Logo de l'épisode Votre marché est-il trop concurrentiel ? - avec Mike de dragueurdeparis.com du podcast Marketing Mania - Conversations d'entrepreneurs

Votre marché est-il trop concurrentiel ? – avec Mike de dragueurdeparis.com

Épisode diffusé le 12 février 2019 par Marketing Mania

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De l’ingénieur au marketeur : la transformation qui a multiplié les revenus par 8

L’histoire de Mike est de celles qui interpellent. Imaginez recevoir un email qui dit : « De formation ingénieur technique, j’ai appris le marketing en 6 mois, essentiellement grâce à ta formation Le Déclic. » Intriguant, n’est-ce pas ? Surtout quand on apprend les chiffres derrière cette affirmation. Avant d’adopter une véritable mentalité marketing, Mike gagnait environ un tiers de son salaire d’ingénieur avec son site. Aujourd’hui, ce chiffre oscille entre 1,5 et 2,5 fois son salaire mensuel. Un calcul rapide révèle une multiplication des revenus par 5 à 8 en seulement quelques mois.

Cette progression fulgurante n’est pas le fruit du hasard ou d’une recette miracle, mais le résultat d’un profond changement de perspective. C’est l’histoire d’un ingénieur qui a dû désapprendre sa vision du monde, souvent condescendante envers la vente, pour embrasser les principes du marketing. C’est le témoignage réel d’une transition d’un état d’esprit où « si le produit est bon, il devrait se vendre tout seul » à une compréhension fine des mécanismes de la conversion et du positionnement marketing. Nous allons plonger dans les détails de ce qui a changé sur son site, dragueurdeparis.com, pour obtenir de tels résultats sans même augmenter son trafic.

La double vie de Mike : ingénieur aéronautique et coach en séduction

Pour bien comprendre le parcours de Mike, il faut saisir sa dualité. D’un côté, il mène une carrière d’ingénieur chef de projet dans l’aéronautique, un domaine technique et passionnant. Comme il le dit lui-même : « Je fais un travail qui qui me passionne. J’ai la chance de voler régulièrement, tu vois, on peut travailler sur des engins, des machines sur lesquelles tu peux pas travailler quand tu es web marketeur. » Loin de l’image de l’entrepreneur qui cherche à tout prix à quitter son emploi, Mike apprécie son travail principal.

De l’autre côté, il y a sa deuxième casquette : celle de coach en séduction et photographe sur son site, dragueurdeparis.com. Cette activité est née d’une passion. « Au départ, c’était un simple blog tout simplement parce que je faisais partie de ce qu’on appelle la communauté de séduction […] je racontais aux gens mes histoires de drague tout simplement. » Puis, après s’être mis en couple, la question s’est posée : que faire de cette expérience ? C’est ainsi que le blog s’est transformé en une activité de coaching, répondant à une demande de son entourage.

Le plafond de verre : quand la mentalité d’ingénieur devient un frein

Les débuts furent prometteurs, générant quelques centaines d’euros grâce au coaching. Mais rapidement, un obstacle est apparu. Mike explique : « il arrive un moment où tu atteins un plafond, c’est-à-dire que tu arrives à générer quelques centaines d’euros mais il y a un moment tu arrives à un plafond et tu te rends compte que pour passer ce plafond, il va falloir que tu t’intéresses à d’autres choses que ce que tu sais faire. » Cet obstacle n’était pas technique, mais mental. Sa formation d’ingénieur, si utile dans son travail principal, devenait un véritable handicap pour son activité de coach.

Le mythe du « bon produit » et le mépris de la vente

Le premier défi était la vente. Mike se souvient de ses premiers entretiens de coaching : « Au début, qu’est-ce que je faisais ? Bah j’y allais en mode ingénieur. J’arrivais, je disais alors ouais, les coachings il y a ça, il y a machin et tout. » Cette approche consiste à lister les caractéristiques, les fonctionnalités, en pensant que la logique suffit à convaincre. « La mentalité d’ingénieur, c’est pas la mentalité de vendeur. Dans la mentalité d’ingénieur, tu vas un peu lister toutes les fonctionnalités […] Mais en fait l’autre en face, il s’en fout, c’est pas ça qu’il veut. » Cet échec à se connecter aux besoins réels de ses prospects a conduit à de « gros gros échecs ». Il a compris que la première compétence manquante était la vente.

L’obsession des détails techniques au détriment de la stratégie

Le second problème touchait directement son site web. Dépourvu de toute notion marketing, son site était un amoncellement d’éléments sans cohérence. « J’avais des pop up dans tous les sens, des sidebar, des menus un peu partout et cetera. Il y avait pas vraiment de cohérence tout simplement parce que j’étais toujours dans ma mentalité d’ingénieur où je me disais je vais mettre le plus de trucs possible comme ça les gens ils vont être impressionnés. »

Cette approche se manifestait aussi par une obsession pour des optimisations techniques qui n’avaient que peu d’impact sur les résultats. Il raconte avec amusement une discussion avec un partenaire : « Je me rappelle à l’époque j’ai commencé à lui faire des trucs du genre ouais, j’ai réussi à diminuer le temps d’affichage de 2 secondes à 1,2 secondes. J’ai diminué le poids de ma page… Et puis tout de suite il m’a arrêté, il m’a dit ‘Ah non, mais je te le dis c’est pas le poids de ta page qui va t’amener des clients’. » C’était la preuve qu’il se concentrait sur les mauvais indicateurs, une erreur classique pour un profil technique découvrant le marketing.

Le déclic : comment adopter une véritable mentalité marketing

Conscient de ce plafond de verre, Mike a commencé à chercher des solutions. Après avoir écumé Google et lu des articles, il a compris qu’il lui fallait plus que des ajustements ponctuels. « J’avais toujours ce plafond parce que j’avais pas en fait le mental du marketeur, c’est-à-dire la notion de construire un système derrière le site. » C’est cette quête d’une vision d’ensemble qui l’a mené à investir dans sa première formation en ligne, « Le Déclic ».

Le besoin d’un système pour changer de paradigme

La formation a agi comme un catalyseur. « Quand j’ai regardé le contenu de la formation, en fait, c’était exactement ce dont j’avais besoin parce que dedans il y avait tout ce qui me manquait et ce que j’avais beaucoup aimé aussi c’est que justement c’était un tout en un. » C’était la fin du picorage d’informations et le début de la construction d’un système cohérent. Armé de cette nouvelle connaissance, il s’est posé avec une feuille de papier pour redéfinir la stratégie de son site : « OK, qu’est-ce que quel est l’objectif du site ? Qu’est-ce que je veux faire ? »

La règle d’or pour augmenter son taux de conversion : une page, un objectif

L’un des changements les plus fondamentaux a été l’application du principe de clarté. Avant, chaque page essayait de tout faire en même temps. Un article de blog était à la fois un contenu informatif, une page de vente pour le coaching et une incitation à suivre ses réseaux sociaux. Le résultat ? Une confusion pour le visiteur, qui finissait par ne rien faire. La nouvelle approche, souvent appelée la règle d’or des conversions, est simple : « Si tu veux être efficace en matière de conversion sur une page, il faut que la page ait un seul objectif. » En dirigeant toute l’attention du visiteur vers une seule action claire par page, l’efficacité du site a été décuplée.

La stratégie pour multiplier ses revenus sans augmenter son trafic

Le plus impressionnant dans l’histoire de Mike est que cette croissance explosive s’est faite à trafic constant. « Mon nombre de visiteurs uniques à l’époque, il a pas changé. J’étais toujours à l’époque à 150-200 visiteurs uniques par jour […] Par contre, comme j’ai changé la méthode de conversion derrière, et ben les autres métriques, c’est-à-dire chiffre d’affaires notamment, ont complètement changé. » Cela prouve que l’acquisition de trafic n’est qu’une partie de l’équation. Le véritable levier de croissance se situait dans l’optimisation de ce trafic existant.

La séparation cruciale entre acquisition et vente

Le facteur numéro un de ce changement a été une réflexion stratégique sur le rôle de chaque page. Mike l’explique très clairement : « Le facteur numéro 1 justement de changement, c’est de dire OK, cet article, cette page, ça va être de l’acquisition. Ça, ça va être de la vente, de séparer clairement les deux. » Concrètement, cela signifie mettre en place un tunnel de vente. Les articles de blog sont optimisés pour attirer des visiteurs (acquisition), puis leur objectif unique est de faire passer le prospect à l’étape suivante, par exemple s’inscrire à une liste email ou consulter une page de vente. Les pages de vente, quant à elles, sont entièrement dédiées à la conversion, sans distractions.

Les résultats : de 1/3 à 2,5 fois un salaire d’ingénieur

La mise en place de ce système a eu des effets immédiats et spectaculaires. En se concentrant sur la conversion et en appliquant cette nouvelle mentalité marketing, Mike a transformé un trafic modeste (entre 300 et 400 visiteurs uniques par jour aujourd’hui) en une source de revenus très confortable, dépassant largement son salaire d’ingénieur. « Aujourd’hui, selon les mois, je suis entre une fois et demi et deux fois et demi mon salaire d’ingénieur d’aujourd’hui. » C’est la démonstration parfaite que la qualité du trafic et l’efficacité du système de vente priment sur la quantité brute de visiteurs.

Se démarquer dans un marché concurrentiel

L’autre leçon majeure de ce parcours est la capacité à s’imposer dans un marché concurrentiel, voire saturé. Le domaine de la séduction a été l’un des premiers à se développer sur internet, avec des acteurs établis de longue date. Arriver tardivement, comme l’a fait Mike il y a un an et demi, semblait être un défi insurmontable.

Pourtant, il a réussi à trouver sa place. Comment ? En adoptant un positionnement marketing très spécifique. En comprenant comment quelqu’un comme Mike a pu créer un revenu intéressant sur un marché « complètement bouché » de l’extérieur, on réalise que les opportunités sont bien plus nombreuses qu’on ne le pense, même dans des thématiques populaires comme le yoga, la méditation ou le sport. « Si ça fonctionne, ça attire de la concurrence, mais ça veut aussi dire qu’il y a une ébullition, il y a un truc qui se passe et il y a une opportunité de vous prendre une petite tranche de ce marché en ayant un positionnement qui est intéressant. » C’est cette réflexion sur le positionnement, au cœur de sa transformation, qui lui a permis de transformer un projet passion en une réussite financière.

Foire aux questions

Comment un ingénieur peut-il apprendre le marketing ?

Un ingénieur peut apprendre le marketing en réalisant que les compétences techniques seules ne suffisent pas et en cherchant activement à acquérir des compétences en vente et en marketing. L’idéal est de suivre une formation structurée qui offre un système complet plutôt que de piocher des informations éparses.

« Je me suis rendu compte aussi que c’est pas en passant des heures sur YouTube à regarder des vidéos à droite à gauche que j’allais passer ce plafond de verre. Et […] sur ta liste email, tu lançais justement ta formation le déclic et quand j’ai regardé le contenu de la formation, en fait, c’était exactement ce dont j’avais besoin. »

Est-il possible d’augmenter ses revenus sans augmenter son trafic ?

Oui, c’est tout à fait possible et c’est même l’une des stratégies les plus efficaces. En se concentrant sur l’optimisation des taux de conversion, c’est-à-dire en améliorant l’efficacité de chaque page du site, on peut démultiplier son chiffre d’affaires avec le même nombre de visiteurs.

« Mon nombre de visiteurs uniques n’a pas changé. Par contre, comme j’ai changé la méthode de conversion derrière, et ben les les autres métriques, c’est-à-dire chiffre d’affaires notamment ont complètement complètement changé à partir de là. »

Pourquoi un bon produit ne se vend-il pas toujours tout seul ?

Un bon produit ne se vend pas tout seul car les clients n’achètent pas des fonctionnalités, mais des solutions à leurs problèmes et des transformations. Une mentalité purement technique (ingénieur) se concentre sur les caractéristiques du produit, tandis qu’une mentalité marketing se concentre sur la communication de la valeur et la persuasion.

« Pour beaucoup d’ingénieurs et il en faisait partie, on peut avoir une vision assez condescendante du marketing en se disant que si le produit est bon, et ben il devrait se vendre tout seul. »

Quelle est la principale différence entre une mentalité d’ingénieur et une mentalité marketing ?

La mentalité d’ingénieur se focalise sur les caractéristiques, la logique et les détails techniques du produit (‘quoi’ et ‘comment’). La mentalité marketing se concentre sur le client, ses besoins, ses émotions et la manière de lui faire percevoir la valeur de la solution (‘pourquoi’ et ‘pour qui’).

« La mentalité d’ingénieur, c’est pas la mentalité de vendeur. Dans la mentalité d’ingénieur, tu vas un peu lister toutes les fonctionnalités […] Mais en fait l’autre en face, il s’en fout, c’est pas ça qu’il veut. »

Comment se différencier dans un marché très concurrentiel ?

Pour se différencier dans un marché concurrentiel, il est essentiel de trouver un angle spécifique et un positionnement marketing unique. Plutôt que de s’adresser à tout le monde, il faut viser une niche précise et communiquer un message qui résonne particulièrement avec cette audience.

« Si vous êtes quelqu’un qui est malin et qui réfléchit en terme de positionnement notamment pour pouvoir trouver le bon angle pour rentrer dans le marché, vous allez pouvoir vous faire une place. Et vous allez voir que Mike qui arrivait ultra tard dans ce marché […] il a trouvé cet angle bien spécifique. »

Qu’est-ce que la « règle d’or des conversions » pour un site web ?

La « règle d’or des conversions » stipule que chaque page d’un site web doit avoir un seul et unique objectif. Si une page tente d’accomplir plusieurs actions (vendre, obtenir un like, rediriger vers un autre article), elle perd en efficacité car le visiteur est confus et ne passe pas à l’action.

« C’est un truc que moi j’appelle la règle d’or des conversions, c’est-à-dire que si tu veux être efficace en matière de conversion sur une page, il faut que la page ait un seul objectif. »

Pourquoi est-il important de séparer les pages d’acquisition des pages de vente ?

Il est crucial de les séparer pour créer un parcours client clair et efficace (un tunnel de vente). Les pages d’acquisition ont pour objectif d’attirer et de qualifier le trafic, tandis que les pages de vente ont pour unique objectif de convertir ce trafic qualifié en clients. Mélanger les deux dilue le message et réduit les conversions.

« Le facteur numéro 1 justement de changement, c’est de dire OK, cet article, cette page, ça va être de l’acquisition. Ça, ça va être de la vente, de séparer clairement les deux. »

Quel a été le déclencheur du succès pour le site Dragueur de Paris ?

Le déclencheur a été la décision d’investir dans une formation pour acquérir une vision systémique du marketing. Ce changement de paradigme, passant d’ajustements techniques à une réflexion stratégique sur la conversion et le positionnement, a permis de briser le plafond de verre et de démultiplier les résultats.

« Le avant après en fait, il se résume au jour où j’ai acheté ma première formation tout simplement. […] Et à partir de là, le site il a radicalement changé, il a complètement changé de de forme autant autant dans le fond que la forme. »


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