Logo de l'épisode FAQ #9 : Les coachs imposteurs ; collaborations YouTube ; comment lire beaucoup du podcast Marketing Mania - Conversations d'entrepreneurs

FAQ #9 : Les coachs imposteurs ; collaborations YouTube ; comment lire beaucoup

Épisode diffusé le 13 juillet 2021 par Marketing Mania

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Faut-il être irréprochable pour devenir coach ? Le syndrome de l’imposteur décrypté

Bienvenue dans ce nouvel épisode FAQ de Marketing Mania. Aujourd’hui, nous allons aborder plusieurs de vos questions, à commencer par une interrogation qui touche beaucoup d’entrepreneurs et de coachs en devenir : faut-il être irréprochable pour être coach ? Cette question, posée par Anthony, met en lumière un cas classique de ce qu’on appelle le syndrome de l’imposteur, mélangé à une bonne dose de perfectionnisme.

Anthony se demande : « si tu es coach en séduction, et bien si j’étais célibataire par exemple, ça collerait pas ou bien si j’étais pas un mari parfait […] ça collerait pas non plus. Tout comme si en coach de vie, si j’avais pas un mode de vie irréprochable, pour moi ça n’irait pas. J’aurais vraiment l’impression en fait, tu vois de vendre de la poudre aux yeux aux gens. »

C’est une crainte légitime, mais qui repose sur une prémisse erronée. L’idée de se dire « je ne suis pas parfait donc je ne peux rien faire » est le meilleur moyen de ne jamais rien faire. La réalité, c’est que personne n’est parfait, et personne n’est irréprochable.

Le mythe de la perfection : pourquoi personne n’est irréprochable

Pour mieux comprendre, utilisons quelques analogies. Si vous consultez un médecin pour une maladie, cela ne signifie pas que ce médecin est immortel. Il a des connaissances spécifiques pour vous aider sur un problème donné, mais il n’est pas parfait. Lui-même peut tomber malade et mourir. De la même manière, le coach d’un athlète aux Jeux Olympiques n’est généralement pas capable de décrocher lui-même la médaille d’or. Il n’a pas besoin d’être le meilleur nageur au monde pour coacher un champion de natation. Il peut même coacher quelqu’un qui est déjà meilleur que lui ! Le numéro un mondial a un coach, demandez-vous pourquoi.

Cette quête de perfection est un mauvais cadre de réflexion. Aujourd’hui, je vends des formations en marketing. Est-ce que mon marketing est parfait ? Non. Suis-je le meilleur entrepreneur du monde ? Absolument pas. Je fais constamment des erreurs, je découvre de nouvelles techniques, je change d’avis sur des sujets sur lesquels je pensais avoir raison. Se dire qu’il faut être une sorte de réincarnation divine pour pouvoir aider les autres n’a aucun sens.

Le bon référentiel : aider les autres plutôt que de se focaliser sur sa propre perfection

Le vrai changement de perspective consiste à arrêter de se poser des questions autocentrées comme « Suis-je parfait ? Ai-je des défauts ? ». La réponse sera toujours non, tu n’es pas parfait, et oui, tu as des défauts. La seule question qui compte vraiment est celle que se pose votre client potentiel : « Est-ce que cette personne peut m’aider avec mon problème ? »

Cela change tout. Je suis loin d’être le meilleur entrepreneur du monde. Ce titre revient peut-être à Jeff Bezos ou Elon Musk. Si votre objectif est de bâtir une entreprise de 100 milliards de dollars et de coloniser Mars, il ne faut pas venir voir Marketing Mania. Je n’ai pas les compétences pour vous aider à ce niveau.

Cependant, la plupart des gens qui me suivent ne veulent pas créer le prochain SpaceX. Ils veulent générer entre 5000 et 20 000 € par mois sur internet, vivre où ils veulent et travailler sur un projet qui les passionne. Et pour cet objectif précis, j’ai largement les compétences pour les aider, car c’est un chemin que j’ai parcouru et que j’ai aidé de nombreuses personnes à parcourir. Ironiquement, sur ce sujet, Jeff Bezos serait un bien pire coach que moi. Il vous dirait de tout risquer, de déménager à San Francisco et de travailler 12 heures par jour. Il n’aurait aucune idée de comment vous aider à trouver vos premiers clients ou à vendre une formation en ligne.

Mon expérience de coach en séduction : de la timidité à l’expertise ciblée

Pour revenir à l’exemple d’Anthony, mon parcours dans la séduction illustre parfaitement ce point. Je n’ai jamais été un « coach de terrain ». Je ne voulais pas être limité géographiquement et je ne pensais pas que c’était là que j’apportais le plus de valeur. Mon produit principal était une formation en ligne appelée « Le Plan d’Action », conçue pour aider les hommes extrêmement timides à surmonter leur peur de l’approche.

Ma qualification pour créer cette formation n’était pas d’être le plus grand séducteur du monde. Ma qualification, c’est que j’avais été cette personne extrêmement timide. À 17 ans, j’étais incapable de tenir une conversation avec un inconnu. J’ai fait une énorme progression en quelques années. Est-ce que j’étais devenu le meilleur au monde ? Non. Mais si vous étiez un homme paralysé par la peur à l’idée de parler à une fille qui vous plaît, je pouvais vous aider. Je comprenais votre problème intimement.

Le coach dont vous avez besoin n’est pas George Clooney, qui ne pourrait même pas conceptualiser votre problème. Le coach dont vous avez besoin, c’est quelqu’un qui est passé par là où vous êtes et qui a trouvé une solution. C’est ça qui crée la connexion et la crédibilité.

La loi d’expansion du gourou : connaître les limites de ses compétences

Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’on peut être nul et coacher les gens. Il faut avoir des compétences et des solutions réelles. Surtout, il faut connaître ses limites. J’appelle ça la « loi d’expansion du gourou » : quand les gens vous voient comme une autorité dans un domaine, ils ont tendance à penser que vous êtes expert dans tous les domaines adjacents.

À l’époque, des hommes de 40 ou 50 ans venaient me demander comment sauver leur mariage. J’avais 21 ans ! Je leur disais très honnêtement que je n’avais aucune compétence sur ce sujet. Aujourd’hui encore, on me pose des questions sur des stratégies marketing que je ne maîtrise pas, comme les groupes Facebook. Quand c’est le cas, je suis transparent. D’ailleurs, dans mon business de séduction, j’ai engagé un autre coach, bien plus expérimenté sur le terrain, pour créer des formations sur des sujets que je ne maîtrisais pas, comme la sexualité ou la vie de couple.

L’effet miroir : pourquoi vos failles sont votre plus grande force

Anthony a utilisé le terme « poudre aux yeux », ce qui suppose qu’il faut faire semblant d’être parfait pour vendre. C’est tout le contraire. Prétendre être parfait n’est pas crédible. Ce qui est crédible, c’est ce que j’appelle en copywriting « l’effet miroir » : la capacité à décrire la situation de votre client si précisément qu’il a l’impression de se regarder dans un miroir. Vous y parvenez parce que vous avez vécu cette situation.

Un coach qui n’a jamais eu peur, qui a toujours été confiant, ne peut pas vous aider à surmonter la peur. C’est comme demander à quelqu’un de vous apprendre à marcher : « Bah, tu mets un pied devant l’autre ». Il ne peut pas décomposer le processus. Le meilleur coach est celui qui a vécu la transformation. Si dans mon contenu, j’expliquais que je suis un génie et que tout ce que je fais réussit, personne ne pourrait s’identifier. C’est parce que je partage mes problèmes et les techniques que j’utilise pour les résoudre que mes conseils ont de la valeur pour vous.

En résumé, ne vous demandez pas si vous êtes parfait. Demandez-vous : quel problème spécifique puis-je aider les gens à résoudre ? Mes clients en séduction ne voulaient pas devenir George Clooney. Ils voulaient juste trouver le courage de proposer un verre à une fille. Et sur ce point précis, je pouvais vraiment les aider.

Comment créer un appel à l’action qui semble naturel et efficace ?

La deuxième question nous vient de Ferass, qui demande comment faire un appel à l’action (CTA) vers une formation gratuite ou un canal Telegram sans que cela paraisse forcé, tout en restant efficace. Il y a deux éléments clés pour rendre un CTA plus naturel.

L’importance du format : intégrer le CTA au bon endroit

Le premier levier est le format de votre contenu. Certains emplacements sont naturellement dédiés aux appels à l’action. Sur YouTube, par exemple, tout le monde s’attend à ce que le créateur dise à la fin de la vidéo : « Abonnez-vous, laissez un like, un commentaire ». C’est donc un endroit tout à fait naturel pour ajouter votre propre CTA, comme « Téléchargez mon guide PDF gratuit en lien dans la description ».

De même, en bas d’un article de blog, il est courant et accepté de trouver un encart proposant de s’inscrire à une newsletter ou de télécharger une ressource. En plaçant votre CTA à ces endroits attendus, il s’intègre sans friction. On peut aussi s’inspirer des pauses publicitaires des sponsors, souvent placées au milieu d’une vidéo. Vous pouvez créer une petite interruption pour parler de votre propre produit, de manière assumée. Les gens comprennent le format, c’est une « pause pub » pour votre propre offre.

Le bonus spécifique : lier l’appel à l’action au contenu

La technique ultime pour un CTA naturel est de le lier directement au sujet que vous venez de traiter. C’est ce qu’on appelle un « bonus spécifique ». Si vous faites une vidéo sur la publicité Facebook, votre appel à l’action sera infiniment plus pertinent si vous proposez de « télécharger la checklist ultime pour vos campagnes Facebook ». Le bonus est perçu comme la continuité directe du contenu que les gens viennent de consommer.

Je le fais souvent sur le podcast. Après une interview avec un YouTubeur qui a bâti une audience, je vais naturellement promouvoir ma formation « Construisez une audience qui achète ». Je crée un pont logique. Par exemple, après l’épisode avec Le Précepteur, qui expliquait qu’il fallait 100 000 à 150 000 abonnés pour vivre de la publicité, j’ai fait le lien : « Vous n’avez peut-être pas une niche assez grande pour atteindre ce chiffre, mais vous voulez quand même en vivre avec 5000 ou 10 000 abonnés ? Pour ça, il faut vendre des produits. J’ai justement une formation gratuite qui vous explique comment faire… »

En réfléchissant à la transition, on peut toujours trouver un lien. L’objectif n’est pas de rendre le CTA 100% invisible, car il doit quand même inciter à une action et donc créer une légère rupture. Mais il doit être perçu comme une étape logique, une continuation de la valeur que vous venez d’apporter.

Comment choisir ses collaborations sur YouTube avec 1000 abonnés ?

Enfin, une question de Lucie, qui se trouve à la tête d’une petite chaîne YouTube d’environ 1000 abonnés. Elle a entendu que les collaborations étaient un excellent moyen de faire décoller sa chaîne et se demande comment choisir les bonnes personnes avec qui collaborer à ce stade. C’est un excellent point qui mérite une réflexion stratégique pour optimiser ses efforts quand on débute.


FAQ : Vos questions sur le coaching et le marketing de contenu

Puis-je devenir coach si je ne suis pas parfait dans mon domaine ?

Oui, absolument. Le but n’est pas d’être parfait, mais d’être en mesure d’aider vos clients à résoudre un problème spécifique que vous avez vous-même surmonté. Votre expérience de la transformation est plus précieuse que la perfection.

La question que les gens se posent c’est est-ce que ils ont un besoin avec lequel tu peux les aider. Et là d’un coup ça devient très différent puisque […] tu n’as pas besoin d’être parfait en médecine si tu es un médecin pour apporter des conseils à quelqu’un qui a la grippe.

Stan Leloup, Marketing Mania

Comment le syndrome de l’imposteur affecte-t-il les coachs ?

Il crée une peur de ne pas être légitime, basée sur l’idée fausse qu’il faut être irréprochable pour aider les autres. Ce perfectionnisme paralyse et empêche de se lancer, alors que l’on pourrait déjà apporter de la valeur.

Ici dans la question d’Anthony, on a un cas classique, c’est le syndrome de l’imposteur et c’est le perfectionnisme. C’est l’idée de se dire je suis pas parfait donc je ne peux rien faire. Le problème c’est que si on se dit je ne suis pas parfait donc je peux pas faire les choses, on ne fait jamais rien.

Stan Leloup, Marketing Mania

Un coach doit-il être meilleur que ses clients ?

Non, pas nécessairement. Le coach d’un athlète olympique n’est pas meilleur que lui. Le rôle du coach est d’apporter une perspective extérieure, des outils et un cadre pour aider son client à progresser, même s’il est déjà très compétent.

Quelqu’un qui va être le coach d’un athlète aux Jeux Olympiques serait pas lui-même capable de décrocher la médaille d’or. […] Et même et c’est une subtilité, il peut coacher quelqu’un qui est déjà meilleur que lui en natation.

Stan Leloup, Marketing Mania

Comment se sentir légitime pour vendre du coaching ?

La légitimité vient de votre capacité à résoudre un problème pour une audience définie. Concentrez-vous sur les personnes que vous pouvez réellement aider, celles qui sont quelques étapes derrière vous, plutôt que de vous comparer aux meilleurs experts mondiaux.

Ce que veulent la plupart des gens qui suivent Marketing Mania, c’est pas faire le prochain SpaceX. Ils veulent faire, on va dire, entre 5000 et 20000 € par mois sur internet. […] Et là tout d’un coup dans ce cadre là, j’ai largement les compétences pour les aider.

Stan Leloup, Marketing Mania

Qu’est-ce que l’effet miroir en marketing ?

L’effet miroir est une technique de copywriting qui consiste à décrire la situation, les peurs et les frustrations d’un prospect avec une telle précision qu’il se sent parfaitement compris. Cela crée une connexion forte et une grande crédibilité.

L’effet miroir c’est la capacité à pouvoir décrire la situation d’une personne comme si elle était en train de se regarder dans un miroir. […] Et comment est-ce que tu as obtenu cet effet miroir ? Tu l’as obtenu […] en ayant toi vécu cette situation.

Stan Leloup, Marketing Mania

Comment intégrer un appel à l’action sans paraître forcé ?

Pour qu’un appel à l’action (CTA) soit naturel, il doit être perçu comme une suite logique du contenu. Proposez une ressource complémentaire (bonus spécifique) directement liée au sujet abordé, ce qui le rend utile plutôt que promotionnel.

La technique ultime, c’est de faire ce qu’on appelle un bonus spécifique. […] Tu vas dire ‘Voilà vous avez fini ma vidéo sur la pub Facebook, maintenant allez télécharger ma checklist sur la pub Facebook.’ Donc tu as quelque chose qui est extrêmement naturel et extrêmement direct.

Stan Leloup, Marketing Mania

Où placer un appel à l’action dans une vidéo YouTube ?

L’emplacement le plus naturel et le plus courant pour un appel à l’action sur YouTube est à la fin de la vidéo. C’est un moment où l’audience s’attend à recevoir des instructions sur la suite (s’abonner, liker, ou télécharger une ressource).

Sur YouTube par exemple, c’est en fin de vidéo. On a l’habitude sur YouTube d’avoir des youtubeurs qui vont nous dire bah tenez abonnez-vous à la vidéo […]. C’est un endroit naturel là pour avoir un appel à l’action.

Stan Leloup, Marketing Mania

Pourquoi l’authenticité est-elle plus efficace que la perfection ?

L’authenticité, qui inclut le partage de ses propres luttes et erreurs, permet à l’audience de s’identifier. Un coach qui a surmonté les mêmes problèmes est plus crédible et inspirant qu’un expert qui semble n’avoir jamais rencontré de difficultés.

Un coach qui a vécu ce problème qui le vit encore aujourd’hui mais qui a quelques techniques qui lui permettent de surmonter ce problème […] C’est ça que tu cherches. Dans le domaine de la séduction, tu cherches pas une personne qui n’a jamais eu peur.

Stan Leloup, Marketing Mania


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