impacter est toujours vivant. Aurélie est toujours vivante’. Ce n’était pas moi qui mourais, c’était juste une forme, une offre, qui arrivait à la fin de son cycle. C’était une douleur de naissance, et non une douleur de fin.
La renaissance : simplicité, synchronicité et Liberté Indécente
Une fois le deuil accepté, non sans douleur, l’univers a commencé à m’envoyer des clins d’œil. Des signes que j’étais sur la bonne voie. Le 21 octobre, j’ai déposé la marque ‘Liberté Indécente’ à 8h08. Plus tard, en discutant avec ma thérapeute, experte en généalogie, nous avons réalisé que le 21 octobre était une date clé dans mon arbre généalogique. Et en cherchant dans mes archives, j’ai découvert, stupéfaite, que c’était aussi la date de création de ‘Né pour impacter’ des années auparavant. Les coïncidences n’existaient pas. C’était un message clair de renaissance, un cycle qui s’achevait pour en commencer un nouveau, sous le même alignement d’étoiles. Le passé n’était pas renié, il était honoré pour donner naissance à la suite.
Cet élan nouveau s’est traduit par un besoin viscéral de simplicité. Je me suis souvenue d’une discussion, neuf mois plus tôt, dans un mastermind. Je disais à d’autres entrepreneurs : ‘Vous savez ce que je veux, en vrai ? Je veux juste allumer la caméra et coacher, parler, transmettre, vibrer. Fini les grosses machines complexes.’ À l’époque, je ne savais pas que je prédisais la fin de mon propre modèle. Je plantais les graines de ma future liberté sans m’en rendre compte. La vie a une drôle de façon de nous faire accoucher de nos désirs les plus profonds, souvent dans un timing et d’une manière que nous n’aurions jamais imaginés.
La naissance de Liberté Indécente
C’est de cette aspiration qu’est né ‘Liberté Indécente’. Un mouvement, un accompagnement qui est l’exact reflet de ma nouvelle identité. Fini les tonnes de vidéos sur des plateformes, fini la complexité. C’est un retour à l’essentiel, un espace pour les entrepreneures qui, comme moi, se sentent multiples, atypiques, sensibles, spirituelles et ambitieuses. Celles qui aiment l’argent mais aussi la joie, la stratégie mais aussi l’intuition. C’est un espace où l’on n’a plus besoin de se mettre dans une case, où l’on peut être toutes les facettes de soi-même. C’est le business que je voulais créer : présent, humain, vivant. Liberté Indécente n’est pas un remplacement de l’Académie, c’est son évolution naturelle, sa prochaine incarnation, alignée avec la femme que je suis aujourd’hui.
Honorer le passé, embrasser l’avenir
Pour honorer tout ce chemin, pour boucler la boucle avec amour et gratitude, nous avons décidé avec mon équipe d’ouvrir une toute dernière fois les portes de l’Académie des entrepreneurs d’impact dans sa forme actuelle. C’est une façon de célébrer ces 8 années, d’offrir une dernière fois cette expérience haute couture, et de dire au revoir à cet enfant magnifique avant de le laisser s’envoler. Ce n’est pas une fin, c’est une transformation. Je laisse l’ancienne peau au sol et j’avance, plus vulnérable, plus libre, plus vraie. Par amour pour moi. C’est ma renaissance après 8 ans, et le chiffre 8, symbole de l’infini, n’a jamais eu autant de sens.
FAQ : Vos questions sur le deuil entrepreneurial et la renaissance identitaire
Qu’est-ce que le ‘deuil entrepreneurial’ et comment le traverser ?
Le deuil entrepreneurial est le processus émotionnel profond que l’on vit lorsqu’on doit mettre fin à un projet, une offre ou même une entreprise dans laquelle on a investi énormément de soi. Ce n’est pas juste une décision stratégique, mais une véritable perte, similaire à un deuil personnel. Pour le traverser, il est crucial de s’autoriser à ressentir toutes les émotions : la tristesse, la colère, la peur, la culpabilité. Il faut accepter que ce n’est pas un échec, mais la fin naturelle d’un cycle. Parler à un thérapeute, à des pairs ou à des amis bienveillants peut aider à mettre des mots sur cette expérience et à se sentir moins seul. C’est un passage nécessaire pour libérer l’énergie et l’espace mental requis pour la renaissance.
‘Je suis en train de vivre un deuil maternel. Alors sur le coup, ça peut paraître drôle… mais je l’ai véritablement vécu dans tout mon être.’
Comment savoir s’il est temps d’arrêter une offre, même si elle est rentable ?
Les signes sont souvent plus émotionnels et physiques que financiers. Le principal indicateur est un décalage grandissant entre qui vous êtes devenu et ce que l’offre représente. Vous pouvez ressentir une lourdeur, un manque d’enthousiasme, voire un épuisement à l’idée de la délivrer. Votre corps peut aussi envoyer des signaux : fatigue chronique, anxiété. La rentabilité ne doit pas être le seul critère. Si une offre vous vide de votre énergie vitale et vous empêche d’évoluer vers ce qui vous appelle, c’est qu’elle est devenue une cage dorée. L’arrêter devient alors un acte de loyauté envers vous-même, essentiel pour votre bien-être et la pérennité de votre parcours entrepreneurial.
‘Cette tension entre ça marche et ça me vide… c’est là que la vie t’invite à tout reconsidérer.’
Comment gérer la ‘peur du gâchis’ quand on a beaucoup investi dans un projet ?
La peur du gâchis, ou le biais des coûts irrécupérables, est un piège mental puissant. Pour la surmonter, il faut changer de perspective. Le temps, l’argent et l’énergie investis ne sont pas ‘gâchés’, ils représentent l’apprentissage et l’expérience qui vous ont amené là où vous êtes aujourd’hui. Ce sont les fondations de votre prochaine étape. La vraie question n’est pas ‘qu’ai-je investi dans le passé ?’ mais ‘où est-ce que je choisis d’investir mon énergie maintenant pour mon futur ?’. Continuer à nourrir un projet qui ne vous correspond plus est le véritable gâchis, car cela vous prive de l’énergie nécessaire pour créer ce qui est vraiment aligné.
‘Tout ce que tu continues à nourrir, c’est autant d’énergie que tu retires à ce qui pourrait véritablement renaître.’
En quoi consiste une ‘mue identitaire’ pour une entrepreneure ?
Une mue identitaire est une transformation profonde de la perception de soi en tant que leader et en tant que personne. Pour moi, c’était passer de l’identité de la ‘combattante’ qui doit prouver, sauver et performer, à une identité qui valorise la légèreté, la simplicité et l’alignement. C’est un processus où l’on abandonne les croyances et les comportements qui nous ont permis de réussir jusqu’à présent, mais qui sont devenus des freins pour notre prochaine étape de croissance. Cela se manifeste par un changement dans la manière de prendre des décisions, de manager, de créer des offres et de communiquer. C’est accepter de ne plus être celle que l’on était pour devenir pleinement celle que l’on est.
‘L’identité que tu portes aujourd’hui ne correspond plus à celle d’avant. Tu n’es plus du tout dans le combat… tu es juste en train de rester loyal à l’ancienne toi.’
Pourquoi les ‘femmes fortes’ ont-elles parfois plus de mal à lâcher prise ?
Les ‘femmes fortes’ ont souvent construit leur succès et leur sécurité sur leur capacité à tenir bon, à endurer et à surmonter les obstacles. Lâcher prise peut être perçu inconsciemment comme un aveu de faiblesse ou un échec. Leur identité est tellement liée à cette force et à cette résilience qu’elles continuent d’avancer même lorsque les signes indiquent qu’il faut s’arrêter. Elles attendent souvent que la situation devienne intenable, que le chaos s’installe, pour s’autoriser à lâcher. C’est parce qu’elles sont moins à l’écoute des signaux faibles que la vie doit leur envoyer des messages plus forts et plus douloureux pour les forcer à changer de direction.
‘Voilà pourquoi les femmes fortes, vous avez toujours cette impression de souffrir plus que les autres, c’est parce que vous n’êtes pas parfois assez à l’écoute des signes qu’on met sur votre route.’
Comment aligner son business sur sa nouvelle identité après une transformation personnelle ?
L’alignement passe par une réévaluation de tous les aspects de l’entreprise à travers le prisme de votre nouvelle identité. Cela commence par redéfinir votre ‘pourquoi’ et votre mission. Ensuite, il faut analyser vos offres : vibrent-elles encore avec vous ? Le modèle d’affaires (comment vous vendez, comment vous délivrez) est-il source de légèreté ou de lourdeur ? Votre communication reflète-t-elle la personne que vous êtes devenue ? Cela demande du courage pour simplifier, élaguer, voire arrêter ce qui n’est plus juste, même si c’est rentable. Le but est de créer un écosystème professionnel qui est une extension naturelle de qui vous êtes, et non une structure à laquelle vous devez vous adapter.
‘J’avais besoin d’échanger avec des entrepreneurs qui étaient encore plus avancés… prêts à accepter d’être multiples, atypiques, de plus vouloir de règles, de plus vouloir de cadre, mais pour moi, pour transmettre, il faut l’incarner.’




